Souffelweyersheim, Roche-la-Molière, Sorgues et Calais ont décroché samedi leur billet pour la Nationale 1.

 

Roche-la-Molière élimine Vanves

Roche-la-Molière bat Vanves : 81-71

Roche-la-Molière bat Vanves : 87-61

 

Sorgues élimine La Rochelle

Sorgues bat La Rochelle : 83-69

Sorgues bat  La Rochelle : 80-75

 

Orchies élimine Calais

Orchies bat Calais : 89-76

Calais bat Orchies : 75-72

 

Souffelweyersheim élimine Garonne

Garonne bat Souffelweyersheim : 65-59

Souffelweyersheim bat Garonne : 93-46

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Le 06/05/2010

Le BC Souffelweyersheim joue son avenir

Stéphane Eberlin : « Notre saison se joue samedi. »

Archives Jean-Marc Loos

aussi deux joueurs, blessés, et elle se retrouve dans la merde, sans aucune certitude sur son avenir, alors qu elle aussi a tout le temps occupé le fauteuil de leader »

L entraîneur du BC Souffelweyersheim reste toutefois confiant, même si ses protégés se sont inclinés à Garonnes, dans les environs de Bordeaux, samedi dernier (65-59). « On nous avait prédit l enfer mais nous ne nous en sommes pas trop mal sortis et nous avons encore toutes les cartes en main », assure-t-il. « Face à 800 spectateurs déchaînés, qui étaient déjà dans la salle plus d une heure avant le coup d envoi, et des adversaires survoltés, qui nous ont d entrée imposé un rythme de jeu élevé, nous avons eu du mal à entrer dans le vif du sujet. Nous avons tout de même réussi à garder notre calme et à revenir au score. Nous n avions d ailleurs plus qu une longueur de retard à une minute du coup de sifflet final. Nous avons des regrets, bien sûr, parce que nous avions les moyens de gagner. Mais, je le répète, nous avons encore toutes nos chances ! »

D autant que les Bas-Rhinois, au grand complet samedi (20 h), évolueront eux aussi dans un gymnase des Sept Arpents - où ils n ont jamais perdu cette saison, si ce n est en 16 es de finale de la Coupe de France face aux pros de la JSF Nanterre - plein comme un oeuf. « Nous avons tiré les enseignements de notre défaite et nous ne jouerons pas du tout de la même manière en attaque », promet le coach, bien décidé à trouver une source de motivation supplémentaire dans les précédents échecs du BCS.

En 2006-2007, la formation alsacienne, un peu à la surprise générale, dispute des play-offs qu elle perd face à Andrézieux (-3 et -14). En 2007-2008, elle se retrouve dans la même situation, cette fois-ci face à Juvisy, et n a pas davantage de réussite (-6 et +3). « Ce résultat a été une première véritable déception », confie Stéphane Eberlin. « Nous aurions pu faire le hold-up lors du match retour, mais nous manquions encore d expérience et de maturité. »

En 2008-2009, enfin, le BCS passe une nouvelle fois tout près du but, face à Saint-Léonard Angers (+10 et -12 ap.). « Sur ce coup-là, nous avons vraiment eu beaucoup de regrets. Lors du match retour, à l extérieur, nous étions encore en N1 à 15 secondes de la fin. Et puis nos adversaires sont revenus à égalité et nous avons raté notre dernier tir. Lors des prolongations, nous avons raté de trop nombreuses occasions pour espérer l emporter& »

Dans ces conditions, l entraîneur n a qu une idée en tête : faire le maximum pour éviter de revivre pareille mésaventure. « j ai rappelé aux uns et aux autres qu ils n ont aucune envie de voir se répéter un tel scénario et qu ils doivent donc aller chercher eux-mêmes ce qui leur tend les bras. »

En cas de victoire, les Alsaciens disputeraient les demi-finales du championnat, et peut-être la finale, les 23 et 24 mai à Aubenas avec, qui sait, un titre de champion de France à l arrivée. Mais ce n est vraiment pas leur priorité. « Notre saison se joue samedi », martèle Stéphane Eberlin. « Le reste, c est peanuts ! »

Sandrine Pays

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Après sa défaite de six points à l aller, l équipe de Stéphane Eberlin n aura pas droit à l erreur, samedi (20 h) face à Garonnes en match retour des play-offs, si elle veut monter en N1.

« L équipe qui termine en tête de sa poule devrait automatiquement monter à l échelon supérieur : c est le cas à tous les niveaux, sauf en N2, et j avoue avoir le plus grand mal à comprendre ce règlement », résume Stéphane Eberlin. « Nous avons dominé les débats du début à la fin mais nous ne sommes pas sûrs d être récompensés de notre travail et de nos efforts. Nous sommes au contraire obligés de jouer notre saison sur deux rencontres sans pouvoir en maîtriser tous les paramètres. Prenez La Rochelle : elle vient de perdre non seulement le match aller, de 14 points, mais

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Le meneur souffelois, Jérémy Tschamber, pense que son équipe a tout à gagner à se lâcher, demain soir face à Garonne, devant un public espéré déchaîné. C'est à ce prix que le BCS sortira indemne du match retour des barrages d'accession en Nationale 1.

Le débours de six points concédé à Garonne (65-59), le week-end dernier, n'effraie pas outre mesure Jérémy Tschamber. « On n'a pas su passer devant pour les faire douter, mais ma première impression, c'est que tout reste jouable, relate le meneur de Souffelweyersheim. Nous voulions un match défensif, mais nous n'avions pas imaginé que nous serions aussi maladroits à trois points ».

L'ambiance du Sud-Ouest, « chaude dans le bon sens du terme et sans animosité », a peut-être, selon Jérémy Tschamber, « influencé les arbitres » sur certains coups de sifflet.

Les hommes de Stéphane Éberlin savent cependant qu'ils se sont tirés une balle dans le pied en ne convertissant que 13 de leurs 25 lancers-

Édition du Ven 7 mai 2010

Tschamber aime l'adrénaline

francs. « Cet exercice est purement individuel dans la mesure où l'on est seul face au panier, relève le dépositaire du jeu alsacien. Il faut que chaque joueur se concentre, d'autant que dans ces barrages d'accession, tous les points comptent ».

Les joueurs souffelois ont-! ils la main qui tremble, à l'heure où leur avenir sportif se décide ? « Il y a beaucoup de tension et de stress autour du club actuellement, reconnaît Jérémy Tschamber. On ressent cette effervescence. Mais tout le monde aime ces rencontres à pression. Personnellement, je puise mon énergie dans cette adrénaline ».

« Finir le travail pour

enfin faire la fête »

Plombé par son début de match manqué à Garonne (24-12 au terme du premier quart), le BCS ne peut se payer le luxe d'une entame similaire, demain soir, dans un gymnase des Sept-Arpents dont Jérémy Tschamber espère qu'il entrera en ébullition. « Il faut passer ce cap et jouer relâchés dès le coup d'envoi, souligne le meneur formé à Mulhouse. On ne nous a rien donné ces dernières années, on a souffert sur quelques rencontres, mais on mérite la Nationale 1. Nous devons emballer ce match et empêcher Garonne de casser le rythme. Il n'y aura pas à gérer quoi que ce soit ! »

Et de lancer un ! message clair au public : « Nous avons un cocon de fidèles qui se sont identifiés à l'équipe. Leurs encouragements se répercutent sur le terrain. A eux de nous booster et de nous aider à gravir la montagne. Il règne ici un esprit de famille. Nous voulons finir le travail pour enfin faire la fête ».

Amaury Prieur

Il ne reste plus aucune place à vendre pour ce quart de finale retour. La rencontre se jouera donc à guichets fermés. Ouverture des portes, demain à 18h.

Jérémy Tschamber - ici contre Dijon en Coupe de France - est prêt pour le grand défi qui attend le BCS. (Photo archives DNA - Johanna LeguerreBadias

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Le vocabulaire guerrier utilisé par l'entraîneur de Souffelweyersheim, Stéphane Eberlin, illustre bien l'état d'esprit du groupe bas-rhinois avant d'aborder le match retour des barrages d'accession en Nationale 1. La réception de Garonne, ce soir dans un gymnase des Sept-Arpents archi-comble, s'annonce très, très chaude...

Le BCS n'en peut plus d'attendre. A force de voir la Nationale 1 lui filer entre les doigts ces trois dernières années, le club souffelois a emmagasiné une frustration certaine, une rage de vaincre insatisfaite, qu'il a besoin d'extérioriser, aujourd'hui plus que jamais.

« Cela fait un moment qu'on ne tire plus aucun plan sur la comète, résume Stéphane Eberlin, entraîneur émérite dont la fibre basket se lit sur le visage chaque soir de match. Nous sommes prêts à tout pour la montée. Ce duel face à Garonne, nous allons croquer dedans à pleines dents ! On se bat toute la saison pour disputer ce type de rencontre. Les gars savent qu'ils n'en joueront pas dix dans leur carrière... »

Édition du Sam 8 mai 2010

A pleines dents

Enflammer la rencontre

Les anciens de la maison en compteront déjà quatre, ce soir vers 22 h. Ils aimeraient évidemment qu'il n'y en ait pas davantage, à cet échelon s'entend.

L'issue de la partie d'échecs qui se profile - le BCS doit remonter six points à son adversaire aquitain, victorieux 65-59 à l'aller - dépend en fait d'une question, d'ordre mental : le passé peut-il rattraper le groupe souffelois, qui n'a peut-être jamais autant dominé son sujet que cette saison ?

S'il déclare, au nom de « l'humilité », ne pas avoir « mis le champagne au frais », Stéphane Eberlin se veut « serein et déterminé ».

« On n'a pas compromis nos chances, relève le technicien. Et physiquement, on les a usés, on les a fait souffrir. Ils ont dû aller au bout d'eux-mêmes pour l'emporter samedi dernier. »

Désireux de limiter, à Garonne, le nombre global des possessions, « afin de contrôler le rythme du match », Stéphane Eberlin adoptera, ce soir, la stratégie exactement inverse.

Le rôle du public

« Nous privilégierons un jeu plus long et en première intention, assure-t-il. Offensivement, l'approche ne sera pas la même. Bien sûr, il y aura cette petite boule au ventre. Mais nous comptons imposer un gros combat physique à notre adversaire. Ce sera à la vie, à la mort ! »

Parce que son équipe « a subi le chaudron » du sud-ouest il y a une semaine, l'entraîneur souffelois espère que le public bas-rhinois saura rendre la pareille en « jouant à fond son rôle de sixième homme ».

Le doute, à ce sujet, est quasi-inexistant. Annoncé plein comme un oeuf, le gymnase des Sept-Arpents peut, en cas de montée en N1, basculer dans une autre dimension. Garonne est prévenu : la tempête couve...

BCS - Garonne, 20 h, gymnase des Sept-Arpents.

Amaury Prieur

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Le 08/05/2010

Souffel au paradis ? avenir

Pour le BCS de Sébastien Kancel, la 4e tentative sera-t-elle la bonne ?

Photo Jean-Marc Loos

Mentalement, il fallait être très forts pour revenir dans la partie alors que nous étions relégués à 14 longueurs », positive l intérieur Sébastien Kancel, « Il n y a pas de regrets à avoir. Nous avons lâché beaucoup d énergie et nous ne nous en sommes pas trop mal sortis. C est un bon résultat. Nous sommes sous pression, mais nous avons toutes les cartes en main. Avec notre expérience de l an passé contre Angers (+ 10 à l aller, -12 au retour), nous savons bien que rien n est jamais acquis après le premier match. »

Le capitaine bas-rhinois, né à Mulhouse, estime son équipe tout à fait capable de renverser la vapeur face à une solide formation du Sud-Ouest lors d un quart retour qui sent la poudre. « Nous savons ce qui nous attend. Ça va être un combat, comme à l aller. En basket, six points, ce n est rien. Juste deux possessions. Nous allons devoir garder la même défense que lors du premier match en étant un peu plus performants offensivement, car nous n avions pas été très adroits », précise le grand pivot de 29 ans.

Invaincu dans sa salle cette année en N2, le BCS a 40 minutes devant lui pour atteindre l objectif n° 1 de sa saison. « Il faut gagner ce match et surtout ne pas se poser de questions. Depuis un an, nous bossons dur. Nous n avons jamais triché et avons toujours été solidaires. Il faut concrétiser tout ça par une montée. Les Garonnais sont sûrement confiants avec leur avance, mais nous savons de notre côté que nous pouvons le faire », lance l ancien de la SIG qui compte sur l appui du public souffelois pour faire la différence : « Nous sommes chez nous. Nous devons nous focaliser sur notre jeu en espérant que nos supporters nous aident à nous transcender comme cela avait été le cas en Coupe de France. C est très important, parce que ça peut tout changer. »

Olivier Arnal

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Après sa défaite de six points à l aller, l équipe de Sébastien Kancel Battu de six points à l aller en Aquitaine, le BC Souffelweyersheim doit écarter Garonne avec une marge supérieure, à 20 h au gymnase des Sept Arpents, lors de son quart retour des barrages d accession en Nationale 1.

Ce soir, Souffelweyersheim va savoir. Pour la quatrième fois de suite, le BCS joue à quitte ou double la montée en N1. Après avoir dominé la saison régulière du groupe D de NM2 de la tête et des épaules, les hommes de Stéphane Eberlin doivent remonter six points aux Aquitains de Garonne  2 es du groupe B et vainqueurs 65-59 à l aller  aux Sept Arpents pour enfin connaître une grande joie. « Dans une salle très chaude, nous sommes parvenus à bien limiter la casse en ne perdant que de six points.

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Le 8 mai 2010  

Le GAB à 40 minutes de la montée en N 1

Les Jaunes se déplacent en Alsace avec six points d'avance. Ce sera dur.

Les Garonnais se rendent en Alsace en avion avec une poignée de supporters pour viser l'exploit et monter à l'étage supérieur.

Après le succès de six points de samedi dernier, le coach du GAB et les joueurs ont affirmé haut et fort leur intention de jouer le coup jusqu'au bout sans galvauder la manière. « Pour le match aller, on savait qu'il y avait des points chauds sur lesquels on leur poserait problème. Nous aussi, on sait regarder les cassettes et on a analysé leur jeu. La première manche a été pour nous mais il reste 40 minutes

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», affirme Sébastien Boutin.

Certes, le GAB n'avait pas fait de la montée son cheval de bataille, certes le club est comblé par la saison des siens, certes l'idée de la N 1 soulève des interrogations, mais les joueurs restent des compétiteurs et savent répondre présent dans les déplacements de ce niveau.

En témoignent leurs prestations à La Rochelle ou à Mont-de-Marsan. Difficile de ne pas penser à un succès possible dont la clef est certainement dans les premiers instants de la rencontre.

Moyens d'exception

Si l'équipe encaisse le démarrage de Souffelweyersheim et parvient à rester au contact, alors tout peut se passer. Tout est mis en place pour que tout se passe bien : voyage en avion ce samedi matin (départ à 8 h 30, de Mérignac) et retour dans la nuit avec, si tout se passe bien, le sésame pour la Nationale 1.

Le club, qui s'est récemment doté d'un site sur la toile, va tenter de rendre compte de l'évolution du score au fur et à mesure de l'avancée des échanges.

Sur gabbasket.free.fr, les supporters restés dans le Sud-Ouest pourront savoir comment se déroulent les débats. Ce ne sera pas encore la télé, mais l'essentiel devrait y figurer. À match d'exception, moyens d'exception, et le GAB veut peut-être plus la montée qu'il n'ose le dire. À vos navigateurs !

Sébastien Boutin

Marboutin et les siens sont prés du bonheur. PHOTO ALAIN GUILBAUD

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Le 03/05/2010

La première manche est pour le GAB

 

Les Garonnais ont constitué un petit matelas de 6 points avant le match retour.

 

Bien prévenus sur les qualités athlétiques des Alsaciens, les Garonnais entrent de plain-pied dans la rencontre en assommant leurs adversaires sur l'impact physique. Boulefaa représente le danger pour les visiteurs qui l'ont bien analysé et bénéficie d'un traitement particulier avec une prise à deux systématique. Mais ses ailiers en profitent pour attaquer le cercle et se montrer efficaces.

 

Tour à tour Nicolas Laulan, Rémi Menville et Cyril Lhomond scorent à mi-distance ou derrière la ligne bonifiée. En face, seul Alingue émerge mais ne peut assurer seul le scoring. Souffel souffre et accuse 12 longueurs de retard au buzzer. À la reprise, suivant les consignes de leur coach, la défense des rouges se durcit. Le GAB ne peut prendre aucun tir facile et doit chercher au fond de sa défense de ne pas sombrer. Brantus en profite alors pour imposer sa carrure dans la raquette, mais ne peut rien sur les tirs lointains d'Appel et Broliron et Tschamber. La défense agressive des Alsaciens est du quitte ou double : soit, ils interceptent soit, ils font faute mais le corps arbitral veille. Résultat les Géabécistes n'ont eu que 2 tirs réussis sur les 10 minutes et 8 lancers francs sur 12.

 

 

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Le 3/05/2010

 

L'Alsace était sous le charme

 

 

Kaysersberg s’est bien battu

 

Après une saison complète , le GAB entame ses play-offs sur les chapeaux de roues. Bien rassuré sur l'état de sa force, le BCS veut rentrer rapidement dans la rencontre. Tschamber répond du tact au tac à Lhomond 2-3 puis Laulan redonne l'avantage aux siens et le GAB ne perdra plus la tête, menant tour à tour de 12 ou d'un seul petit point, il va mener d'une main de maitre tout le match. La première période sera même un temps de folie avec Laulan, Menville et Lhomond qui s'en donnent à cœur joie sur le cercle adverse. Certes Kader Boulefaa est veillé comme le lait sur le feu mais les ailiers alsaciens n'ont pas prévu que la relève était prête à en découdre. Après un recadrage de leur coach, les visiteurs reviennent avec de meilleures intentions défensives et poussent les Garonnais dans leur retranchement parfois à la limite du raisonnable mais les arbitres assurent leur fonction et jouent du sifflet pour maintenir de l'ordre dans la raquette. Appel et Broliron se réveillent enfin et l'écart fond comme neige au soleil quand le buzzer des citrons retentit avec une avance limitée à 6 longueurs.

 

 

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Tony Traineau, l'intérieur du BC Souffelweyersheim (Nationale 2 masculine), a mal vécu les trois échecs successifs de son club de coeur, lors des barrages d'accession en Nationale 1. Pour autant, il déclare ne pas appréhender la double opposition qui se profile face aux Aquitains de Garonne.

 

- Tony Traineau, vous avez participé, sans succès, ces trois dernières années, aux play-offs de fin de saison avec le BCS. Ces échecs vous ont-ils marqué personnellement ?

- Hormis la première année, où la montée en Nationale 1 aurait constitué un cadeau, ces désillusions ne m'ont pas procuré un sentiment super agréable. Quand on court après les play-offs toute une saison, en effectuant un gros boulot, on vit forcément mal le fait de ne pas aller au bout. Heureusement, les dirigeants ont reconduit l'effectif, en le renforçant avec Jacques Alingue. Cela prouve qu'ils font confiance au groupe en place et qu'ils sont prêts à en remettre une couche.

 

 

Édition du Jeu 29 avril 2010

Traineau « impatient »

 

« On ne l'a pas volée ! »

- Le BCS actuel est-il plus fort que les années précédentes ?

- Dans le collectif, oui. Garder le même effectif nous a permis de nous mettre vite en route et d'être en place plus rapidement que les autres. Le groupe aurait pu éclater, cela n'a pas été le cas. On a gagné des points là-dessus. Quand vous devez intégrer trois ou quatre mecs dans une équipe, c'est différent. Notre force réside dans notre état d'esprit. Les play-offs, on connaît tous. On ressent de l'impatience.

 

« Hors de question qu'on ait peur d'eux »

 

- Vous disputez samedi le match aller des barrages d'accession en Nationale 1, à Garonne. Le BCS doit-il redouter cette formation ?

- On les respecte, mais on ne les craint pas. Ils ont fait le travail pour en arriver là, mais ce sont pas des surhommes ! Ils n'ont jamais eu la montée pour objectif et ils joueront sans pression. Il est hors de question qu'on ait peur d'eux, sinon on reste chez nous. On n'a pas 15 ans. Les vidéos tournent, cela fait un moment que nous étudions leur jeu.

- Vous attendez-vous à une chaude réception dans le Sud-Ouest ?

- Dans leur petite salle, nous savons qu'il y aura une grosse ambiance et un environnement particulier. Mais nous sommes prêts, nous irons là-bas pour gagner et non pour limiter la casse. Si on commence à entrer dans ce genre de petits calculs, on va en prendre 20 et ce sera foutu. Désormais, cela ne sert plus à rien de parler, il faut agir ! Nous devrons exprimer beaucoup d'envie et d'engagement. J'ai confiance en nos moyens.

 

Propos recueillis par Amaury Prieur

 

Tony Traineau a vécu les trois précédentes campagnes de play-offs du BCS. L'intérieur souffelois, et l'âme de cette équipe, a hâte d'en découdre à nouveau. (Photo archives DNA - Jean-François Badias)

 

 

Le 30/04/2010

 

Souffel : l’envol, enfin ?

 

Kaysersberg s’est bien battu

Après avoir chuté trois fois en barrages d’accession en N1, Alex Nkembe et Souffelweyersheim (ici à gauche face au Griesois Hervé Huttel) veulent croire que leur 4e tentative sera la bonne. Photo Jean – Marc Loos

En quart de finale aller des barrages d’accession en Nationale 1, le BC Souffelweyersheim, premier du groupe D de NM2, se déplace ce samedi (20 h) à Garonne, deuxième du groupe B.

 

Depuis un an et l’élimination à ce même stade de la compétition contre Angers pour deux points après prolongation, Souffelweyersheim ne pense qu’à ça. Incontestables champions du groupe D de NM2 avec 24 victoires pour seulement 2 défaites, les hommes de Stéphane Eberlin vont disputer leur quatrième barrage d’accession en N1 de rang avec un affrontement en matches aller-retour face à la solide formation de Garonne, seconde du groupe B avec 18 victoires et 8 défaites.

 

Après une déception aussi énorme que celle de l’an passé, le BCS ne compte pas s’arrêter en si bon chemin cette saison. « Nous sommes impatients d’en découdre. Ça fait un an que les joueurs ont envie de revivre ce moment. Il y a vraiment une effervescence. Même si ça va se jouer sur deux rencontres, on va se déplacer pour gagner. On veut aller chercher ce match avec détermination et envie », lance le coach bas-rhinois.

 

Rien ne sera pourtant facile pour « Souffel ». Difficile à jouer dans sa salle — seulement 2 défaites en 13 matches cette saison -, Garonne n’a sûrement pas envie de faire de cadeau à des Alsaciens motivés comme

jamais. « On va jouer dans un chaudron. C’est sûrement la salle la plus chaude du Sud Ouest », prévient Stéphane Eberlin. « Il n’y a pas de raison de le craindre, mais il faut le savoir. C’est une équipe tournée vers l’offensive avec du jeu rapide en première intention. Je pense tout de même que nous sommes plus costauds qu’eux dans la densité physique. »

 

Ce duel va ainsi mettre aux prises deux formations au jeu diamétralement opposé, puisque la force souffeloise réside dans une grosse défense et une intensité de tous les instants.

 

« Nous sommes en colère »

 

« Les play-offs sont souvent un combat d’hommes. Nous allons devoir ne pas les laisser s’enflammer et les limiter. Si nous encaissons 90 points, ça va être compliqué. L’équipe qui sera capable d’amener l’autre sur son terrain va prendre un vrai ascendant », souligne l’entraîneur.

 

Battue lors de ses trois précédents barrages, l’armada alsacienne aborde ce grand rendez-vous avec une motivation extrême. « Nous sommes persuadés que nous méritons de passer à l’étage supérieur. On nous l’a pris l’an passé. Alors, nous sommes en colère. Je pense d’ailleurs que ce souvenir est plus positif que néfaste pour nous. Nous avons beaucoup appris de cette défaite et devons donner plus de choses. Le groupe est mature avec des joueurs d’expérience », affirme S. Eberlin.

 

Avec une équipe au grand complet, le BCS veut mettre le maximum de chances de son côté en vue du match retour au gymnase des 7 Arpents le samedi 8 mai. « Avec notre public, nous sommes capables de nous transcender. Jouer le retour à la maison peut être un point positif si nous ne prenons pas 30 points à l’aller. Depuis que je dirige cette équipe, ce n’est jamais arrivé. Nous sommes toujours solides à l’extérieur. »

 

Pour s’offrir une vraie fête dans sa salle, « Souffel » devra donc faire preuve de sérieux lors de ce voyage en Aquitaine, comme le souhaite son entraîneur : « Il faut se concentrer sur ce premier match, même si nous savons que rien ne sera joué à la fin de celui-ci. Nous devons être capables d’aller au-delà de ce que nous pouvons donner. »

 

Olivier Arnal

 

La formule. Les vainqueurs des quarts de finale sont promus en N 1.

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Édition du Ven 30 avril 2010

 Le BCS face à ses démons

 

Par trois fois, dans son ascension vers la Nationale 1, le BC Souffelweyersheim a trébuché sur la dernière marche. Son entraîneur, Stéphane Éberlin, décèle pourtant des raisons de croire en une issue positive cette année.

A quelques heures du grand dénouement, le discours se veut résolument optimiste. Souffelweyersheim - deux défaites seulement cette saison - se présente en épouvantail des play-offs qui commencent demain soir.

Après trois échecs successifs, le BCS n'a peut-être jamais été aussi sûr de sa force, au moment d'aborder son quatrième barrage d'accession, face aux Aquitains de Garonne (*). « On domine la division, souligne le coach Stéphane Éberlin. Cela fait deux ans qu'on travaille comme des fous avec la montée en ligne de mire. Nous allons dans le Sud-Ouest avec les crocs et l'ambition de marquer un premier point. On n'a pas peur ».

Le technicien alsacien ne cache pas sa confiance, à l'aube d'un rendez-vous qui peut marquer l'histoire du club : « Nous disposons de la meilleure défense de N2, mais nous avons aussi un vrai potentiel offensif. Notre profondeur de banc est également un atout. On a une machine, il faut la mettre en route. Les joueurs sont sereins et déterminés ».

Savant mélange de courses et d'adresse extérieure, Garonne est susceptible de prendre feu dans sa petite salle, où les provocations ne sont pas à exclure. « Nous devrons faire abstraction de l'environnement et d'une ambiance limite hostile », prévient Stéphane Éberlin, qui considère que son équipe « a beaucoup appris » depuis la désillusion de l'an passé face à Angers.

(*) Match aller demain en Aquitaine, match retour le 8 mai (20h) à Souffelweyersheim.

 

Amaury Prieur

 

30 avril 2010

Du lourd au menu

 

 

L'adversaire du jour est un habitué des play-offs. Le GAB est prévenu.

 

Le grand jour est arrivé, le GAB avait annoncé, en début de saison, vouloir se hisser au niveau des play-offs et l'objectif est atteint avec la réception de Souffelweyersheim, brillant leader de la poule D, avec seulement deux défaites à son actif.

 

Les Alsaciens sont des habitués des play-offs, puisqu'ils en sont à leur quatrième participation de rang, laissant à chaque fois la montée à leurs adversaires. Leur objectif est de monter en N1 avec des joueurs comme Romain Appel (ex-Challans et Blois), Fred Broliron (ex-Longwy), Tschamber ou encore l'ancien de La Rochelle, Nkembe. C'est une équipe qui possède une grosse défense, avec 65 points encaissés de moyenne seulement contre 72 pour le GAB, mais qui possède peu de leader offensif préférant jouer sur le collectif bien huilé.

 

Et après ? La montée se jouera sur deux rencontres en commençant par, ce samedi, à Meilhan-sur-Garonne. « On repart à zéro, à partir de samedi, sur deux matchs couperets, c'est une nouvelle phase de la saison qui commence », précise Sébastien Boutin, « et sur les rencontres de ce type, on a su répondre présent à chaque fois ».

Opposition de style

 

Le président Casagrande ajoute que « les garçons sont prêts et ils vont entrer dans le débat sans complexe ».

 

Une chose est certaine, le chaudron meilhanais sera plein comme une outre, ce samedi, et il y fera chaud. Les banlieusards strasbourgeois devront être prêts à affronter cette hostilité et surtout posséder un excellent mental, car ils basent leur jeu sur le maintien de la balle dans la durée, alors que le GAB cherche aussi à enflammer les échanges le plus rapidement possible, accélérant sur une série de possessions pour faire le break et ensuite contrôler.

 

D'un côté, les trentenaires Alsaciens très expérimentés, de l'autre la fougueuse jeunesse du Marmandais. Opposition de style avec d'un côté des mercenaires venus d'un peu partout et de l'autre une bande de potes du cru, opposition d'ambition : « Nous, on a d'ores et déjà réussi notre saison, le reste, ce n'est que du plus, alors qu'eux, ils viennent avec la pression de la défaite », peut conclure le coach garonnais.

 

Bref, demain il faudra être présent au complexe Jean-Fenouillet pour voir le choc de ces play-offs.

 

Demain à 20 heures à Meilhan-sur-Garonne

 

Julien Jocal

 

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GARONNE - BCS 65-59. - Défait avant-hier à Garonne, le BCS n'en a pas moins préservé toutes ses chances en vue du match retour samedi à Souffel. Dans une ambiance énorme, les joueurs de Stéphane Éberlin ont su rester dans le match malgré un début de rencontre difficile.

C'est Lhomond qui ouvre la marque sur une interception, mais Tschamber à trois points donne l'avantage aux siens pour la première et unique fois du match. S'ensuit un 8-0 en faveur des locaux (10-3, 4e') qui oblige le coach alsacien à prendre son premier temps mort. Menville est intenable dans ce premier quart-temps (9 points à son actif) et les Garonnais font le break après dix minutes (24-12).

Bien servi par Traineau, Broliron score à trois points dès la reprise des débats, imité dans la foulée par Tschamber (24-18, 11e'). Souffel retrouve de la consistance en défense, mais laisse malheureusement trop de points sur la ligne des lancers francs (36-25, 17e'). Appel, à trois points, permet à son équipe de repasser sous les 10 points et Camara, servi par Alingue, renvoie les deux équipes au vestiaire sur le score de

 

 

Édition du Lun 3 mai 2010

Tout reste à faire

 

« On ne l'a pas volée ! »

36-30. Le BCS a remporté le deuxième quart-temps 18 à 12.

La seconde période va être celle des occasions manquées pour les Alsaciens. Pourtant, c'est Broliron qui allume la première mèche à 3 points (36-33). Malheureusement, à chaque fois que Souffel bénéficie d'une possession pour se rapprocher, celle-ci est mal négociée et permet aux locaux de se redonner de l'air.

Traineau, sur un rebond offensif, ramène les siens à 44-39 (25e'), puis 44-41 sur un panier de Broliron. Le BCS a la possession pour égaliser, mais une balle perdue est immédiatement sanctionnée par une réussite à 3 points de Claude : 47-41, puis 55-47 à la 29e'. Tschamber, aux lancers-francs, ramène le BCS à six longueurs à la fin du troisième quart-temps (55-49).

Dès l'entame du quatrième quart-temps, Appel se fait sanctionner d'une faute offensive douteuse. Sur l'action suivante, Laulan, le grand homme du match côté local (20 points, 6 rebonds), redonne huit points d'avance à son équipe. Le BCS grignote progressivement son retard pour revenir à un point de son adversaire, à 3'30" de la fin, en dépit d'un 1 sur 6 aux lancers-francs dans ce laps de temps.

Malheureusement, les Bas-Rhinois laissent échapper trois rebonds offensifs et se voient sanctionnés d'une faute antisportive suivie d'une autre faute litigieuse sur la réparation, le tout sur la même possession. Résultat des courses : un 6-0 sans que le BCS n'ait eu la balle en main ! Le petit coup de pouce arbitral est tombé au meilleur moment pour les locaux.

Le BCS est rejeté à 7 points (63-56) à la 39e'. La victoire étant jouée, il convient alors de penser au panier-average. Ce diable de Laulan porte l'écart à 8 points à 12" de la fin, mais Broliron, sur deux lancers-francs, clôt le score à 65-59. « On a préservé l'essentiel même si l'on peut avoir quelques regrets sur ce premier match, indique Stéphane Éberlin. L'ambiance de la salle a été magnifique et le chaudron garonnais porte bien son nom ».

Le coach alsacien sait que son équipe a les moyens de franchir l'obstacle. « Il reste quarante minutes pour décrocher cette accession en Nationale 1. Garonne ne nous la donnera pas, il faudra aller la chercher. Nous avons toutes les cartes en main, à nous de faire le travail. Le gymnase des Sept-Arpents sera plein comme un oeuf et devra jouer son rôle de sixième homme, samedi, en nous poussant sans relâche et en exercant une pression terrible sur nos adversaires. »

 

Fred Broliron et Souffel ont quarante minutes pour inverser la tendance. (Photo archives DNA - Jean-François Badias

 

Après les citrons, Broliron se réveille suivi de Tschamber qui prend ses responsabilités mais Menville est chaud et se démène avec Cyril Lhomond pour récupérer une grande quantité de ballons. Alors que les visiteurs ne se laissent pas distancer, Kader Boulefaa retrouve un peu d'espace et score à son tour, avec une envie qui soulève le public. Le GAB a alors 10 points d'avance, mais Tschamber remet le couvert et recolle encore : 55-49. Les dix dernières minutes promettent d'être physiques, aucune des deux équipes ne voulant commencer ces play-offs par une défaite. À ce jeu, Souffel a des armes et possède l'expérience, mais ni Appel ni Broliron, impeccablement pris par Alex Claude, ne peuvent marquer. Alex Nkembe veut bien faire mais rate beaucoup. Au GAB, c'est pareil, Menville perd son adresse et personne ne semble en mesure de le remplacer, à part l'excellent capitaine Nicolas Laulan qui va alors prendre le match à son compte par une prise de responsabilité énorme en attaque.

 

Une grosse défense du GAB

 

Alors que le BCS est revenu à deux longueurs du GAB, il pousse Nkembe à la faute antisportive et valide ses deux lancers. Dans la foulée, il score derrière la ligne, puis à mi-distance terminant la rencontre à 20 points « à la fin, avec la fatigue, tout le monde forçait ses tirs. Moi je suis plus un travailleur de l'ombre, mais mes équipiers me disaient de shooter pour écarter la défense et ce soir, c'est rentré », précise l'emblématique capitaine du GAB.

 

Et de conclure : « C'est tout le groupe qui a fait une grosse prestation, on bonifie la saison. On avait bien commencé 2009 avec une grosse défense qui s'est un peu perdue et petit à petit on la retrouve. » Si Souffel ne prend que 65 points en moyenne, ce qui a été le cas encore, la défense garonnaise leur a empêché d'en mettre plus de 59. La première manche est garonnaise.

 

«pas faire les fines bouches»

 

A la reprise, Broliron score de loin (-3) avant que Menville ne s'approche du cercle bien imité par Kader Boulefaa qui trouve enfin des espaces et la mire. Chez les visiteurs, seul Tschamber semble en mesure de tenir la baraque. C'est le moment que choisit Alexandre Claude pour marquer son tir lointain et ainsi redonner de l'air aux siens (55-49, 30e).La dernière période sera un long temps de disette pour les jaunes avant que Nicolas Laulan ne prenne la rencontre à son compte pour imposer sa vista et son adresse enquillant coup sur coup deux lancers francs, un triple et un tir à mi distance qui permet aux Géabécistes de s'imposer de six longueurs pour ce match aller des play-offs. Le retour est déjà prévu samedi prochain dans la salle de Souffelweyersheim et l'effet de surprise ne marchera plus. Il faudra toute la force du GAB pour assurer la montée.

 

Garonne ASPTT 65 - Souffelweyersheim 59

QT : 24-12 ; 36-30 ; 55-49. Arbitres : MM. Acheen et Soulerot (31).

Pour le Garonne ASPTT : 53 tirs tentés, 22 réussis dont 4 sur 13 à trois points. 28 lancers francs tentés, 17 réussis sur 28 tentés.

 

L'équipe : Claude (3), Steiner, Laulan (20), Menville (15), Lavis (3), Lhomond (9), Marboutin, Pinasseau, Boulefaa (11), Brantus(4). 35 rebonds, 16 balles perdues, 18 fautes personnelles. Pour Souffelweyersheim : 53 tirs tentés, 20 réussis dont 6 sur 25 à trois points. 25 lancers francs tentés, 13 réussis.

 

L'équipe : NKembe (5), Velten, Appel (6), Broliron (11), Alingue (9), Tschamber (18), Kancel (3), Traineau (3), Chaudepierre, Camara (4). 32 rebonds captés, 17 balles perdues, 25 fautes personnelles ; 1 joueur éliminé : Camara (38e).

Photo Kerfanto Sarah
Photo Kerfanto Sarah

Le 4 mai 2010  

 

Une victoire historique !

 

Après le succès du GAB en play-offs, petit retour sur un week-end très long en bord de Garonne.

 

Dimanche matin, rares sont les passants à Meilhan qui n'ont pas entendu parler du match de la veille. La victoire a fait du bruit jusque tard dans la nuit et tous les villages du canton sont déjà au courant. Le GAB ratisse large et les maires de Cocumont, Jusix, Marcellus et bien d'autres étaient autour de Régine Povéda dans la tribune des VIP. Le scoop est de taille : le GAB, donné perdant à 56 % sur le site même du club, s'est imposé de six longueurs dans le chaudron devant un public enflammé et tout acquis à sa cause.

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Les joueurs ont-ils adhéré ?

 

Un licencié très impliqué au club, mais qui n'a pas souhaité être nommé, expliquait après la rencontre : « C'est la récompense de 28 ans de bénévolat. C'est le plus haut niveau vu à Meilhan et dans les villages autour. Derrière c'est difficile de maintenir une âme, d'arriver à rester un club de terroir à un niveau élevé mais jusqu'à maintenant on y est arrivés et c'est génial. »

 

Les yeux un peu humides, certains cadres du GAB ne pouvaient que s'incliner devant l'événement et devant ce public qui a de nouveau fait pâlir les visiteurs d'un soir « Ici, avec la salle de ce soir, il fallait qu'ils soient forts pour s'imposer », affirmait le coach Sébastien Boutin alors que le géant Kader Boulefaa reconnaissait : « Je ne vais pas me cacher, vu ce qu'ont fait les bénévoles cette année, vu le public qui nous a soutenu et vu le groupe qu'on possède, on avait pas le droit de se louper. Personnellement, je me suis mis la pression au début et j'ai été contesté dans mes positions ».

Comment en est-on arrivé là ?

 

Le capitaine Nicolas Laulan est affirmatif : « C'est fabuleux d'écrire des histoires avec des joueurs extraordinaires », alors que Jérôme Lavis qui a goûté au professionnalisme avec Boulazac précise : « Je vis tout ça de manière émue. En revenant ici il y a deux ans, on avait un projet entre potes pour aller jusqu'aux play-offs. On y est et cette victoire montre qu'avec un peu moins d'argent et un peu plus de cœur, on arrive à faire les mêmes choses ». Et Kader Boulefaa d'ajouter : « On est a un match d'écrire une page de l'histoire du GAB avec un groupe de potes qui arrive à partager des moments forts non seulement sur le terrain, mais aussi en dehors ». Tout est dit. L'organisation du GAB permet une saine promiscuité et tous se retrouvent le samedi soir dans leur salle pour jouer, chanter, danser, applaudir ou hurler, mais toujours soutenir leur équipe.

 

Il y a de cela cinq années, lors de leur premier play-off de Nationale 2, Alexandre Claude, Rémi Menville, Kader Boulefaa et Nicolas Laulan étaient déjà dans cette équipe. Dans un autre registre, des hommes comme Jullian Marboutin ou Jérôme Lavis sont des Marmandais, même si leur vie de basket les a portés un peu partout. C'est tout cet univers qui gravite autour de cette équipe qui lui donne ce petit supplément d'âme qui pousse les uns et les autres à se surpasser.

Que faire de cette victoire ?

 

« Six points, ce n'est pas beaucoup pour le retour mais c'est mieux que rien. Là-bas, si on est dans le match, il n'y a aucune raison que l'écart ne soit pas le même. Avec 6 points, tu ne vas pas pour gérer mais pour gagner et on va aller en Alsace pour gagner », rassure le coach Boutin. Et le capitaine Laulan de renchérir : « Après le match que l'on fait chez nous, il est clair qu'on va aller en Alsace pour faire quelque chose ».

 

Les Garonnais iront donc en Alsace sans faux-semblant et sans peur. « Ça va être très dur, mais ce sera à eux de faire le match. On a six points d'avance et qui sait ce qui peut arriver avec cette bande de fous », sourit Jérôme Lavis.

 

Le public en salive déjà et la question de savoir ce que fera le club si la montée se précisait n'effleure encore personne, ou plutôt tous préfèrent se focaliser sur l'événement et profiter de ces instants avant de voir, le cas échéant, ce qui va se passer. Le GAB montre une nouvelle fois qu'il est encore possible de conserver un basket de villages même au plus haut niveau amateur. Certes la poule du Sud-Ouest pratique un basket qui va bien au GAB mais, avant tout, l'enthousiasme de ses joueurs est difficile à freiner et il n'a jamais été aussi prêt de l'échelon supérieur qu'en ce joli mois de mai.

 

La N 1 est exigeante avec sa poule unique et ses budgets ahurissants vus du Marmandais. Mais, après tout les joueurs du GAB vont bien aller en Alsace en avion samedi comme des professionnels. Alors attendons-nous à une ultime joute de folie.

 

Julien Jocal

L'importance de Boulefaa n'est plus à démontrer. Photo Alainguilbaud

 

 

 

 

 

Sébstien Kancel et le BCS jouent gros face à Garonne. C est une place en N1 qui se joue ce soir. (Photo archives DNA - Jean-Christophe Dorn)

 

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Dans un gymnase des Sept-Arpents en fusion, Souffelweyersheim a chassé ses vieux démons en validant son ticket pour la N 1. Les hommes de Stéphane Eberlin ont fait vivre un enfer à une équipe de Garonne. Ils ont livré, samedi, un chef-d'oeuvre de maîtrise collective.

 

BCS 93

GARONNE 46

Les quarts-temps : 28-20, 21-6, 26-14, 18-6. Un millier de spectateurs. Arbitres : MM. Bezanger (Troyes) et Madre (Strasbourg).

BCS : Nkembe 8, Appel 17, Broliron 13, Alingue 9, Tschamber 20, Kancel 16, Traineau 8, Claudepierre 2.

GARONNE : Brantus 5, Boulefaa 5, Marboutin 4, Lhomond 2, Lavis 9, Menville 7, Laulan 11, Steiner 2, Claude 1.

Le récital n'a pas fini de faire parler dans le microcosme du basket alsacien et... aquitain. Souffelweyersheim a humilié, samedi soir, une formation de Garonne dont l'état de décrépitude n'a cessé de s'accentuer au fil d'un match au scénario magique.

 

Édition du Lun 10 mai 2010

La quatrième dimension

Dans une salle pleine à craquer où le nombre des décibels a atteint des sommets inégalés cette saison, les hommes de Stéphane Eberlin se sont défoulés sur leurs adversaires tel un boxeur sur un sac de frappe !

Taxés d'être des « mercenaires » lors de leur passage dans le sud-ouest, les Souffelois ont répondu en famille. « J'avais une énorme rage en moi », confie le meneur Jérémy Tschamber, magistral chef d'orchestre d'une équipe de copains soudés comme jamais.

 

Le blocage psychologique tant redouté a été surmonté

 

L'écart, de 47 points, matérialise à lui seul toute la différence qu'il y a entre ce BCS de gala et une équipe de Nationale 2. « En quatre ans, on a su développer une culture de la gagne », relève le pivot Sanko Camara. « On joue depuis un moment avec une mentalité de machine », appuie l'ailier Alex Nkembe.

Le blocage psychologique tant redouté - après trois échecs successifs aux portes de la Nationale 1 - a donc été surmonté, au prix d'un début de rencontre admirable, salué par un déluge d'applaudissements (13-2, 3e').

Dans une ambiance irréelle, le suspense n'a pas duré plus d'un quart-temps. Réduite en lambeaux par une défense étouffante, l'attaque de Garonne n'a pas trouvé le moindre terrain d'expression à partir du deuxième acte, ne tournant plus qu'à 0,87 point par minute de jeu !

 

« Nos supporters sont 100 fois mieux ! »

 

Alternance intérieur-extérieur, rebonds offensifs, application rigoureuse des systèmes, adresse longue distance, goût du défi physique... Fidèle aux vertus affichées pendant des mois, le BCS a écrit son histoire au plus-que-parfait, chaque joueur l'agrémentant de son petit paragraphe (36-21, 14e' ; 48-24, 20e' ; 60-28, 24e' ; 87-45, 36e').

« C'est un grand moment de bonheur, jubile Stéphane Eberlin, entraîneur perfectionniste par qui la consécration arrive. On n'a pas relâché l'étreinte, rien ne pouvait nous empêcher de décrocher cette accession ultra méritée. »

Les 1000 fans - tous présents plus d'une heure avant le coup d'envoi - ont vécu un rêve éveillé, accompagnant d'un vacarme assourdissant les derniers pas de leurs protégés en N2.

« Il fallait que Garonne comprenne qu'à Souffel aussi, il y a de l'ambiance », s'enthousiasme l'arrière du BCS, Fred Broliron. « Nos supporters sont 100 fois mieux !, lance même, hilare, le meneur Jérôme Velten. Pour notre ville, c'est fantastique... »

 

Amaury Prieur

 

 

Dans une ambiance exceptionnelle, les joueurs du BCS ont atomisé ceux de Garonne avant de faire la fête avec leurs supporteurs pour l'accession à la N1. (Photo DNA - Jean-François Badias)

Le 09/05/2010

Souffel : enfin en N1 !

Le gymnase des Sept Arpents peut laisser éclater sa joie. Il est 21 h 50 hier et le BC Souffelweyersheim tient enfin à pleine main le ticket pour la N1 après lequel il courait depuis quatre ans. Pour sa 4 e participation consécutive aux barrages d’accession, l’équipe de Stéphane Eberlin ne s’est cette fois pas pris les pieds dans le tapis.

 

Battue 65-59 à l’aller dans le Lot-et-Garonne, elle a effacé son handicap en un tournemain. Le chrono tourne depuis moins de deux minutes que Garonne accuse déjà 11 points de retard (13-2). La salle souffeloise, pleine à craquer, a compris que ses favoris sont dans un grand soir. Un jour de grâce.

 

Les visiteurs, pris à la gorge, sont asphyxiés. Leur léger sursaut de la fin du 1 er quart (28-20) ne leur offrira même pas l’occasion d’entretenir l’espoir. Plus intraitable encore que la semaine précédente en défense, le BCS allume le feu aux quatre coins du parquet. Le match tourne à la démonstration. L’écart final (47 points) est aussi le plus large de la partie. « C’est une grosse libération », jubile le coach bas-rhinois Stéphane Eberlin dont les hommes s’étaient déjà offert le scalp de Dijon (Pro A) cette saison en Coupe de France.

 

En demi-finale à Aubenas le 22 mai, Jérémy Tschamber et les autres affronteront Roche-la-Molière, tombeur en quart de Vanves (81-71, 87-61). L’autre demie opposera Orchies, dauphin de Souffel dans la poule D de NM2, à Sorgues. Finale le lendemain pour le titre de champion de France.

 

BC Souffelweyersheim – Garonne ASPTT Basket : 93-46 (aller : 59-65). Gymnase des Sept Arpents à Souffelweyersheim. Les quarts temps : 28-20, 21-6 (49-26), 26-14, 18-6. Arbitres : Fabien Bézanger et Thomas Madré. Un millier de spectateurs.

 

Souffelweyersheim : 33 paniers sur 79 tirs (42 % de réussite), dont 7 sur 20 à 3 points. 14 lancers francs sur 20. 12 balles perdues. 25 fautes.

 

Garonne : 15 paniers sur 45 tirs (33 % de réussite), dont 2 sur 14 à 3 points. 14 lancers francs sur 26. 15 balles perdues. 25 fautes.

 

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10 mai 2010 06h00

 

Ce fut un cauchemar pour le Garonne AB

 

Les jaunes ont laissé leur rêve de Nationale 1 en Alsace, samedi soir

     

Sébastien Boutin n'en revient toujours pas. Il est 22 heures, samedi, à Souffelweyersheim, et son équipe, qui s'y était présentée pour son quart de finale retour de N 2 avec six points d'avance (65-59), vient d'être découpée en tranches par des Bas-Rhinois survoltés (93-46). L'aventure s'arrête là, sur cette déculottée qui, dans l'esprit de l'entraîneur lot-et-garonnais, « laisse un goût amer » après l'exceptionnelle saison des siens.

 

Ce samedi, le Garonne AB n'a jamais eu l'ombre d'une chance. En moins de deux minutes, les Souffelois avaient non seulement effacé leur débours de 6 points, mais aussi déjà assommé la partie (13-2), grâce notamment à deux paniers bonifiés de Tschamber (meilleur marqueur de la rencontre avec 20 points) et Kancel. « Ces 11 points de retard d'entrée nous ont fait mal », constate le capitaine Nicolas Laulan ; nous avons bien essayé de surnager (28-20 à la fin du premier quart), mais les Alsaciens étaient physiquement au-dessus. Ils ont l'expérience de ce genre de match couperet. Ils sont armés pour jouer en N 1 et y faire autre chose que de la figuration. Dans leur salle, devant une grosse ambiance, ils sont allés chercher cette montée qu'ils méritent. Je leur souhaite bonne chance pour la suite. »

 

Malgré ce retour en fin de premier quart, les joueurs de S. Boutin n'ont même pas pu faire illusion. L'écart n'a cessé de croître et ce quart retour a vite pris des allures de fessée (49-26 à la mi-temps, 70-34 à la 28e, 93-46, score final).

Des trous en défense

 

Dans les trois derniers quart-temps, la défense bas-rhinoise n'a laissé que 26 points aux visiteurs. Une misère qui reste en travers de la gorge de Sébastien Boutin. « Nous avons les boules et des regrets d'être passés à ce point à côté. Mais sur la rencontre, il n'y a pas de regrets. Nous nous sommes fait bousculer d'entrée et n'avons jamais existé. C'est un match raté. Basta. En face, Souffel était prêt. C'est une belle équipe, très solide. Pour avoir une chance non pas de gagner, mais d'espérer nous qualifier, il aurait fallu que nous rééditions notre perf du match aller. Ça n'a pas été le cas. Nous n'y étions pas défensivement. Dans l'impact, nous nous sommes fait bouger. Nous avons vite été à l'agonie. Les dix dernières minutes ont été un calvaire. Nous n'avions plus de moteur. Notre finale, nous l'avions peut-être jouée à l'aller. »

Un fossé d'écart

 

Souffel a ainsi marqué deux fois plus de points que Garonne. Et même un peu plus. Ce seul constat suffit à cerner l'ampleur de la débâcle garonnaise. « Il n'y a rien à dire », doit bien admettre Nicolas Laulan, les Souffelois n'ont rien lâché et nous avons baissé les bras. Ce match nous a montré le palier qu'il nous reste à franchir. Mais nous sommes une bande de potes et voulions vivre cette expérience des play-offs. Pour nous, c'était du bonus. Ça le reste. Le score est lourd, mais il n'efface pas notre saison. D'autant que l'accession en N 1 n'était pas l'objectif de départ. »

 

« C'est dommage de finir là-dessus », regrette quand même son coach. « Je suis particulièrement déçu pour la cinquantaine de supporters qui avaient fait le déplacement à l'autre bout de la France. » Des supporters qui, dès le coup de sifflet final, n'en ont pas moins communié avec leurs joueurs, sans leur tenir rigueur de ce vilain coup de buis.

 

Ce samedi, le millier de spectateurs entassé dans le gymnase des Sept-Arpents à Souffel a vite compris qu'il y avait une classe d'écart entre les deux équipes. Une différence qui se matérialisera en 2010-2011 dans la hiérarchie hexagonale avec la promotion du club bas-rhinois en N 1, enfin récompensé après trois échecs consécutifs en barrages.

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le 10/05/2010 à 02h33

 

Souffelweyersheim tient son Graal

 

Après trois échecs consécutifs en play-offs, la 4 e tentative a été la bonne pour le BCS. Battu 65-59 en quart de finale aller l’autre samedi à Garonne, il a atomisé son adversaire au retour avant-hier aux Sept Arpents (93-46) et ainsi obtenu sa montée en N1.

 

Les trois précédentes expériences malheureuses du BC Souffelweyersheim en play-offs d’accession en N1, avec trois gadins sur la dernière marche, auraient pu insinuer le doute dans son esprit. Surtout après la défaite en quart de finale aller à Garonne l’autre samedi (65-59). Mais cette fois, même le court échec subi une semaine plus tôt en Aquitaine n’a pas entamé la confiance des hommes de Stéphane Eberlin. « J’étais serein. Là-bas, nous nous étions contentés de gérer le rythme. Mais nous avions déjà constaté que nos adversaires étaient au taquet. Chez nous, la consigne était claire : hausser le ton pour les user. »

 

Une consigne respectée à la lettre avant-hier au retour. Dès les premiers instants, Garonne est asphyxié. Un 13-2 en moins de deux minutes donne le la. « Nous avons réussi une entame de rêve », jubile l’entraîneur souffelois. « Et quand les Lot-et-Garonnais sont revenus à 8 points en fin de premier quart (28-20), nous avons su donner un nouveau coup de booster. »

 

Le millier de spectateurs du gymnase des Sept Arpents est aux anges. Ses joueurs sont en lévitation et ce quart retour tourne à la déculottée doublée d’une vilaine fessée. Jérémy Tschamber et les autres étouffent leur proie. Au final, ils marqueront deux fois plus de points que leurs rivaux (93-46). « Nous avons su imposer notre rythme durant 40 minutes », pointe le meneur du BCS. « Nous avons pris nos adversaires à la gorge et ils ont suffoqué. Portés par le public, nous avons été euphoriques. Cette montée est l’aboutissement, la consécration de deux ans de travail. »

 

« Nous avons dû refuser du monde »

 

Après avoir éliminé Dijon (Pro A) en 32 es de Coupe de France, puis buté d’un rien sur Nanterre (Pro B) en 16 es, le BCS, lauréat du Trophée Coupe de France 2009, a donc couronné sa « saison de rêve » par une accession « énorme », selon son coach. « Nous ne montons pas en N1 pour y faire de la figuration. Le club possède des dirigeants, des joueurs et un staff qui savent travailler. Après trois échecs en barrages, cette montée est une libération. Car nous avions quand même beaucoup de pression. Notre but est de conserver l’effectif. Il faut nous faire confiance. »

 

Une dernière phrase en forme d’appel du pied aux collectivités. Le président Gilbert Mittelhaeuser emboîte d’ailleurs le pas de son entraîneur sur ce sujet capital. « Notre souci, c’est le budget 2010-2011. Actuellement, nous tournons avec 300 000 euros. En N1, le minimum, c’est 450 à 500 000 euros. Je suis certain que nous y arriverons. »

 

Autre objet de préoccupation : la capacité des Sept Arpents qui risque fort de très vite constituer un frein au développement du BCS. « Nous avons dû refuser du monde », disait avant-hier Steph Eberlin.

 

« Nous avons déjà démarché la municipalité », a anticipé son président, « Sa priorité est la création d’écoles dans une ville passée en quelques années de 6 à 8 000 habitants. Mais les élus savent que notre outil de travail est un peu juste. La Ville nous a promis la mise à disposition d’une nouvelle salle dans trois ou quatre ans. En attendant, il faut faire sans. Dans un premier temps, nous nous efforcerons de remplir les Sept Arpents à chaque match. » La curiosité liée à la découverte de la N1 y contribuera.

 

S.G.

 

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Trois jours après avoir officialisé, sur le terrain, sa montée en Nationale 1, Souffelweyersheim veut maintenant se donner les moyens de perdurer à l'échelon supérieur. Sponsors, collectivités et joueurs seront sondés dès cette semaine.

 

Le champagne à peine digéré, le quotidien a déjà repris ses droits à Souffelweyersheim. Le club bas-rhinois, qui évoluera en Nationale 1 à l'automne, n'a pas l'intention de lambiner. La prochaine saison se prépare aujourd'hui. « Il faut avancer sur les dossiers, insiste Stéphane Éberlin. On arrive dans un monde semi-professionnel ».

L'entraîneur souffelois évoque, sans vouloir les révéler pour le moment, « quelques pistes » en terme de recrutement. « Je souhaite engager un meneur et un extérieur susceptibles de se fondre dans un groupe de dix joueurs interchangeables, fait savoir le technicien. Il est possible que l'une des deux recrues soit un Alsacien ».

 

Édition du mard 12 mai 2010

La réussite a un prix

Un budget revu à la hausse

 

Liés au BCS pour encore une ou deux saisons selon les cas, Jérémy Tschamber, Romain Appel, Fred Broliron, Alex Nkembe, Jacques Alingue et Sébastien Kancel seront encore présents dans l'effectif à la rentrée prochaine. Des discussions seront entamées dès cette semaine avec Tony Traineau, Sanko Camara et Jérôme Velten. Les deux premiers tiennent la corde pour figurer dans un secteur intérieur qui resterait inchangé.

Stéphane Éberlin - qui vise « un maintien serein et confortable en N1, donc une place dans le milieu de tableau » - pourra compter sur une manne financière revue à la hausse. Le président Gilbert Mittelhaeuser planche actuellement sur le budget prévisionnel qu'il soumettra à la fin du mois aux instances nationales.

« Lors d'une réunion à Paris en avril, la Fédé nous a conseillé de tabler sur 450 000 ou 500 000 euros en cas de montée, confie le dirigeant, qui a composé avec une enveloppe de 300 000 euros cette année. Nous avons déjà commencé à faire signer des engagements écrits à nos plus gros sponsors. Les collectivités vont être consultées. Malgré ma nature pessimiste, je suis confiant ».

 

Une tribune à l'étude

 

A plus long terme, la ville de Souffelweyersheim a acté l'édification d'une nouvelle salle de 1 500 places pour son club de basket qui n'en finit plus de grandir. « Nous espérons l'obtenir dans trois ou quatre ans, souligne Gilbert Mittelhaeuser. En attendant, la construction d'une tribune supplémentaire extensible au sein du gymnase des Sept-Arpents est à l'étude. Les devis sont en cours de réalisation, la mairie s'en occupe. Nous allons faire sauter quelques vitres, surélever le bar et créer une partie VIP ».

Le BCS nourrit des rêves de grandeur depuis deux ans. Le temps est venu de les concrétiser.

 

Amaury Prieur

 

La joie des joueurs du BCS samedi soir après le très large succès (93-46) contre Garonne, synonyme de montée en NM1. (Photo DNA - Jean-François Badias)

 

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