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Édition du Mar 17 nov. 2009

 

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« Dans la peau du malfrat »

 

Alex Nkembe se frotte ce soir à Sean Marshall, troisième scoreur de Pro A. Ce duel de costauds devrait faire des étincelles.

Alex Nkembe, c'est d'abord une carte de visite, un CV qui mentionne six saisons professionnelles et en fait le plus expérimenté des joueurs de Souffel. Coéquipier de Luc Mbah a Moute, l'ailier-fort des Milwaukee Bucks (NBA), en sélection du Cameroun, l'ailier du BCS a frayé avec le haut niveau. Un atout à l'heure de recevoir Dijon. « Je sais à quoi m'attendre, je ne serai pas surpris », soutient l'intéressé.
Alex Nkembe, c'est aussi un physique. 1,97 m, pas loin de 100 kg, le joueur formé à Levallois, meilleur marqueur espoir au côté de Michel Morandais, est comme taillé dans le roc. Son gabarit est presque surdimensionné pour la Nationale 2. « A mon poste, dans notre division, je suis obligé d'être sur la retenue, sinon je prends cinq fautes en deux minutes », sourit le jovial char d'assaut.
Ce soir, le globe-trotter - Souffel est son onzième club en douze ans - va enfin pouvoir lâcher le frein à main. A cette seule pensée, il est heureux « comme un gosse ». « Je vais pouvoir y aller à fond sur tous les impacts, sans avoir peur que le mec d'en face se blesse, ajoute, rigolard, cette force de la nature. C'est à travers l'intensité que je trouve mon rythme ».
Dans quelques heures, le colosse, passé par... Dijon il y a dix ans, va croiser le pistolero Sean Marshall. Il se frotte les mains. « Je suis super heureux de me mesurer à un joueur pareil. C'est la classe ! ». MVP du mois d'octobre en Pro A, l'ailier de la JDA émarge au troisième rang des marqueurs du championnat (19,8 points de moyenne). « J'ai vu ses highlights. C'est un joueur complet, explosif, vraiment un excellent poste trois. »

« Lui rentrer dedans »
 

En dépit du pedigree de l'adversaire, Alex Nkembe n'est pas disposé à faire de la figuration. « Mon objectif, c'est de lui rentrer dedans, tant offensivement que défensivement », lance le MVP de Bercy en mai dernier. A 30 ans, le n°5 de Souffel, qui a décliné plusieurs propositions cet été pour poursuivre l'aventure en Alsace, entend aussi montrer qu'il est « encore capable d'être cohérent contre un joueur comme ça ».
Pour éteindre le « shérif » bourguignon, Alex Nkembe a prévu de se glisser « dans la peau du malfrat », « le gars qui pourrit la vie ». Un Sean Marshall à dix points et cinq balles perdues ? « Je signe tout de suite, s'esclaffe l'Hercule bas-rhinois. Par contre, s'il met quarante-cinq points, prend quinze rebonds et donne dix passes, ce serait dur à vivre ». Le combat peut commencer.

R. Sch.

 

Édition du Mar 17 nov. 2009

 

L'immense défi

 

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Stéphane Éberlin s'est hissé sur la table de marque pour hurler sa joie. « Il y avait Schirrhein, il y a désormais Souffel ! », lâche le coach bas-rhinois, au bord de l'extinction de voix. Au centre du parquet, ses hommes n'en finissent pas de sauter dans tous les sens, de se congratuler. Seb Kancel et ses coéquipiers peuvent communier avec leurs supporters. L'instant est fantastique, inoubliable.

 

« Ce succès, on l'a acquis à la régulière, sans avoir peur »
 

Il n'y a sans doute pas de superlatifs assez forts pour décrire l'incroyable performance des basketteurs bas-rhinois. « C'est indescriptible, inimaginable, lance Jérémy Tschamber, ivre de bonheur. Je nous donnais un pour cent de chance. C'est le pour cent qui nous a porté bonheur ». Hier soir, le BCS a éliminé la JDA Dijon, taulier de l'élite française, et décroché la lune ou quelque chose comme ça.
Les protégés de Stéphane Éberlin ont fait fi d'un rapport de forces foncièrement déséquilibré pour écrire, sans conteste, la plus belle page de l'histoire du club. « On ne l'a pas volé. Ce succès, on l'a acquis à la régulière, sans avoir peur », lance Seb Kancel, capitaine exemplaire.
La vaillance et la pugnacité étaient des valeurs alsaciennes ce mardi. « C'est énorme ! Notre état d'esprit nous a transcendés », jubile Tony Traineau, meilleur rebondeur (12 prises) de cette folle soirée. « C'est le coeur qui a fait la différence, c'est peut-être poétique de dire ça, mais c'est le cas », renchérit Alex Nkembe.
Les murs du Gymnase des Sept-Arpents résonneront sans doute encore longtemps de cet invraisemblable pied de nez à la logique sportive. Comme ils ont résonné à la fin du troisième quart-temps. Il reste 2'14" à jouer dans cet avant-dernier acte et Jérémy Tschamber convertit ses deux lancers-francs après une faute de Ramel Bradley.
Le BCS vient de prendre pour la première fois les commandes (59-58) et le peuple souffelois se met à rêver. « Si on était dans le coup dans le quatrième quart-temps, tout devenait possible », confie Romain Appel.

 

Le droit de célébrer ce succès jusqu'à plus soif

 

A égalité à l'entame du money time après une réussite de Tony Traineau (74-74), les amateurs de Nationale 2 jouent les yeux dans les yeux avec les professionnels. A l'image de Tony Traineau, encore, qui bâche sans vergogne Abdou M'Baye.
Alex Nkembe, en déséquilibre, puis Fred Broliron, d'un shoot arc-en-ciel, offrent cinq longueurs d'avance aux Alsaciens. Seb Kancel et Jérôme Velten, sur la ligne de réparation, font fructifier cette avance (83-74, 38e) dans une ambiance de kermesse. Limité à un seul rebond offensif ( !) durant ce match et à 31 points après la pause, Dijon déjoue, ne trouve plus la mire. L'improbable exploit devient chaque seconde un peu plus palpable.
Tony Traineau redescend Bradford, puis M'Baye sur terre. Les Alsaciens tiennent leur coup d'éclat (88-78) ! Au prochain tour, Sanko Camara et ses potes recevront Nanterre (Pro B), victorieux de Châlons-en-Champagne (57-62). Pour l'heure, ils ont largement gagné le droit de célébrer ce succès jusqu'à plus soif.

Régis Schneider

 

Florent a bouclé la boucle

 

Florent Éléléara (à gauche face au Dijonnais Xane D'Almeida) a repris du service face à la JDA.

 

Il s'entraîne en toute discrétion avec Souffel depuis la rentrée. Juste pour le plaisir. Jeune retraité des parquets pros, Florent Éléléara a renoué avec son proche passé hier soir face à Dijon. Et il a été l'un des acteurs majeurs de cette soirée d'anthologie.

 

 

 

 

Il n'était évidemment pas prévu qu'il joue autant (plus de 21'). Les trois fautes de Jérémy Tschamber après un quart d'heure, en ont décidé autrement. Florent Éléléara a surtout inscrit trois paniers primés terriblement importants en seconde période, dont deux dès la reprise. « C'est magnifique, je suis super content pour les mecs », glisse l'un des héros de cette soirée exceptionnelle.
Douze points, 17 d'évaluation : le meneur souffelois a contribué à faire pencher la balance du bon côté en ce mardi magique.

Reconversion

Cet été, au sortir d'une deuxième saison mi-figue, mi-raisin à Boulazac, qui l'a d'abord vu ne pas entrer dans les plans du nouveau coach, Philippe Ruivet, avant de retrouver du temps de jeu et une place de titulaire, Florent Éléléara a décidé de tourner la page du basket pro, après douze années à écumer les parquets de Pro A et Pro B.
Formé au Centre fédéral, médaillé d'argent au championnat d'Europe juniors en 1996, l'ancien meneur du FC Mulhouse, entre 2002 et 2004, a tiré un trait sur une carrière qui l'a aussi conduit à Châlons-en-Champagne, Beauvais ou Besançon. Il ne le regrette pas. « Je m'aperçois désormais à quel point j'ai pu être dans une bulle, dans un monde à part. Depuis que j'ai arrêté, j'ai l'impression de vivre quelque chose de nouveau, de vivre tout simplement. »
Son amie ayant décroché un emploi à Kehl, le natif de La Réunion s'est établi à Strasbourg pour y achever son cursus estudiantin. Siégeant au comité directeur du syndicat des joueurs, il ne connaît que trop l'importance d'une reconversion réussie. « Si on s'y prépare, ça ne peut que bien se passer. Si on la subit, ça peut être dur. On a traité des cas assez douloureux de joueurs qui ont mal négocié ou mal vécu ce virage et se sont retrouvés dans des situations parfois précaires. »
A l'Université de Strasbourg, Florent Éléléara, par ailleurs titulaire du tronc commun du Brevet d'État 2, termine un Master Staps en « entraînement, préparation physique et management de sportifs ».

Une licence la veille

Et pour garder la forme, le jeune retraité s'est rapproché du BCS. « Il y a plein de mecs de ma génération. Et puis, je connaissais Jérémy (Tschamber) et Alex (Nkembe) », confie celui qui avait aussi croisé le fer avec... Stéphane Éberlin en espoirs.
Deux fois par semaine, trois lorsque son emploi du temps le lui permet, Florent Éléléara s'entraîne avec le club souffelois. Juste « pour le plaisir », sans rien exiger en retour, sans rien imposer non plus. « J'estime que je n'ai rien à dire, confie l'homme aux dreadlocks. Le groupe était constitué et a vécu quelque chose de bien l'an dernier. Je n'ai pas envie de perturber ça. Si on me le demande, j'essaie d'apporter un peu de mon expérience, mais à l'entraînement, je suis dans la peau d'un espoir... ».
A l'invitation de son coach, Florent Éléléara a accepté d'apparaître sur la feuille de match en Coupe, mais aussi en championnat si l'un de ses coéquipiers vient à manquer. Ce fut le cas à la mi-octobre, à Gries où il a compensé numériquement l'absence de Tony Traineau. « Je ne m'y attendais pas, sourit le porteur très occasionnel du n°15. Ma licence avait d'ailleurs été faite le jour d'avant seulement ».

Dijon, le club des débuts

Avec à peine neuf entraînements dans les jambes, la singulière recrue a donné une dizaine de minutes lors du derby. « Je me suis trouvé catastrophique. Sur le premier shoot, j'ai fait un air-ball ». Aucune voix ne s'est élevée pour lui en faire le reproche. « Ça fait du bien. En pro, tu es jugé sans arrêt. Là, personne ne m'a dit quoi que ce soit. Ça faisait longtemps que cela ne m'était plus arrivé... »
Hier soir, comme un symbole, Florent Éléléara a remis le maillot pour la réception de Dijon, le club qui l'a vu faire ses débuts professionnels en 1997. Ce mardi, il a sans doute un peu plus bouclé la boucle.

R. Sch.

 

L'autre Marschall

 

HOMONYMIE. - Sean Marshall, la gâchette dijonnaise, est l'une des attractions de ce début de championnat. Quelques heures avant la rencontre, Gilbert Mittelhaeuser, le président du BCS, faisait remarquer que Souffel a aussi eu son... Marschall. Gilbert Marschall, un ailier également, a fait les belles heures du club au milieu des années 70. Joueur au caractère bien trempé - « Il buvait cinq ou six cafés avant les matches », se souvient le « prési » -, aussi hargneux sur un terrain qu'il pouvait être charmant en dehors, ce Souffelois pur jus, passé également par l'ASS (NM1), a notamment permis au club de se hisser en NM3 à l'issue de la saison 1975/76. Avec les anciens de Souffelweyersheim, Gilbert Marschall a aussi été sacré... 14 fois d'affilée champion d'Alsace. Ce colombophile renommé est décédé en 2006, à l'âge de 59 ans.
TAP-TAP. - Quelque 200 « Tap-tap » rouge et blanc avaient été distribués aux supporters bas-rhinois hier soir au gymnase des Sept-Arpents. Le BCS avait commandé 600 de ces « bâtons applaudisseurs » (sic) pour la finale - victorieuse - du Trophée Coupe de France en mai à Bercy. Les exemplaires qui n'avaient pas servis à l'époque ont été ressortis du stock pour la réception de la JDA.
PRÉCÉDENT. - Souffel avait déjà disputé un 32e de finale. C'était en 1966 et les Bas-Rhinois avaient affronté l'Étoile de Charleville, champion de France en titre, une équipe qui comptait dans ses rangs plusieurs internationaux (Beugnot, Perniceri, Le Goff...). Les Alsaciens avaient concédé une défaite honorable (61-50). Gilbert Mittelhaeuser, l'actuel président, avait terminé meilleur marqueur du match, avec 31 points contre 26 à Jean-Paul Beugnot.
ESPIONS. - David Simon, Ben Mc Cauley et Terrel Harris ont été des spectateurs attentifs de la rencontre. La SIG croisera la route de la JDA au Rhenus le 5 décembre.

 

BCS 88 Dijon 78

 

Gymnase des Sept-Arpents. Un millier de spectateurs. Arbitres : MM. Alouahabi et Eseceli. Quart-temps : 18-25, 22-22 (mi-temps : 40-47), 20-16 (60-63), 28-15 (88-78).
BCS : 26 paniers sur 64 tirs (41 %), dont 12 sur 26 à trois points (46 %), 24 LF sur 31 (77 %), 32 rebonds (Traineau 12) dont 11 offensifs, 13 passes décisives (Éléléara 5), 4 interceptions, 9 balles perdues, 18 fautes. Tschamber 9, Broliron 13, Nkembe 15, Camara 5, Kancel 18, puis Éléléara 12, Velten 2, Appel 8, Alingue, Traineau 6, Geoffroy.
DIJON : 27 paniers sur 53 tirs (51 %), dont 11 sur 25 à trois points (44 %), 13 LF sur 18 (72 %), 24 rebonds (Fazekas 10) dont 1 offensif, 21 passes décisives (M'Baye 7), 4 interceptions, 8 balles perdues, 25 fautes. Bradley 9, M'Baye 15, Marshall 15, Bradford 6, Fazekas 16, puis Monclar 2, Tanghe 4, Craven 5, Krupalija 1, D'Almeida 5.

 

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le 18/11/2009

 

Souffel dans l’histoire

 

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Jamais une équipe de N 2 n’avait éliminé un sociétaire de Pro A en Coupe de France. Le BC Souffelweyersheim a réussi ce phénoménal exploit hier dans sa salle contre Dijon (88-78). Il accueillera Nanterre (Pro B) en 16es le 19 janvier.

Il reste 2’14’’ dans le 3 e quart-temps. Sur un lancer franc de Jérémy Tschamber, le BC Souffelweyersheim prend pour la première fois l’avantage (59-58). Quelques minutes avant le coup d’envoi du 32 e de finale contre Dijon (Pro A), son coach, Stéphane Eberlin, avait annoncé vouloir suivre l’exemple du BC Gries-Oberhoffen qui, la saison passée en 16 es, avait longtemps tenu tête à un autre sociétaire de Pro A, Cholet.

A 12 minutes de la fin, son équipe fait mieux. Beaucoup mieux. La JDA n’en mène pas large. Il y a belle lurette que Steffon Bradford, insupportable rouleur d’épaules et de mécaniques, a ravalé sa morgue. En inscrivant les 7 points du 7-0 initial, l’intérieur américain de Dijon s’est offert un indécent petit plaisir : chambrer le millier de spectateurs agglutinés au gymnase des Sept Arpents.

Pendant toute la première mi-temps, le BCS s’est accroché, malgré une adresse déficiente (30 % contre 56 à Dijon). « Nous avions les occasions, mais nous les négociions mal. A la pause, nous nous sommes dit que nous pouvions leur faire mal », raconte un Steph Eberlin éberlué par l’exploit qui se dessine alors et que son équipe vient de réaliser sous ses yeux incrédules. « Florent Eléléara nous a ensuite mis sur la bonne voie. Défensivement, nous sommes devenus infranchissables. Tout le monde a amené son écot. On a fait un truc de fous. »

« Normalement, en basket, ça n’existe pas »

Le 3 e scoreur de Pro A, Sean Marshall, est cantonné à 15 points. Nick Fazekas (16 points) et Abdoulaye M’Baye (15) prennent bien le relais. Mais les molosses souffelois tiennent leur os et ne vont plus le lâcher. A 5’de la fin, la JDA repasse en tête (74-72). Elle ignore encore qu’un cinglant et fatal 11-0 l’attend. Dans le sillage d’un phénoménal Tony Traineau (12 rebonds, 4 contres), le BCS est en train d’entrer dans l’histoire du basket-ball français. Depuis que les clubs amateurs qui se sont illustrés en Trophée Coupe de France (Ndlr : Souffel l’a remporté en mai) sont admis dans la « Coupe des grands », jamais un club de N 2 n’a bouté hors de l’épreuve un sociétaire de Pro A. « Normalement, en basket, ça n’existe pas », jubile S. Eberlin, « il y avait Schirrhein en foot. Maintenant, il y a Souffel en basket. »

Dix mètres plus loin, Alex Nkembe apostrophe Sébastien Kancel avec un grand sourire et une voix de stentor. « P… on n’a jamais vu ça. »

Durant les dernières secondes de la rencontre, le BCS, ballon en main, a savouré son triomphe devant une salle chauffée à blanc. Le 19 janvier, il recevra en 16es Nanterre (11e de Pro B), vainqueur à Châlons-en-Champagne (62-57). « C’est énorme, c’est cadeau », s’esclaffe Tony Traineau. « Nous voulions regarder les Dijonnais les yeux dans les yeux. » A 21 h 40 hier, ils les ont regardés de haut. Dix points plus haut.

S.G

 

Édition du Mer 18 nov. 2009

Coup de tonnerre !

 

Jacques Alingue (n°9) et les Souffelois peuvent exulter. Ils viennent de réaliser un véritable exploit en éliminant Dijon, l'une des meilleures équipes de Pro A. (Photos DNA - Johanna Leguerre)

 

En disposant de la JDA Dijon (88-78), Souffelweyersheim a signé un incroyable exploit, hier soir, en 32e de finale de la Coupe de France. Les hommes de Stéphane Éberlin ont effacé trois divisions d'écart pour s'offrir l'un des cadors de la Pro A. C'est beau, c'est fort.

 

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19/11/2009

 

La balade des revanchards

Malgré l’exploit réalisé mardi soir face à Alexis Tanghe et Dijon, le capitaine du BCS Sébastien Kancel (à g.) est déjà tourné vers le derby contre Kaysersberg samedi. Photo Jean-Marc Loos

 

Avec des joueurs passés pour beaucoup tout près d’une carrière pro, le BC Souffelweyersheim, leader de la poule D de N 2, a signé avant-hier un exploit sans précédent en comblant trois divisions d’écart et en éliminant l’un des ténors de la Pro A, Dijon, en 32 es de Coupe de France (88-78).

Tony Traineau est hilare. Il y a une heure déjà, ce mardi, que le BC Souffelweyersheim a réussi l’exploit - « incroyable, mais vrai », selon son président Gilbert Mittelhaeuser - d’éliminer la JDA Dijon (Pro A) en 32 es de Coupe de France. Du haut de ses 2,04 m, l’intérieur bas-rhinois a toujours du mal à redescendre de son nuage. « J’ai décrété que le 17 novembre sera dorénavant férié en Alsace », lâche-t-il dans un grand sourire.

 

Depuis trois ans, le BCS n’en finit plus de tutoyer les étoiles. Il les atteint rarement. Par trois fois, en barrages d’accession en N 1, il s’est rétamé sur la dernière marche. Mais il a aussi atteint son zénith à deux reprises. D’abord le 16 mai à Bercy où il a remporté le Trophée Coupe de France. Ensuite avant-hier dans son gymnase des Sept Arpents où il s’est offert, dans la « Coupe des grands », le scalp d’une JDA Dijon qui, il y a deux semaines à peine, défiait Cholet pour la première place de Pro A, mais qui a concédé dans le Bas-Rhin son 3 e revers d’affilée.

 

Pourtant, les Dijonnais avaient annoncé la couleur, à l’image d’un Steffon Bradford toisant le public souffelois à 7-0. Un regard de défi que le BCS a su relever. Même décroché à onze longueurs (14-25, 10 e, 32-43, 18 e, écart maximal), il ne s’est jamais affolé. « À 7-0, il y a eu un moment de doute », admet néanmoins l’exemplaire capitaine Sébastien Kancel, « Mais nous avons une bonne équipe, composée de joueurs qui jouent ensemble depuis plus d’un an. Nous nous connaissons bien et nous savions que nous ne lâcherions rien, que nous jouerions jusqu’au bout avec nos armes. »

 

Mittelhaeuser : « Je n’aurais pas misé un kopeck »

 

Pourtant, la course poursuite du BCS a longtemps semblé vaine. À trois reprises, il est revenu à un point. « Nous faisions un petit complexe et n’arrivions pas à passer devant », poursuit Kancel, « quand nous y sommes parvenus, le déclic s’est produit. Pour beaucoup d’entre nous qui sommes passés par des centres de formation sans jamais signer pro, c’est une sorte de revanche. Nous avons accompli un truc énorme et ne réaliserons que dans un ou deux jours. Mais il faut se remettre dedans, car l’objectif reste la montée en N 1. Or, un sacré derby nous attend à Kaysersberg samedi. Les Haut-Rhinois vont vouloir faire tomber les héros de la Coupe. »

 

L’entraîneur Stéphane Eberlin abonde : « Avant le derby, nous serons ovationnés. Mais après, nous allons nous faire rentrer dedans. Ce sera une bataille. Contre Dijon, les gars y croyaient sans trop y croire. Au fil du match, ils ont compris que c’était possible. Le fait d’avoir une équipe de revanchards, qui ont été exclus de peu du milieu pro, nous a sans doute aidés. »

 

Et voilà comment onze bonshommes décomplexés ont, à l’image d’un Tony Traineau déchaîné au contre et au rebond, fait passer les Dijonnais pour des petits garçons. Et déjoué les pronostics, y compris celui de Gilbert Mittelhaeuser : « Avant le match, je n’aurais pas misé un kopeck sur nos chances. Mais quand nous avons pris les devants, je me suis dit que le coup était jouable. Maintenant, on peut tout espérer, même passer le prochain tour (Ndlr : en 16 es à domicile le mardi 19 janvier contre Nanterre, 11 e de Pro B et vainqueur 62-57 à Châlons-en-Champagne mardi). Nous sommes lancés. »

 

Si vite que le supposé rouleau compresseur dijonnais en a été broyé.

Stéphane Godin

Édition du Jeu 19 nov. 2009

 

Tony, chef de bande

 

Tony Traineau a mené la vie dure à Damir Krupalija et aux intérieurs dijonnais. L'ailier-fort du BCS a conduit les siens vers un succès mémorable. (Photos DNA - Johanna Leguerre)

 

Victime d'une entorse trois jours plus tôt à Salins, Tony Traineau a fait mieux que tenir sa place contre Dijon. Douze rebonds - le meilleur total de la rencontre  -, quatre contres venus d'ailleurs : l'intérieur souffelois a été stratosphérique et montré la voie à suivre. Retour, teinté d'humour, sur cette inoubliable soirée.

Il fait rimer adrénaline avec humeur badine. La fièvre de ce mardi soir n'est pas encore retombée que Tony Traineau vanne à tour de bras. Le voilà qui interpelle Stéphane Éberlin. « Il y a le CSKA (Moscou) qui vient de m'appeler pour organiser un match amical... », plaisante le longiligne intérieur de Souffel, l'un des héros du match face à Dijon. « L'Euroligue, ce sera pour samedi, à Kaysersberg », lui répond, sourire en coin, son entraîneur.

 

L'attachant n°12 serre

entre les doigts cette

feuille de match « collector »

 

Si le BCS a signé un exploit sans précédent avant-hier, devenant le premier club de Nationale 2 à éliminer une formation de Pro A dans l'histoire de la Coupe de France, il le doit, entre autres, à la performance d'un Tony Traineau tout bonnement irrésistible. Meilleure évaluation de son équipe (19), l'attachant n°12 serre entre les doigts cette feuille de match « collector ». « Je vais l'envoyer à ma mère, même si elle ne comprend rien au basket. »

La veille, pourtant, Tony Traineau était encore sur une jambe. Retombé sur le pied d'un adversaire à Salins, le gaillard s'était donné une entorse de la cheville gauche. Et c'est en survêtement qu'il avait suivi, depuis le bord du terrain, la mise en place tactique préalable à la réception de la JDA. Vingt-quatre heures plus tard, le tentaculaire ailier-fort bas-rhinois a donné la leçon et le tournis à ses vis-à-vis bourguignons. « On n'avait pas envie de passer pour le petit de service, confie-t-il. On avait à coeur de montrer qu'on n'est pas des peintres, qu'on sait aussi jouer au basket ».

Alors, il a joué et excellé dans ce qu'il sait le mieux faire. Huit rebonds en neuf minutes en première période, au nez et à la barbe des géants d'en face, douze sur la ligne d'arrivée, la sentinelle souffeloise s'est élevée plus haut que tout le monde. « On a joué avec zéro pression, explique l'intéressé, un... demi à la main. C'était le mot d'ordre et ça aide énormément. Même quand on était mené, on parvenait encore à déconner sur le banc ! ».

Porté par un public chaud comme la braise - « L'ambiance était exceptionnelle et tu te sens pousser des ailes quand ça crie et que ça encourage comme ça » -, Tony Traineau a encore endossé la panoplie de l'intimidateur de service, se payant le luxe de contrer, tour à tour, Nick Fazekas, Abdou M'Baye - à deux reprises - et Steffon Bradford. Cette dernière bâche a provoqué un rugissement de plaisir dans les travées, l'intérieur de la JDA ayant eu la très mauvaise idée de chambrer les spectateurs en début de rencontre...

 

« Le 17 novembre sera

un jour férié en Alsace »

 

Stéphane Éberlin ne tarit pas d'éloges sur la prestation du plus Alsacien des Angevins, au club depuis cinq ans. « Il a fait un match énorme. On a vu le Tony qu'on aime, actif, très actif, qui fait preuve d'enthousiasme, de volonté et même d'agressivité en attaque. Il était un peu en dedans depuis le début de la saison. J'espère que cette rencontre sera un déclic pour lui. »

Grand artisan de ce succès appelé à entrer dans les annales, Tony Traineau était de nouveau à pied d'oeuvre, hier matin, au Gymnase des Sept-Arpents. Avec Seb Kancel, il a encadré l'entraînement des... babies du club. « Le 17 novembre sera désormais un jour férié en Alsace », avait décrété le boute-en-train la veille avant de disparaître dans la nuit. Tony Traineau n'est jamais avare d'un bon mot.

 

Régis Schneider

Édition du Jeu 19 nov. 2009

« C'est un truc unique ! »

S'il a grimpé sur la table de marque mardi au coup de sifflet final, Stéphane Éberlin garde les pieds sur terre.

 

Souffel a accompli quelque chose d'« unique » mardi en éliminant la JDA Dijon (88-78). Stéphane Éberlin mesure la portée de l'exploit, mais veillera aussi à ce que ses hommes gardent la tête froide.

La scène a quelque chose de surréaliste. Dans le dernier quart-temps de ce 32e de finale de Coupe de France, Nick Fazekas veut effectuer une remise en jeu ligne de fond. La pression souffeloise est telle que le géant américain ne trouve pas de partenaire démarqué et finit par se tourner vers son coach pour solliciter un temps-mort à la mode NBA ! Les cinq secondes dévolues à l'action sont écoulées et les arbitres rendent le ballon au BCS.

L'image du grand pivot US complètement déboussolé traduit, à elle seule, tout le désarroi bourguignon en ce mardi béni pour le basket alsacien. Stéphane Éberlin, lui, peut savourer ce tour de force historique. « C'est un truc unique ! Il n'y a pas plus fort, à part peut-être une montée en N1 », souligne l'entraîneur, dont l'équipe a déjà échoué par trois fois aux portes de la division du dessus.

Si l'objectif premier était « de ne pas être ridicule et de se faire plaisir », Souffel n'en avait pas moins bien préparé son affaire. « On avait décidé de fermer la raquette », rapporte le coach bas-rhinois. La stratégie a plutôt bien fonctionné, la JDA s'en remettant à son adresse extérieure pour faire la course en tête. Remis en selle par deux paniers primés de Florent Éléléara au retour des vestiaires, les Bas-Rhinois ont pu s'appuyer sur leur défense, « notre credo cette saison », pour revenir au score, puis prendre l'ascendant à la faveur d'un 11-0 dans le dernier acte (de 72-74, 35e', à 83-74, 38e').

Sur l'ensemble de la rencontre, les pensionnaires de l'élite ont mené au score durant 32'24". Mais le dernier mot est resté à des Alsaciens, repoussés une seule fois à onze longueurs, au tout début de la rencontre (14-25). Ce succès appelé à faire date n'a de surcroît pas été décroché contre une équipe « bis ». Les starters bourguignons ont passé entre 22 (Bradley) et 37 minutes (Marshall) sur le parquet. « C'est une grosse sortie de route. La salle est devenue un chaudron et mes joueurs ont été tétanisés », estime Randoald Dessarzin, le technicien suisse de la JDA.

 

« Il faut digérer ça »

 

Au lendemain de cette victoire de prestige, qui envoie le BCS en 16e de finale de l'épreuve contre Nanterre le 19 janvier, Stéphane Éberlin ne perd pas de vue l'objectif premier de la saison : le championnat. « Il faut digérer ça. OK, on a gagné un gros match, on a battu une Pro A, mais on est toujours en N2. Il ne faut pas que ça nous monte à la tête. »

Mardi après-midi, quelques heures avant d'affronter Dijon, l'entraîneur planchait déjà sur... Kaysersberg. Le derby est au programme d'Alex Nkembe et de ses acolytes dès samedi.

 

R. Sch.

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Romain Appel - au shoot - et Souffel reçoivent l'armada dijonnaise. Les amateurs d'Alsace sont prêts pour le grand frisson. (Photo DNA - Johanna Leguerre)

 

Le charme de la Coupe de France va à nouveau agir. Ce soir, Souffelweyersheim, pensionnaire de Nationale 2, défie Dijon, sociétaire de l'élite. Libérés de toute pression, les amateurs alsaciens ne peuvent que s'offrir une belle tranche de bonheur.

 

Ses yeux pétillent encore plus qu'à l'ordinaire. Et un immense bonheur, teinté de fierté, se lit sur ce visage bonhomme. « C'est un événement hors du commun, un moment qui fera date », s'exclame Gilbert Mittelhaeuser, le président de Souffelweyersheim.
Le club évoluait en Excellence régionale lorsqu'il en a pris les rênes, il y a dix-huit ans. Le BCS, son BCS, vise désormais la montée en Nationale 1 et s'apprête, dans l'immédiat, à vivre les plus belles heures de son histoire.

 

« C'est comme si tu te retrouvais au départdu 1500 mètres avec Baala »
 

Ce soir, Souffel accueille Dijon, sociétaire de Pro A, en 32e de finale de la Coupe de France. Le petit contre le gros, les amateurs contre les pros : la magie opère à nouveau. « Ce doit être une fête, la récompense du travail de tout un groupe », lâche Éric Mittelhaeuser, manager général aux anges. Victorieux de Denain (71-63) en finale du Trophée Coupe de France en mai à Bercy, Romain Appel et ses potes ont gagné le droit de faire - au moins - un tour dans la cour des grands et de se mesurer à un cador.
Gries-Oberhoffen a vécu pareille émotion l'an dernier, contre Saint-Étienne, puis Cholet. C'est au tour du voisin bas-rhinois de croquer dans ce fruit tellement appétissant. « C'est un truc énorme ! », lâche Stéphane Éberlin. Le coach n'a qu'un regret à formuler : « C'est dommage que le match soit coincé entre deux journées de championnat. Les joueurs n'auront pas eu le temps de savourer longuement les moments qui le précèdent ».
Cette petite contrariété mise à part, Tony Traineau et sa bande peuvent se pourlécher les babines. Avec la JDA, ils ont hérité d'une des formations de l'élite les plus séduisantes à l'heure actuelle. Si la troupe de Randoald Dessarzin, durement éprouvée par le décès accidentel de Jonathan Bourhis, est quelque peu rentrée dans le rang en championnat en concédant deux revers d'affilée, elle disputait, il y a dix jours à peine, le fauteuil de leader à Cholet.
Dijon, c'est un carré d'as américain de premier ordre : le virtuose Ramel Bradley, le géant Nick Fazekas, l'hyperactif Steffon Bradford et le sniper Sean Marshall. Dijon, c'est aussi Abdou Mbaye, top scoreur français de la Ligue en 2008/09, Damir Krupalija, le guerrier et l'âme de cette équipe, ou encore Errick Craven, le MVP de Pro B l'an dernier avec Clermont. Rien que du beau monde donc.
Aussi physique et athlétique soit-elle, la formation alsacienne s'attaque là à un sommet quasi inaccessible. « Ça va aller plus vite, plus haut, ce sera plus fort, plus rude dans les contacts, pressent Stéphane Éberlin. Je suis prêt à parier qu'au bout de cinq minutes, les cinq joueurs qui débuteront seront dans le rouge. C'est un peu comme si tu faisais un footing et que tu te retrouvais soudain au départ d'une finale du 1500 mètres avec Baala ».

 

« Pas de complexe à nourrir,pas de pression à avoir »
 

Entre les deux adversaires, il y a évidemment un monde, un fossé probablement insurmontable. Mais le cendrillon alsacien, en tête de sa poule de Nationale 2, entend jouer crânement sa chance. Il n'a absolument rien à perdre. « Il n'y a rien de pire que d'être dans ses petits souliers. On n'a pas de complexe à nourrir, pas de pression à avoir. Il faut rentrer dans ce match comme des morts de faim et prendre un maximum de plaisir », ajoute le coach, qui verrait d'un bon oeil son vis-à-vis « être obligé de faire des choix tactiques. Ça signifierait qu'on leur pose quelques petits problèmes ».
Au vu des forces en présence, ce scénario aurait déjà des allures de petite victoire.

 

Régis Schneider

 

le 17/11/2009

 

Souffelweyersheim a gagné le droit de rêver

 

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Même s’il sait que la tâche s’annonce quasi impossible, l’entraîneur du BCS Stéphane Eberlin espère que Jérémy Tschamber (en bas) et ses joueurs parviendront à bousculer la JDA Dijon. Archive D. Werwer

 

Le Basket Club Souffelweyersheim, leader de NM2, a hérité du gros lot avec la réception, ce soir (20 h) au gymnase des Sept Arpents, de la JDA Dijon (Pro A) pour un historique 32 e de finale de la Coupe de France.

Même si le championnat et l’accession en N1 restent les priorités des hommes de Stéphane Eberlin, ce match des 32 es de finale de Coupe de France face à la JDA Dijon est une belle récompense pour les basketteurs alsaciens. Vainqueurs du Trophée Coupe de France le 16 mai dernier à Bercy contre Denain (71-63), ils ont gagné sur le terrain le droit de participer à cette épreuve. « Après avoir fait une belle saison l’an passé, on a gardé tout le groupe. Alors, c’est une belle récompense pour les joueurs. C’est leur match. Il faut qu’ils le jouent à fond. Ce sera peut-être la seule fois de leur vie où ils pourront se frotter à une Pro A », explique le coach du BCS.

 

« Sil n’y a qu’un pour cent de chance… »

 

Le leader de N2 vient de concéder son premier revers de la saison face à Jura Salins (78-76) en 10 journées, le deuxième seulement en dix mois et 31 matches.

Pour cette rencontre, forcément déséquilibrée sur le papier, le discours de Stéphane Eberlin est simple. « Il faut prendre un maximum de plaisir. Je leur demande deux choses : ne pas rentrer sur le terrain avec la peur au ventre et ne pas les regarder jouer. »

En face, le fantasque américain de la JDA, Sean Marshall (19,8 pts de moyenne) s’annonce comme le danger n°1. « Défensivement, on va essayer de mettre deux ou trois choses en place. On verra comment ils vont y répondre. De toute façon, on ne peut pas dire qu’on va arrêter Marshall, car même en Pro A, ils n’y arrivent pas », lance le technicien.

L’exemple de Gries

L’exemple de Gries/Oberhoffen, qui avait tenu tête à Cholet (72-91) la saison passée après avoir sorti Saint-Etienne (Pro B) dans la même compétition, est dans tous les esprits. « Face à Cholet, il avait tenu une mi-temps en abordant le match sans pression. L’objectif est de faire la même chose. On doit essayer de rester collé le plus longtemps possible », précise l’entraîneur du BCS.

L’exploit est-il possible ? « En basket, ce n’est pas comme en football, c’est rare de voir une N2 prendre le dessus sur une Pro A. Il y a un tel écart dans la dimension physique… Mais on est des compétiteurs et on essaye toujours de gagner. Même s’il n’y a qu’un pour cent de chance de se qualifier, on va s’accrocher. Car dans le sport, il y a toujours un espoir. »

 

Olivier Arnal