

Édition du Mar 17 nov. 2009

« Dans la peau du malfrat »
Alex Nkembe se frotte ce soir à Sean Marshall, troisième scoreur de Pro A. Ce duel de costauds devrait faire des étincelles.
Alex Nkembe, c'est d'abord une carte de visite, un CV qui mentionne six saisons professionnelles
et en fait le plus expérimenté des joueurs de Souffel. Coéquipier de Luc Mbah a Moute,
l'ailier-
Alex Nkembe, c'est aussi
un physique. 1,97 m, pas loin de 100 kg, le joueur formé à Levallois, meilleur marqueur
espoir au côté de Michel Morandais, est comme taillé dans le roc. Son gabarit est
presque surdimensionné pour la Nationale 2. « A mon poste, dans notre division, je
suis obligé d'être sur la retenue, sinon je prends cinq fautes en deux minutes »,
sourit le jovial char d'assaut.
Ce soir, le globe-
Dans quelques
heures, le colosse, passé par... Dijon il y a dix ans, va croiser le pistolero Sean
Marshall. Il se frotte les mains. « Je suis super heureux de me mesurer à un joueur
pareil. C'est la classe ! ». MVP du mois d'octobre en Pro A, l'ailier de la JDA émarge
au troisième rang des marqueurs du championnat (19,8 points de moyenne). « J'ai vu
ses highlights. C'est un joueur complet, explosif, vraiment un excellent poste trois.
»
« Lui rentrer dedans »
En dépit du pedigree de l'adversaire, Alex Nkembe n'est pas disposé à faire de la
figuration. « Mon objectif, c'est de lui rentrer dedans, tant offensivement que défensivement
», lance le MVP de Bercy en mai dernier. A 30 ans, le n°5 de Souffel, qui a décliné
plusieurs propositions cet été pour poursuivre l'aventure en Alsace, entend aussi
montrer qu'il est « encore capable d'être cohérent contre un joueur comme ça ».
Pour
éteindre le « shérif » bourguignon, Alex Nkembe a prévu de se glisser « dans la peau
du malfrat », « le gars qui pourrit la vie ». Un Sean Marshall à dix points et cinq
balles perdues ? « Je signe tout de suite, s'esclaffe l'Hercule bas-
R. Sch.
Édition du Mar 17 nov. 2009
L'immense défi


Stéphane Éberlin s'est hissé sur la table de marque pour hurler sa joie. « Il y avait
Schirrhein, il y a désormais Souffel ! », lâche le coach bas-
« Ce succès, on l'a acquis à la régulière, sans avoir peur »
Il n'y a sans doute pas de superlatifs assez forts pour décrire l'incroyable performance
des basketteurs bas-
Les protégés de Stéphane Éberlin ont
fait fi d'un rapport de forces foncièrement déséquilibré pour écrire, sans conteste,
la plus belle page de l'histoire du club. « On ne l'a pas volé. Ce succès, on l'a
acquis à la régulière, sans avoir peur », lance Seb Kancel, capitaine exemplaire.
La
vaillance et la pugnacité étaient des valeurs alsaciennes ce mardi. « C'est énorme
! Notre état d'esprit nous a transcendés », jubile Tony Traineau, meilleur rebondeur
(12 prises) de cette folle soirée. « C'est le coeur qui a fait la différence, c'est
peut-
Les murs
du Gymnase des Sept-
Le BCS vient de prendre
pour la première fois les commandes (59-
Le droit de célébrer ce succès jusqu'à plus soif
A égalité à l'entame du money time après une réussite de Tony Traineau (74-
Alex Nkembe,
en déséquilibre, puis Fred Broliron, d'un shoot arc-
Tony Traineau redescend Bradford, puis M'Baye sur terre. Les Alsaciens
tiennent leur coup d'éclat (88-
Régis Schneider
Florent a bouclé la boucle
Florent Éléléara (à gauche face au Dijonnais Xane D'Almeida) a repris du service face à la JDA.
Il s'entraîne en toute discrétion avec Souffel depuis la rentrée. Juste pour le plaisir. Jeune retraité des parquets pros, Florent Éléléara a renoué avec son proche passé hier soir face à Dijon. Et il a été l'un des acteurs majeurs de cette soirée d'anthologie.
Il n'était évidemment pas prévu qu'il joue autant (plus de 21'). Les trois fautes
de Jérémy Tschamber après un quart d'heure, en ont décidé autrement. Florent Éléléara
a surtout inscrit trois paniers primés terriblement importants en seconde période,
dont deux dès la reprise. « C'est magnifique, je suis super content pour les mecs
», glisse l'un des héros de cette soirée exceptionnelle.
Douze points, 17 d'évaluation
: le meneur souffelois a contribué à faire pencher la balance du bon côté en ce mardi
magique.
Reconversion
Cet été, au sortir d'une deuxième saison mi-
Formé au Centre fédéral, médaillé d'argent au championnat d'Europe juniors
en 1996, l'ancien meneur du FC Mulhouse, entre 2002 et 2004, a tiré un trait sur
une carrière qui l'a aussi conduit à Châlons-
Son amie ayant décroché un emploi à
Kehl, le natif de La Réunion s'est établi à Strasbourg pour y achever son cursus
estudiantin. Siégeant au comité directeur du syndicat des joueurs, il ne connaît
que trop l'importance d'une reconversion réussie. « Si on s'y prépare, ça ne peut
que bien se passer. Si on la subit, ça peut être dur. On a traité des cas assez douloureux
de joueurs qui ont mal négocié ou mal vécu ce virage et se sont retrouvés dans des
situations parfois précaires. »
A l'Université de Strasbourg, Florent Éléléara, par
ailleurs titulaire du tronc commun du Brevet d'État 2, termine un Master Staps en
« entraînement, préparation physique et management de sportifs ».
Une licence la veille
Et pour garder la forme, le jeune retraité s'est rapproché du BCS. « Il y a plein
de mecs de ma génération. Et puis, je connaissais Jérémy (Tschamber) et Alex (Nkembe)
», confie celui qui avait aussi croisé le fer avec... Stéphane Éberlin en espoirs.
Deux
fois par semaine, trois lorsque son emploi du temps le lui permet, Florent Éléléara
s'entraîne avec le club souffelois. Juste « pour le plaisir », sans rien exiger en
retour, sans rien imposer non plus. « J'estime que je n'ai rien à dire, confie l'homme
aux dreadlocks. Le groupe était constitué et a vécu quelque chose de bien l'an dernier.
Je n'ai pas envie de perturber ça. Si on me le demande, j'essaie d'apporter un peu
de mon expérience, mais à l'entraînement, je suis dans la peau d'un espoir... ».
A
l'invitation de son coach, Florent Éléléara a accepté d'apparaître sur la feuille
de match en Coupe, mais aussi en championnat si l'un de ses coéquipiers vient à manquer.
Ce fut le cas à la mi-
Dijon, le club des débuts
Avec à peine neuf entraînements dans les jambes, la singulière recrue a donné une
dizaine de minutes lors du derby. « Je me suis trouvé catastrophique. Sur le premier
shoot, j'ai fait un air-
Hier soir,
comme un symbole, Florent Éléléara a remis le maillot pour la réception de Dijon,
le club qui l'a vu faire ses débuts professionnels en 1997. Ce mardi, il a sans doute
un peu plus bouclé la boucle.
R. Sch.
L'autre Marschall
HOMONYMIE. -
TAP-
PRÉCÉDENT. -
ESPIONS. -
BCS 88 Dijon 78
Gymnase des Sept-
BCS
: 26 paniers sur 64 tirs (41 %), dont 12 sur 26 à trois points (46 %), 24 LF sur
31 (77 %), 32 rebonds (Traineau 12) dont 11 offensifs, 13 passes décisives (Éléléara
5), 4 interceptions, 9 balles perdues, 18 fautes. Tschamber 9, Broliron 13, Nkembe
15, Camara 5, Kancel 18, puis Éléléara 12, Velten 2, Appel 8, Alingue, Traineau 6,
Geoffroy.
DIJON : 27 paniers sur 53 tirs (51 %), dont 11 sur 25 à trois points (44
%), 13 LF sur 18 (72 %), 24 rebonds (Fazekas 10) dont 1 offensif, 21 passes décisives
(M'Baye 7), 4 interceptions, 8 balles perdues, 25 fautes. Bradley 9, M'Baye 15, Marshall
15, Bradford 6, Fazekas 16, puis Monclar 2, Tanghe 4, Craven 5, Krupalija 1, D'Almeida
5.




Top of Form 1
le 18/11/2009
Souffel dans l’histoire
Bottom of Form 1

Jamais une équipe de N 2 n’avait éliminé un sociétaire de Pro A en Coupe de France.
Le BC Souffelweyersheim a réussi ce phénoménal exploit hier dans sa salle contre
Dijon (88-
Il reste 2’14’’ dans le 3 e quart-
A 12 minutes de la fin, son équipe fait mieux. Beaucoup mieux. La JDA n’en mène pas
large. Il y a belle lurette que Steffon Bradford, insupportable rouleur d’épaules
et de mécaniques, a ravalé sa morgue. En inscrivant les 7 points du 7-
Pendant toute la première mi-
« Normalement, en basket, ça n’existe pas »
Le 3 e scoreur de Pro A, Sean Marshall, est cantonné à 15 points. Nick Fazekas (16
points) et Abdoulaye M’Baye (15) prennent bien le relais. Mais les molosses souffelois
tiennent leur os et ne vont plus le lâcher. A 5’de la fin, la JDA repasse en tête
(74-
Dix mètres plus loin, Alex Nkembe apostrophe Sébastien Kancel avec un grand sourire et une voix de stentor. « P… on n’a jamais vu ça. »
Durant les dernières secondes de la rencontre, le BCS, ballon en main, a savouré
son triomphe devant une salle chauffée à blanc. Le 19 janvier, il recevra en 16es
Nanterre (11e de Pro B), vainqueur à Châlons-
S.G
Édition du Mer 18 nov. 2009
Coup de tonnerre !
Jacques Alingue (n°9) et les Souffelois peuvent exulter. Ils viennent de réaliser
un véritable exploit en éliminant Dijon, l'une des meilleures équipes de Pro A. (Photos
DNA -
En disposant de la JDA Dijon (88-


19/11/2009
La balade des revanchards
Malgré l’exploit réalisé mardi soir face à Alexis Tanghe et Dijon, le capitaine du
BCS Sébastien Kancel (à g.) est déjà tourné vers le derby contre Kaysersberg samedi.
Photo Jean-
Avec des joueurs passés pour beaucoup tout près d’une carrière pro, le BC Souffelweyersheim,
leader de la poule D de N 2, a signé avant-
Tony Traineau est hilare. Il y a une heure déjà, ce mardi, que le BC Souffelweyersheim
a réussi l’exploit -
Depuis trois ans, le BCS n’en finit plus de tutoyer les étoiles. Il les atteint rarement.
Par trois fois, en barrages d’accession en N 1, il s’est rétamé sur la dernière marche.
Mais il a aussi atteint son zénith à deux reprises. D’abord le 16 mai à Bercy où
il a remporté le Trophée Coupe de France. Ensuite avant-
Pourtant, les Dijonnais avaient annoncé la couleur, à l’image d’un Steffon Bradford
toisant le public souffelois à 7-
Mittelhaeuser : « Je n’aurais pas misé un kopeck »
Pourtant, la course poursuite du BCS a longtemps semblé vaine. À trois reprises,
il est revenu à un point. « Nous faisions un petit complexe et n’arrivions pas à
passer devant », poursuit Kancel, « quand nous y sommes parvenus, le déclic s’est
produit. Pour beaucoup d’entre nous qui sommes passés par des centres de formation
sans jamais signer pro, c’est une sorte de revanche. Nous avons accompli un truc
énorme et ne réaliserons que dans un ou deux jours. Mais il faut se remettre dedans,
car l’objectif reste la montée en N 1. Or, un sacré derby nous attend à Kaysersberg
samedi. Les Haut-
L’entraîneur Stéphane Eberlin abonde : « Avant le derby, nous serons ovationnés. Mais après, nous allons nous faire rentrer dedans. Ce sera une bataille. Contre Dijon, les gars y croyaient sans trop y croire. Au fil du match, ils ont compris que c’était possible. Le fait d’avoir une équipe de revanchards, qui ont été exclus de peu du milieu pro, nous a sans doute aidés. »
Et voilà comment onze bonshommes décomplexés ont, à l’image d’un Tony Traineau déchaîné
au contre et au rebond, fait passer les Dijonnais pour des petits garçons. Et déjoué
les pronostics, y compris celui de Gilbert Mittelhaeuser : « Avant le match, je n’aurais
pas misé un kopeck sur nos chances. Mais quand nous avons pris les devants, je me
suis dit que le coup était jouable. Maintenant, on peut tout espérer, même passer
le prochain tour (Ndlr : en 16 es à domicile le mardi 19 janvier contre Nanterre,
11 e de Pro B et vainqueur 62-
Si vite que le supposé rouleau compresseur dijonnais en a été broyé.
Stéphane Godin
Édition du Jeu 19 nov. 2009
Tony, chef de bande
Tony Traineau a mené la vie dure à Damir Krupalija et aux intérieurs dijonnais. L'ailier-
Victime d'une entorse trois jours plus tôt à Salins, Tony Traineau a fait mieux que
tenir sa place contre Dijon. Douze rebonds -
Il fait rimer adrénaline avec humeur badine. La fièvre de ce mardi soir n'est pas encore retombée que Tony Traineau vanne à tour de bras. Le voilà qui interpelle Stéphane Éberlin. « Il y a le CSKA (Moscou) qui vient de m'appeler pour organiser un match amical... », plaisante le longiligne intérieur de Souffel, l'un des héros du match face à Dijon. « L'Euroligue, ce sera pour samedi, à Kaysersberg », lui répond, sourire en coin, son entraîneur.
L'attachant n°12 serre
entre les doigts cette
feuille de match « collector »
Si le BCS a signé un exploit sans précédent avant-
La veille, pourtant, Tony Traineau était encore sur une jambe. Retombé sur le pied
d'un adversaire à Salins, le gaillard s'était donné une entorse de la cheville gauche.
Et c'est en survêtement qu'il avait suivi, depuis le bord du terrain, la mise en
place tactique préalable à la réception de la JDA. Vingt-
Alors, il a joué et excellé dans ce qu'il sait le mieux faire. Huit rebonds en neuf minutes en première période, au nez et à la barbe des géants d'en face, douze sur la ligne d'arrivée, la sentinelle souffeloise s'est élevée plus haut que tout le monde. « On a joué avec zéro pression, explique l'intéressé, un... demi à la main. C'était le mot d'ordre et ça aide énormément. Même quand on était mené, on parvenait encore à déconner sur le banc ! ».
Porté par un public chaud comme la braise -
« Le 17 novembre sera
un jour férié en Alsace »
Stéphane Éberlin ne tarit pas d'éloges sur la prestation du plus Alsacien des Angevins, au club depuis cinq ans. « Il a fait un match énorme. On a vu le Tony qu'on aime, actif, très actif, qui fait preuve d'enthousiasme, de volonté et même d'agressivité en attaque. Il était un peu en dedans depuis le début de la saison. J'espère que cette rencontre sera un déclic pour lui. »
Grand artisan de ce succès appelé à entrer dans les annales, Tony Traineau était
de nouveau à pied d'oeuvre, hier matin, au Gymnase des Sept-
Régis Schneider
Édition du Jeu 19 nov. 2009
« C'est un truc unique ! »
S'il a grimpé sur la table de marque mardi au coup de sifflet final, Stéphane Éberlin garde les pieds sur terre.
Souffel a accompli quelque chose d'« unique » mardi en éliminant la JDA Dijon (88-
La scène a quelque chose de surréaliste. Dans le dernier quart-
L'image du grand pivot US complètement déboussolé traduit, à elle seule, tout le
désarroi bourguignon en ce mardi béni pour le basket alsacien. Stéphane Éberlin,
lui, peut savourer ce tour de force historique. « C'est un truc unique ! Il n'y a
pas plus fort, à part peut-
Si l'objectif premier était « de ne pas être ridicule et de se faire plaisir »,
Souffel n'en avait pas moins bien préparé son affaire. « On avait décidé de fermer
la raquette », rapporte le coach bas-
Sur l'ensemble de la rencontre, les pensionnaires de l'élite ont mené au score durant
32'24". Mais le dernier mot est resté à des Alsaciens, repoussés une seule fois à
onze longueurs, au tout début de la rencontre (14-
« Il faut digérer ça »
Au lendemain de cette victoire de prestige, qui envoie le BCS en 16e de finale de l'épreuve contre Nanterre le 19 janvier, Stéphane Éberlin ne perd pas de vue l'objectif premier de la saison : le championnat. « Il faut digérer ça. OK, on a gagné un gros match, on a battu une Pro A, mais on est toujours en N2. Il ne faut pas que ça nous monte à la tête. »
Mardi après-
R. Sch.



Romain Appel -
Le charme de la Coupe de France va à nouveau agir. Ce soir, Souffelweyersheim, pensionnaire de Nationale 2, défie Dijon, sociétaire de l'élite. Libérés de toute pression, les amateurs alsaciens ne peuvent que s'offrir une belle tranche de bonheur.
Ses yeux pétillent encore plus qu'à l'ordinaire. Et un immense bonheur, teinté de
fierté, se lit sur ce visage bonhomme. « C'est un événement hors du commun, un moment
qui fera date », s'exclame Gilbert Mittelhaeuser, le président de Souffelweyersheim.
Le
club évoluait en Excellence régionale lorsqu'il en a pris les rênes, il y a dix-
« C'est comme si tu te retrouvais au départdu 1500 mètres avec Baala »
Ce soir, Souffel accueille Dijon, sociétaire de Pro A, en 32e de finale de la Coupe
de France. Le petit contre le gros, les amateurs contre les pros : la magie opère
à nouveau. « Ce doit être une fête, la récompense du travail de tout un groupe »,
lâche Éric Mittelhaeuser, manager général aux anges. Victorieux de Denain (71-
Gries-
Cette petite contrariété mise à part, Tony Traineau et sa bande
peuvent se pourlécher les babines. Avec la JDA, ils ont hérité d'une des formations
de l'élite les plus séduisantes à l'heure actuelle. Si la troupe de Randoald Dessarzin,
durement éprouvée par le décès accidentel de Jonathan Bourhis, est quelque peu rentrée
dans le rang en championnat en concédant deux revers d'affilée, elle disputait, il
y a dix jours à peine, le fauteuil de leader à Cholet.
Dijon, c'est un carré d'as
américain de premier ordre : le virtuose Ramel Bradley, le géant Nick Fazekas, l'hyperactif
Steffon Bradford et le sniper Sean Marshall. Dijon, c'est aussi Abdou Mbaye, top
scoreur français de la Ligue en 2008/09, Damir Krupalija, le guerrier et l'âme de
cette équipe, ou encore Errick Craven, le MVP de Pro B l'an dernier avec Clermont.
Rien que du beau monde donc.
Aussi physique et athlétique soit-
« Pas de complexe à nourrir,pas de pression à avoir »
Entre les deux adversaires, il y a évidemment un monde, un fossé probablement insurmontable.
Mais le cendrillon alsacien, en tête de sa poule de Nationale 2, entend jouer crânement
sa chance. Il n'a absolument rien à perdre. « Il n'y a rien de pire que d'être dans
ses petits souliers. On n'a pas de complexe à nourrir, pas de pression à avoir. Il
faut rentrer dans ce match comme des morts de faim et prendre un maximum de plaisir
», ajoute le coach, qui verrait d'un bon oeil son vis-
Au
vu des forces en présence, ce scénario aurait déjà des allures de petite victoire.
Régis Schneider
le 17/11/2009
Souffelweyersheim a gagné le droit de rêver


Même s’il sait que la tâche s’annonce quasi impossible, l’entraîneur du BCS Stéphane Eberlin espère que Jérémy Tschamber (en bas) et ses joueurs parviendront à bousculer la JDA Dijon. Archive D. Werwer
Le Basket Club Souffelweyersheim, leader de NM2, a hérité du gros lot avec la réception, ce soir (20 h) au gymnase des Sept Arpents, de la JDA Dijon (Pro A) pour un historique 32 e de finale de la Coupe de France.
Même si le championnat et l’accession en N1 restent les priorités des hommes de Stéphane
Eberlin, ce match des 32 es de finale de Coupe de France face à la JDA Dijon est
une belle récompense pour les basketteurs alsaciens. Vainqueurs du Trophée Coupe
de France le 16 mai dernier à Bercy contre Denain (71-
« Sil n’y a qu’un pour cent de chance… »
Le leader de N2 vient de concéder son premier revers de la saison face à Jura Salins
(78-
Pour cette rencontre, forcément déséquilibrée sur le papier, le discours de Stéphane Eberlin est simple. « Il faut prendre un maximum de plaisir. Je leur demande deux choses : ne pas rentrer sur le terrain avec la peur au ventre et ne pas les regarder jouer. »
En face, le fantasque américain de la JDA, Sean Marshall (19,8 pts de moyenne) s’annonce comme le danger n°1. « Défensivement, on va essayer de mettre deux ou trois choses en place. On verra comment ils vont y répondre. De toute façon, on ne peut pas dire qu’on va arrêter Marshall, car même en Pro A, ils n’y arrivent pas », lance le technicien.
L’exemple de Gries
L’exemple de Gries/Oberhoffen, qui avait tenu tête à Cholet (72-
L’exploit est-
Olivier Arnal