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Édition du Lun 16 nov. 2009

 

Un de chute pour Souffelweyersheim

 

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Édition du Lun 12 oct. 2009

 

Souffel marque son territoire

 

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Le choc des co-leaders invaincus a tourné, samedi, à l'avantage d'Alex Nkembe (14 points) et Souffel. (Photo DNA - Patricia Vogel)

 

BCS - ORCHIES 69-61. - Souffelweyersheim s'est bien documenté. A l'instar de tout ambitieux qui se respecte, le groupe de Stéphane Éberlin a consulté la facture hallucinante présentée par Orchies à ses malheureux concurrents en quatre rencontres de championnat : 30,75 points d'écart moyen !
Chiffres à l'appui, le BCS et sa défense en béton armé ont fait voler en éclat les certitudes nordistes. « On a fermé tous les intervalles, au prix d'une grosse débauche d'énergie, savoure l'entraîneur bas-rhinois. La qualité de notre bloc défensif a compensé un certain manque de réussite. On a été solidaire à mort ! »
Le mot n'est pas trop fort. Dans une salle chauffée à blanc, électrisée par les hurlements d'un public de connaisseurs, Souffel a attaqué le match le couteau entre les dents. Seul un petit manque d'adresse sous le cercle lui a

 

 

fait perdre temporairement le fil d'une confrontation digne des angoissantes joutes de fin de saison (8-8, 7e', 21-28, 17e').
Pas de quoi regagner les vestiaires des doutes plein la tête, d'autant que Nkembe, à mi-distance, et Camara, le déménageur des raquettes, n'ont pas tremblé le moins du monde. Comme leurs coéquipiers, les deux gaillards en ont vu d'autres...

 

Broliron sort de sa boîte

 

« Même Adrien Geoffroy, que je n'ai fait entrer sur le parquet que deux minutes, s'est mis au diapason en montant tout de suite au panier, sourit Stéphane Eberlin. On a effectué un vrai travail d'équipe, tout en s'attachant à jouer jusqu'au bout. »
Légèrement dispendieux dans leur gestion des ballons chauds (19 balles perdues), les Souffelois ont rattrapé leurs quelques bévues en allant au charbon (11 rebonds offensifs). En difficulté sur certaines séquences, Broliron a quant à lui ressorti son costume de gala au meilleur moment.
Armé de son colt à trois coups, le « flingueur » maison « a tué le match à lui tout seul », selon son coach, en amorçant un 8-0 (54-54, 35e', 62-54, 37e') dont les répercussions ne se limiteront peut-être pas à cette seule confrontation.
Engagé dans une relation de (trop) longue durée avec la Nationale 2, le BCS met tout en oeuvre, depuis des années, pour quitter cette épouse envahissante. Et dans une division si homogène, un panier-average positif ne peut que l'aider à prendre enfin ses cliques et ses claques...

 

Amaury Prieur

 

Orchies craque en fin de match à Souffelweyersheim (69-61)

 

lundi 12.10.2009

 

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| • BASKET-BALL NATIONALE 2 MASCULINE |

À quatre minutes de la fin de la rencontre Souffelweyersheim - Orchies, bien malin celui qui pouvait pronostiquer le futur vainqueur. ...

Les deux équipes étaient alors à égalité (54-54). Puis Fred Broliron porta trois coups fatals... Face à une formation de métier, au physique impressionnant, le BCO entama crânement la rencontre par Soeria et Verbeke (0-4, 2e). Tschamber égalisa (3e) et s'ensuivit un mano a mano qui allait durer presque tout le match (6-6, 5e 8-8, 6e 11-11, 9e 14-14, 10e). Une grosse intensité défensive de part et d'autre dopée par les nombreuses rotations... Au deuxième quart temps, Smagge pour les Nordistes et Appel pour les Bas-Rhinois trouvèrent les paniers à trois points (17-16, 13e) malgré les murs dressés devant eux (18-21, 14e) toujours avec Smagge (21-21, 15e) et avec NKembe. Dikoumé y alla à son tour (21-28, 17e ) mais Camara égalisa (32-32, 19e). Quelques fautes orchésiennes et les deux équipes rentrèrent aux vestiaires presque à égalité (35-33, 20e). Déjà, l'attaque orchésienne montrait des signes de fébrilité et de maladresse. La reprise ne changea rien à la physionomie du match (39-38, 22e 43-42, 26e) tandis que G. Verbeke, mal à l'aise, souffrait. Devant, seul Atinkpahoun faisait jeu égal avec ses adversaires. Appel lui avait la « patte » (46-44, 28e). Camara et Barbry continuèrent le combat de tranchée (49-46, 30e ). À 10 minutes de la fin, tout était encore possible mais que de ratés côté BCO (52-48, 32e) ! Atinkpahoun et

 

Rude combat entre T. Traineau  et A. Atinkpahoun (13).

 

Barbry s'employèrent pourrevenir à 'égalité (36e). Le BCO eut à ce moment-là une baisse de régime malgré un Barbry en pleine possession de ses moyens.

Broliron aligna trois tirs à trois points qui firent mouche (67-59, 39e). Le BCO venait de perdre face à des joueurs aguerris et plus adroits (69-61, 40e). P. Delaliaux, pas trop abattu, reconnaissait que se joueurs, devant, n'avaient pas été très performants : « 35 % de réussite aux tirs, c'est insuffisant à ce niveau. L'adresse a fait la différence. Face à une équipe aussi forte, c'était mission impossible avec si peu de gains. Tant pis... Il nous reste 21 matchs et on va se remettre au travail. » Au classement, le BCO recule à la seconde place derrière Souffel, invaincu. • J. O. (CLP)

 

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le 22/08/2009 à 03h25

 

Basket Souffel : enfin la bonne ?

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Après un détour à Gries, Marc Zimmer, l’un des deux nouveaux, est de retour. S.G.

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une autre d’y arriver. Si les gars sont restés, c’est qu’ils ont apprécié notre saison, les infrastructures et l’implication des dirigeants. C’est une reconnaissance du travail des coaches et dirigeants. »

Convaincu que son effectif a les qualités pour toucher enfin au Graal de la N 1, Steph Eberlin a plus souhaité l’étoffer que le remodeler. « Alingué, que je connaissais déjà quand il jouait à l’Electricité de Strasbourg et qui vient de passer deux ans à Haguenau, nous a tués en Coupe du Crédit Mutuel début 2009. Il a aussi fait un gros match en finale de cette Coupe contre Gries chez nous. Dès fin mai, nous l’avons fait signer. Je cherchais un jeune à gros potentiel. L’entraîneur que je suis n’avait pas le droit de laisser passer cette aubaine, d’autant que son arrivée rajeunit un effectif qui compte trois trentenaires et trois joueurs de 29 ans. En plus, il est bosseur. Quant à Marc, il avait rejoint Gries à l’époque pour jouer en minimes France. Il a demandé à revenir chez nous, a priori pour aider l’équipe 2 à monter en prénationale. Mais il fera des apparitions en 1. »

 

« Que le groupe prenne du plaisir »

 

Depuis le 4 août, le BCS a remis l’ouvrage sur le métier. Avec un objectif inchangé : l’accession. « Il faudra une nouvelle fois terminer dans les deux premiers en saison régulière », n’ignore pas Eberlin. « Depuis trois ans, nous avons fini 2 es, 1 ers et 2 es, en remportant le Trophée Coupe de France 2009, le premier titre du club. Nous restons sur trois belles saisons, avec beaucoup de victoires. Bien sûr, nous avons buté en barrages d’accession face à Andrézieux, Juvisy et Angers. Mais quand on voit la conjoncture actuelle, avec des clubs qui peinent à boucler leur budget, on se dit que ce n’était peut-être pas la bonne année pour monter. »

Une philosophie qui ne l’empêche pas d’afficher une ambition intacte. « Je préfère disputer des saisons qui se terminent par un cruel échec d’un ou deux points que par une 7 e ou 8 e place sans émotion. À titre personnel et pour les dirigeants qui se décarcassent depuis 5 ou 6 ans, au premier rang desquels la famille Mittelhaeuser à qui je rends hommage, ce serait une énorme fierté de monter avec des moyens pas énormes. Les joueurs adhèrent à notre politique familiale. C’est ça le plus important : que le groupe prenne du plaisir. Quand c’est le cas, les résultats suivent. Et croyez bien que nous espérons tous vivre la joie d’une montée, comme j’en ai connu lorsque j’étais joueur. »

 

S.G.

 

Départ : Ludovic Kayser (Richwiller, N 3).

Arrivées : Jacques Alingué (Haguenau, N 3), Marc Zimmer (Gries, N 3).

Effectif : Sébastien Kancel, Romain Appel, Tony Traineau, Jérôme Velten, Adrien Geoffroy, Sanko Camara, Alexandre Nkembe, Frédéric Broliron, Jérémy Tschamber, Jacques Alingué, Marc Zimmer.

 

Le 21/08/2009

Tournoi International de Gries-Oberhoffen

 

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le 24/08/2009

 

Souffel : première à Gries

 

Le BCS a remporté pour la première fois hier le traditionnel tournoi d’avant-saison de Gries. Les hommes de Stéphane Eberlin ont dominé le BCGO dans une finale qui promet des retrouvailles animées en N 2 (71-65).

 

 Entre le BC Gries-Oberhoffen et le BC Souffelweyersheim, c’est une histoire d’amour vache. En dehors du terrain, les coaches, Olivier Bady et Stéphane Eberlin, s’apprécient et leurs joueurs se vouent un profond respect mutuel. Mais sur le parquet, ce n’est plus la même musique. Plus question du moindre cadeau.

Les quelque 500 spectateurs de l’Espace Sports La Forêt l’ont encore vérifié hier soir en finale du traditionnel tournoi de Gries. La semaine précédente, le BCGO s’était imposé au gymnase des Sept Arpents de Souffel (89-77). Ce dimanche, le BCS est venu prendre une éclatante revanche dans le fief griesois (71-65).

L’équipe de Steph Eberlin, qui avait auparavant dominé Kaysersberg (85-59) et Liévin, club de N 1 (76-71), a montré qu’elle était déjà au point. Pas étonnant : hormis l’arrivée majeure du pivot de Haguenau, Jacques Alingué (2 m), elle a conservé un effectif inchangé, celui-là même qui a raté d’un rien ces trois dernières saisons l’accession en N 1. « Après notre défaite contre Gries la semaine passée, nous voulions resserrer la défense », souligne le coach souffelois. « Après un début difficile (18-10 pour le BCGO), nous avons mis une grosse intensité défensive. C’est la leçon que nous avons retenue de la saison passée : sans intensité et dureté, on ne peut rien faire. Le plus intéressant a été l’apport de nos trois jeunes, Jacques Alingué, qui est monté en puissance, Jérôme Velten et Adrien Geoffroy. »

 

La grave blessure de Julien Invernizzi

 

Malgré l’absence d’Alexandre Nkembe, parti a un mariage à Nice, et l’élimination de Sanko Camara à la 35 e, le BCS a gardé des devants qu’il avait pris dès la 18 e, sur un panier bonifié de Romain Appel (26-25). Régulièrement nanti d’une douzaine de points d’avance, il en a conservé la moitié, au terme d’un derby plutôt engagé. « Ce n’était pas un match amical, mais un match de préparation », sourit Olivier Bady dont l’équipe avait auparavant éliminé Karlsruhe (Pro B allemande) en prolongation. « Souffel veut être champion de N 2 et n’y arrivera pas sans défi physique. Nous, nous voulons ne pas être loin. Ça donne toujours des matches engagés, mais avec beaucoup de respect. »

Souffel succède ainsi au BCGO au palmarès du tournoi. Un tournoi marqué par la grave blessure au tendon d’Achille (rupture partielle ou totale ?) du joueur de Kaysersberg, Julien Invernizzi, contre Mirecourt. La saison de l’ex-Souffelois est sans doute déjà terminée. « C’est dommage, parce que le KBCA construit une belle équipe, surtout si Martin Novak (ex-espoirs de la SIG et Gries, qui jouait en N 1 à Bayonne), qui s’entraîne là-bas et a disputé le tournoi, s’y engage. »

Dans le tournoi B, le WOSB (Westhoffen-Otterswiller-Saverne) a largement dominé les débats, devant Gries 2, Schirrhein et les Vosges du Nord.

 

Souffel prend date

 

Avant-goût des derbies qui pimenteront à nouveau le championnat de Nationale 2, la finale du tournoi international de Gries a mis aux prises, hier après-midi, le BCGO et le BCS. Les Souffelois l'ont emporté (65-71) et inscrit, pour la première fois, leur nom au palmarès de l'épreuve.

 

BCGO 65

BCS 71

Quart-temps : 20-13, 7-17 (mi-temps : 27-30), 19-27, 19-14. Arbitres : MM. Funfrock et Turtin.

BC GRIES-OBERHOFFEN : 21 paniers sur 65 tirs, dont 5 sur 20 à 3 pts, 18 LF sur 21, 30 rebonds dont 11 offensifs, 16 pertes de balle, 25 fautes (Majstorovic, 36e', et Lazare, 40e', éliminés). Majstorovic 10, Lazarus 6, Lazare 16, Kaerle 19, Bohler 2, Ait-Tabassir 8, Dieye 4.

BC SOUFFELWEYERSHEIM : 23 paniers sur 52 tirs, dont 6 sur 18 à 3 pts, 19 LF sur 28, 42 rebonds dont 13 offensifs, 19 pertes de balle, 22 fautes (Camara, 35e', éliminé). Camara 5, Velten 4, Appel 20, Broliron 8, Alingue 10, Tschamber 8, Kancel 9, Traineau 3, Geoffroy 4.

La finale du tournoi international de Gries a opposé ce dimanche après-midi les « deux frères ennemis » de la poule D de Nationale 2 masculine. Dans la droite lignée des derbies en championnat, le match a été très disputé et âpre, marqué par un défi physique impressionnant dans les

raquettes avec, d'une part, Majstorovic, Dieye et Bohler, et de l'autre, Kancel, Traineau, Alingue et Camara.
Gries se porte immédiatement aux commandes par Lazare (3-0 puis 5-0, 2e'). Souffel a du mal à rentrer dans le match si bien que Gries crée un premier écart (20-10, 9e' puis 20-13 à la fin du premier quart-temps). Mais le diesel souffelois ne va pas tarder à se mettre en route. Successivement Appel, Camara et Kancel ramènent leur équipe dans le sillage des verts (25-21, 17e') ; le BCS prend pour la première fois l'avantage à la 18e' (25-26, puis 27-30 à la mi-temps).

Les rouges peuvent
contrôler la partie

Gries a déjoué et n'est plus parvenu à percer la défense banlieusarde, n'inscrivant que sept points durant ce deuxième quart. Souffel va même creuser l'écart au cours du troisième quart-temps : 35-49 (26e'), plus gros écart de la partie. Les troupes de Stéphane Éberlin entament ainsi le money time avec 11 points d'avance. Malgré la débauche d'énergie de Kaerlé, les rouges peuvent contrôler la partie et garder les villageois à distance pour empocher, pour la première fois, la finale du tournoi de Gries (65-71).

Ch.K.

 

Édition du Lun 24 août 2009

 

LE BCS MISE SUR LA CONTINUITE

 

Article du 28/08/2009

 

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L'EFFECTIF. - C'est le rêve de tout entraîneur que de pouvoir conserver tous ses joueurs lorsque ceux-ci lui ont donné satisfaction. Ce rêve, Stéphane Éberlin l'a vu être exaucé. « L'effectif est stable et c'était mon souhait depuis longtemps, que l'on monte ou pas, explique le coach du BCS. C'était aussi le souhait des joueurs de rester et certains ont refusé, pour cela, des propositions très attractives. C'est flatteur de voir que tout le groupe avait envie de continuer ensemble ».

 

« Les joueurs connaissent ma philosophie et on a un vécu commun »

 

Emmenée par son capitaine Tony Traineau, c'est donc l'équipe victorieuse de 23 de ses 24 derniers matches la saison dernière qui repart pour un tour. « C'est appréciable de ne pas recommencer à zéro, poursuit l'entraîneur. Là, les bases sont solides. Les joueurs connaissent ma philosophie et on a un vécu commun. Résultat, le jeu est déjà léché et les automatismes sont déjà en place. J'ai pris un pied énorme depuis le début de la préparation (sourire) ».
Un seul renfort est venu se greffer sur l'ossature souffeloise, le tonique et bondissant Jacques Alingue, 21 ans, révélation de la saison écoulée avec Haguenau (NM3) et épatant contre Souffel et Gries, en demi et en finale de la dernière coupe du Crédit Mutuel. « L'idée, c'était d'avoir un joueur qui m'amène de la jeunesse, de l'enthousiasme. Lui, c'est une pépite, un potentiel à l'état brut. »
LES OBJECTIFS. - Après trois échecs successifs aux portes de la Nationale 1, dont deux douloureux face à Juvisy et Angers - il n'a manqué qu'un panier lors des play-offs de mai dernier... -, le BCS ambitionne à nouveau de grimper dans l'ascenseur. « Avant de parler de montée, il faut déjà terminer aux deux premières places de la saison régulière », rappelle coach Éberlin.
Les épilogues cruels des saisons précédentes semblent en tout cas avoir été digérés. « Ce n'est pas donné à tout le monde de vivre ce qu'on a vécu ces trois dernières années, de jouer à chaque fois le haut du tableau comme on l'a fait. Maintenant, il est clair qu'il faut passer le cap à un moment donné. La montée, ce serait un truc énorme », dit le coach qui a connu, joueur, l'accession en Pro A avec la SIG et celle en NM2 avec Souffel.

 

« Cette année, il faudra y aller à la hache ! »


Victorieuse du Trophée Coupe de France l'an dernier - le premier trophée de l'histoire du club -, l'équipe du président Mittelhaeuser a aussi retenu les erreurs du passé. « Il y aura toujours des paramètres que tu ne maîtrises pas en barrages, mais on a tout de même appris de nos défaites. En play-offs, ça se joue à couteaux tirés, la dimension tactique est presque secondaire. Cette année, il faudra y aller à la hache ! » Voilà qui promet.

R. Sch.

édition du jeudi 27 août 2009

 

Le groupe

Départ : néant. Arrivée : Jacques Alingue (CO Haguenau, NM3). L'effectif : Jérémy Tschamber, Jérôme Velten, Adrien Geoffroy, Frédéric Broliron, Romain Appel, Alexandre NKembe, Tony Traineau, Sébastien Kancel, Jacques Alingue, Sanko Camara, Marc Zimmer, Thomas Bergeron. Coach : Stéphane Éberlin, assisté de Daniel Pereira.

 

Dernière ligne droite

 

Le BCS poursuit, ce week-end, sa préparation pour le championnat de NM2, qui débute le 12 septembre.
Après sa victoire au tournoi de Gries-Oberhoffen, l'équipe fanion sera opposée, samedi, à Pfastatt (NM3) et, dimanche, au Sparta Bertrange (1re division luxembourgeoise). Les deux rencontres doivent permettre à Stéphane Éberlin et à sa troupe de parachever le travail effectué depuis la reprise de l'entraînement le 4 août.
Ces « journées basket » seront également l'occasion pour d'autres équipes du club de faire leurs premières armes. Ainsi, les minimes garçons, qui évolueront en championnat de France, seront opposés à ceux du FC Mulhouse, coachés par Jean-Louis Tschamber, le papa du meneur souffelois en NM2.
Les cadets région affronteront successivement le CO Haguenau et la SIG II. Les seniors masculins 2 (PERM) seront opposés au CA Rosheim. Les féminines, cadettes et seniors, auront le privilège d'ouvrir les débats vendredi soir.

 

Le programme

- VENDREDI 28 AOUT
BCS - La Wantzenau (CF) à 19h ; BCS - La Wantzenau (SF) à 20h30
- SAMEDI 29 AOUT
BCS - CO Haguenau (CM1) à 16h ; BCS - FCM (MM1) à 18h ; BCS - Pfastatt (SM1) à 20h.
- DIMANCHE 30 AOUT
BCS - Lingolsheim (SM3) à 10h30 ; BCS - SIG (CM1) à 13h15 ; BCS - CA Rosheim (SM2) à 15h ; BCS - Sparta Bertrange (SM1) à 17h.

 

Dimanche 30 aout 22H20

 

BASKET CLUB SOUFFELWEYERSHEIM

 

JOURNÉES BASKET 28-29-30 AOÛT 2009

 

 

 

 

 

article sur les rencontres SM 1 des Journées Basket, organisées à Souffelweyersheim, les 28-29-30 aout 2009, ainsi que les résultats des autres rencontres.

 

TESTS POSITIFS POUR LE BCS.

 

BCS – PFASTATT : 88 – 51

Pfastatt prend le meilleur départ : 2 – 5 à la 2’. Garnier, Willig et Di Marzio tiennent la dragée haute à leurs hôtes. À la 4’, le coach local, Stéphane Eberlin prend son premier temps mort. Une remise aux normes et le BCS sous l’impulsion de Tschamber prend les commandes pour ne plus les quitter : 21 – 16  à la 10’.

Mathieu Gitta va tenir son équipe à bout de bras. Les marqueurs vont se faire rares côté haut-rhinois. Côté local le coach peut se permettre de faire tourner toute son équipe, les marqueurs sont bien répartis. La mi temps est sifflée sur le score de 44 à 32.

A la reprise, la différence physique est trop importante. Les protégés d’Andic Dejean ne marqueront que huit points (dont 2 tirs primés de Gitta) en dix minutes. La suite ne sera plus qu’une promenade de santé pour le BCS.

 

Arbitres : Xavier OBERNESSER et Thomas MADRE. 200 spectateurs.

Quart-temps :.21 – 16 ; 23 – 16 ; 24 – 8 ; 20 – 11.

BCS: 11 paniers à 3 pts ; LF : 9/14. Nkembe : 18 – Velten : 10 – Appel : 16 – Broliron : 12 – Alingue : 3 – Tschamber : 14 – Kancel : 6 – Traineau : 4 – Geoffroy – Camara : 5.

Pfastatt : 6 paniers à 3 pts (dont 5 de Gitta) ; LF : 8/14. Gitta : 25 – Di Marzio : 4 – Boughédir : 6 – Werner : 2 – Schneider : 2 – Willig : 5 – Garnier : 7 – Marjoulet.

 

 

 

BCS – SPARTA BERTRANGE : 92 – 62

Dès le début de la rencontre, le joueur US, Larry Smith du Sparta Bertrange, se met en exergue et aligne sept points en dix minutes soit près de la moitié de son équipe pendant ce laps de temps. Les locaux ne s’en laissent pas compter : sept joueurs alimentent la marque, et le BCS mène 17 – 15.

La physionomie change quelque peu. Kancel et Tschamber font sauter le verrou luxembourgeois : 21 – 15 à la 12’. Le coach visiteur Philippe Giberti est obligé de prendre son premier temps mort. Cela ne fera pas de miracle, Tschamber, encore lui, aligne un tir primé et une interception plus tard, il creuse l’écart : 27 – 15. À la 14’, les luxembourgeois posent leur deuxième temps mort. Le BCS vient d’infliger un 15 – 2. Traineau s’offre une claquette et Geoffroy deux tirs bonifiés. Smih se démène comme un beau diable et tente de maintenir Bertrange hors de l’eau. A la mi temps le tableau d’affichage indique : 43 – 29.

La partie va s’équilibrer quelque peu. Une cascade de fautes personnelles tombe sur les deux équipes : Alingue tire son épingle du jeu aux lancers. Mais Souffel va encore creuser le fossé. Sanko Camara se déchaîne : rebond, relance et dunk : les locaux comptent 22 points d’avance : 67 – 45.

Nkembe et les intérieurs bas-rhinois dominent. En face il n’y a que Grant et Smith pour répondre. Sporadiquement, on verra Hublart ou Engel. Stéphane Eberlin fait tourner l’ensemble de son effectif sur la totalité de la rencontre. Les Velten et Geoffroy font preuve de plus d’assurance. Traineau et Alingue excellent dans leurs prouesse aériennes.

 

Arbitres : Thomas MADRE et Geoffrey HUCK. 200 spectateurs.

Quart temps : 17 – 15 ; 26 – 14 ; 24 – 16 ; 25 – 17.

BCS : 8 paniers à 3 pts. LF : 26/31 ; un joueur éliminé : Kancel 33’. Nkembe : 10 – Velten : 4 ; Appel : 7 – Broliron : 9 ; Alingue : 8 ; Tschamber : 13 ; Kancel : 10 ; Traineau : 16 ; Geoffroy : 9 ; Camara : 6.

Bertrange : 5 paniers à 3 pts. LF : 19/28. Un joueur éliminé : Busazi 35’. Smith : 22 – Busazi : 3 – Arbaut : 7 – Klein – Wagner – Hublart : 5 – Weiler : 4 – Engel : 4 – Nittler – Grant : 17 – Trpodo – Wolsfeld.

 

Les Résultats :

 

CF BCS 1 - La Wantzenau 1 36-42

SF BCS 1 - La Wantzenau 1 32-57

CM région BCS 1 - CO Haguenau 1 113-29

MM France BCS 1 - FC Mulhouse 1 44-117

SM1 BCS 1 - Pfastatt 1 88-51

SM3 BCS 3 - Lingolsheim 1 92-52

CM région BCS 1 - SIG 2 103-56

SM2 BCS 2 - CA Rosheim 1 73-56

SM1 BCS 1 - Sparta Bertrange 1 92-62

 

Source J-M -M

Article du 02/09/2009

 

Premier tournoi international de Kaysersberg

 

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Boncourt et ses quatre Américains

 

Pour son tournoi international, Kaysersberg a obtenu le concours des Suisses de Boncourt, des Allemands de Freiburg, et du BC Souffelweyersheim.

 

Les Suisses, qui ont disputé les demi-finales des play-offs de LNA et de la Coupe de Suisse la saison dernière, partent avec les faveurs du pronostic. La formation entraînée par le Français Olivier Le Minor, qui a passé plusieurs saisons à Angers (Pro B), s’est encore bien renforcée avec la venue d’un quatrième Américain, Tony Gugino, un intérieur de 2,06 m. Il complétera ainsi l’équipe déjà nantie de trois joueurs US, le meneur Pierre Wooten, l’ailier Lewis Monroe et Todd Peterson, un autre pivot de 2,03 m.

 

Les Allemands, dont le premier match du tournoi face à Souffelweyersheim sera décentralisé à Epfig, auront également des arguments. Freiburg, qui vient en effet de remonter en Pro A (2 e division allemande) s’est également bien renforcé avec un ailier américain de 2,04 m, Gérald Robinson, qui a rejoint son compatriote, le meneur Anish Sharda. Les Fribourgeois comptent également sur ses pivots Lars Grübler et ses 211m et le jeune Tobias Tassmann (2,05 m) et sur Julius Haag, un ailier de retour en Allemagne après un séjour aux States.

 

On ne présente plus le BC Souffelweyersheim, le vainqueur du Trophée Coupe de France qui fait une nouvelle fois figure d’épouvantail en Nationale 2 et qui a prouvé lors de ses matches de préparation qu’il avait déjà retrouvé ses marques.

 

Ces trois formations risquent de causer pas mal de soucis à Kaysersberg, si l’on tient compte de sa sortie en match amical, la semaine dernière face à Westhoffen. Certes, Fabien Drago venait d’accueillir Tomas Druktenis, le Lituanien appelé à remplacer Julien Invernizzi victime d’une rupture d’un tendon d’Achille, et était privé d’une de ses autres recrues, Benjamin, en délicatesse avec un genou. D’ici là, l’entraîneur de Kaysersberg aura eu l’occasion de ressouder son équipe qui se déplace à Pfastatt, ce soir 20 h 30, et rencontre Souffelweyersheim, vendredi soir (20 h 30) à Ste-Marie-aux-Mines.

 

H.H. Le programme

VENDREDI

20 h 30 : FCM - Eguisheim (à Eguisheim), Kaysersberg II - Dessenheim et BC Souffelweyersheim - Freiburg (à Epfig)

SAMEDI

12 h : Eguisheim - Richwiller ; 14 h : Dessenheim - Illfurth ; 16 h : Richwiller - FCM et 20 h 30 : Kaysersberg - Boncourt.

DIMANCHE

10 h : places 5 e et 6 e ; 12 h : places 3 e et 4 e. 14 h : finale tournoi régional. 16 h : places 3 e et 4 e tournoi international ; 18 h : finale

 

L'équipe chère au Président Mittelhaeuser est rentrée dans la dernière ligne droite de sa préparation avant le début du championnat qui est prévu pour samedi prochain face à Charenton. Le programme de cette fin de préparation est copieux avec 3 rencontres ce week-end : Kaysersberg hier soir, Freiburg aujourd'hui à Epfig et Boncourt ou Kaysersberg dimanche à Kaysersberg.

 

Hier soir, le coach Stéphane Eberlin et son assistant Daniel Pereira avaient décidé de laisser au repos Jérémy Tschamber et Sanko Camara. C'était également l'occasion d'intégrer le nouveau venu dans le groupe depuis le début de la semaine en la personne de Florent Eleara, 10 ans de carrière pros derrière lui en passant par Dijon, Chalons-en-Champagne, Mulhouse, Besançon, Boulazac... Joueur d'expérience, Florent Eleara est venu s'installer en Alsace pour raison familiale. Il a décidé de mettre le basket pro de côté pour poursuivre ses études. Connaissant Jérémy Tschamber et Alex Nkembe, ainsi que le coach Stéphane Eberlin, il a demandé s'il pouvait s'entraîner avec le groupe. Cela apporte une possibilité si l'équipe devait être touchée par des pépins physiques chose que personne ne souhaite. Par contre, Florent Eleara participera aux matchs de Coupe de France et de Coupe de Crédit Mutuel.

 

Du côté de Kaysersberg, le nouveau venu Druktenis en provenance de Cognac (joueur lituanien) était également présent. L'équipe de Fabien Drago avait l'intention de se rassurer après la défaite de mercredi à Pfastatt (N3) 84-65. C'est eux qui rentre le mieux dans le match en remportant le 1er quart 16-24. Seuls Jacques Alingue et  Alex Nkembe font illusion dans ce 1er quart-temps pour le BCS. Le BCS n'y est pas au niveau de la dureté défensive tout en se montrant approximatif en attaque. Mais les coéquipiers à Jérôme Velten réagissent à l'entame du 2ème quart. La défense se met en place et le BCS reprend les commandes du match pour rentrer au vestiaire sur le score de 38-37 en sa faveur.

 

Dans le 3ème quart, le score reste serré, Vesper (11 pts dans ce quart-temps) répond à Tony Traineau (10 pts dans ce quart-temps). Après 30 minutes de jeu, le BCS mène 58-56.

 

Mais Kaysersberg va s'effondrer au début du 4ème quart face à la puissance et l'adresse du BCS. Un bon passage d'Adrien Geoffroy, bien épaulé par Sébastien Kancel et Jacques Alingue dans la raquette va permettre au BCS de prendre jusqu'à 20 points d'avance. La messe est dite et le BCS finit en roue libre pour l'emporter 80-66.

 

Le BCS rencontre aujourd'hui Freiburg à Epfig à 20h30.

 

 

BCS   80

 

KAYSERSBERG   66

 

les quart-temps : 16-24; 22-13; 20-19; 22-10. Arbitres : MM Becht et Sery. 75 spectateurs.

 

BCS : Velten 8, Appel 6, Nkembe 15, Alingue 9, Kancel 10 puis Geoffroy 5, Broliron 12, Traineau 12 et Eleara 3.

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Édition du Lun 7 sept. 2009

 

Boncourt s’impose, Kaysersberg se rassure

 

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Photo Yannick Bohn

 

passage à vide qui a permis aux Suisses de repasser en tête (54-56 et 54-65) et de contenir le retour tardif des Bas-Rhinois.

Auparavant, les Kaysersbergeois ont été à deux doigts de réaliser une surprise face à Freiburg. Déjà bien en jambes la veille contre Boncourt, les hommes de Fabien Drago ont bousculé les Suisses, sous l’impulsion notamment du jeune Blaison, et ont encore mené à l’entame du dernier quart temps (58-53). Mais l’adresse à mi-distance des Américains de Freiburg en fin de match a eu raison de Da Sylva et de ses hommes.

 

KABCA II promet

 

Chez les régionaux, le tournoi a été remporté par l’équipe deux de Kaysersberg. Nouveau sociétaire du Prénational, la formation de Laurent Bicart a démontré durant les trois jours, en épinglant notamment Illfurth et Richwiller, deux équipes de nationale 3, qu’elle aura son mot à dire cette saison dans la lutte pour l’accession en championnat de France.

 

H.H. avec E.F

 

Kaysersberg – USC Freiburg 79-81. Arbitres : MM Franck et Moller. 20-28 ; 21-12 ; 17-13 ; 21-28.
Kaysersberg : 29 paniers sur 63 tirs dont 3/17 à 3 points et 18 LF 27. Poisson 11, Blaison, 13, Freyburger 11, Da Sylva 13, Druktenis 10, Casagrande 2, Kuntz 4, Benjamin 13, Vesper 2.
Freiburg : 25 paniers sur 44 tirs dont 9 sur 19 à 3 points et 22 LF 34. Haag 2, Robinson 23, Evans 22, Grubler 9, Sharda 17, Roquette 8.
Boncourt — Souffelweyersheim 72-69. Arbitres M. Becht et Mlle Richert. 23-17 ; 11-16 ; 22-21 ; 16-15.
Boncourt : 21 paniers sur 54 tirs dont 6/22 à 3 pts et 24 LF 29. Monroe 8, Tshomba 3, Stucheli 6, Dos Santos 4, Goodman 21, Gugino 11, Peterson 19.
BCS : 25 paniers sur 53 tirs dont 5/14 à 3 pts et 14 LF 20. Nkebe 5, Appel 11, Broliron 17, Alingue 7, Tschamber 2, Kancel 12, Traineau 3, Geoffrey 4, Camara 8.

 

Les résultats

Tournoi international

Souffelweyersheim — Freiburg 77-64
Kaysersberg — Boncourt 79-87
3/4 : Freiburg — Kaysersberg 81-79
Finale : Boncourt — Souffelweyersheim 72-69
Classement : 1. Boncourt ; 2. Souffelweyersheim ; 3. Freiburg ; 4. Kaysersberg.

Tournoi régional
Poule A

Kaysersberg II — Dessenheim 79-65
Dessenheim — Illfurth 65-89
Illfurth — Kaysersberg II 78-80

Poule B

FCM — Eguisheim 91-69
Eguisheim — Richwiller 61-80
Richwiller — FCM 81-77
5/6 : Dessenheim — Eguisheim 52-72
3/4 : Illfurth — FCM 61-51
Finale : Kaysersberg II — Richwiller 78-57
Classement : 1. KABCA II ; 2. Richwiller ; 3. Illfurth ; 4. FCM ; 5. Eguisheim ; 6. Dessenheim.

 

Édition du Lun 7 sept. 2009

 

Tournoi international de Kaysersberg

 

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Wooten et Boncourt ont dominé Riff et le KABCA avant de venir à bout de Souffelweyersheim en finale. (Photo DNA - Christian Mostch)

 

premières minutes du dernier quart. Dominé au rebond, le BCS patine en attaque et encaisse un 0-9 qui donne 11 longueurs d'avance aux Jurassiens.
N'Kembé puis Broliron (5 points consécutifs) sonnent la révolte. La zone bas-rhinoise permet au BCS de gratter les balles pour revenir à hauteur, mais ni Appel, ni Broliron ni N'Kembé ne trouvent le cercle. La meilleure équipe du plateau remporte logiquement le tournoi.

 

Rebonds et adresse

 

Et pourtant, les Jurassiens - qui n'avaient que cinq séances d'entraînement dans les jambes - n'étaient pas passés loin de la défaite la veille, face à Kaysersberg. Menés d'entrée de jeu (0-6, 2e'), les Haut-Rhinois s'étaient lancés dans une course poursuite compliquée par le nombre de rebonds offensifs et l'adresse suisses.
Da Sylva et Freyburger plaçaient le KABCA en tête pour la 1re fois du match à 3' de la fin du 3e quart (54-52). Boncourt reprenait les commandes en toute fin de période (58-59), mais « KB » s'accrochait, à l'image de Da Sylva (67-66, 34e').
Wooten, passé par Saint-Quentin (Pro B) et Besançon (Pro A), prenait les affaires en main dans la dernière ligne droite. Il marquait, provoquait les fautes, faisait marquer ses intérieurs shooteurs Gugino et Peterson. Da Sylva et Druktenis ne parvenaient plus à convertir leurs tentatives extérieures et Boncourt s'imposait finalement de 8 points (79-87).
Mais après avoir plongé dans le ridicule mercredi dernier à Pfastatt - défaite de 20 points face à une formation de NM3 privée de quatre joueurs majeurs -, les recevants pouvaient enfin afficher un semblant de sourire, soulagés d'avoir retrouvé une bonne partie de leur basket.
Une impression confirmée le lendemain contre Fribourg. Dans le match pour la 3e place, les Haut-Rhinois mettaient un quart-temps à entrer dans la rencontre (20-28). Leur alternance défensive zone-individuelle perturbait des Allemands très physiques, mais pas mobiles pour deux cents. Sans complexe, le jeune Emile Blaison sonnait la révolte et KB passait en tête à la mi-temps (41-40).

L'horizon s'est éclairci

Les Alsaciens attaquaient la dernière période avec un capital de cinq points (58-53). Les Allemands profitaient de la baisse d'adresse et des oublis défensifs pour revenir (70-70) puis passer en tête (70-79). Poisson et Da Sylva ramenaient Kaysersberg, qui héritait du ballon à 5" de la fin du match.
Da Sylva armait à trois points, mais les arbitres ne sifflaient pas la faute sur le poignet. Le KABCA boucle sa préparation sans avoir remporté le moindre match, mais l'horizon s'est sérieusement éclairci.

Résultats

- DEMI-FINALES : BC Souffelweyersheim - Fribourg (All) 77-64 ; Kaysersberg ABCA - Boncourt (Sui) 79-87.
- 3e-4e PLACES : KABCA - Fribourg 79-81
- FINALE : BCS - Boncourt 69-72.
- CLASSEMENT : 1. Boncourt ; 2. BCS ; 3. Fribourg ; 4. KABCA.

Cyril Tromson

 

Édition du Lun 14 sept. 2009

Guerre de tranchées

 

BCS - CHARENTON 71-53. - A défaut d'être totalement au point offensivement, Souffelweyersheim ferme déjà à double tour l'accès à son panier. Charenton s'est ainsi vu offrir un entonnoir en guise de cadeau de bienvenue au gymnase des Sept-Arpents. L'attaque francilienne n'a, à vrai dire, jamais vu le jour au cours de cette première journée de championnat.
« C'est l'avantage de disposer d'un groupe de dix joueurs interchangeables, fait remarquer l'entraîneur du BCS, Stéphane Éberlin. Les gars savent qu'ils peuvent se donner à fond et déployer une grosse intensité défensive. Dommage, simplement, qu'on ait eu autant de déchet en première mi-temps. On manque dix, douze points faciles dans la raquette. »

 

Souffel avait assez d'atouts
dans sa manche

 

 

 

Hormis Appel, qui inscrit huit des dix premiers points de son équipe (dont deux shoots primés), Souffel éprouve très vite des difficultés à trouver la mire, à l'image de ses intérieurs Kancel et Camara, volontaires, mais mal récompensés de leurs petits mouvements dos au cercle (12-16, 11e').
Comme souvent, lorsqu'ils peinent à alimenter la marque, les Bas-Rhinois s'en remettent à Broliron, leur arme fatale, dont le tir longue distance est souvent une assurance tous risques. L'arrière souffelweyersheimois, bien secondé par Alingue, a le mérite d'enclencher un 12-0 du plus bel effet (24-16, 15e').
Le rouleau compresseur est alors en marche. Kancel, l'intimidateur, et Camara, le déménageur, commencent à faire des ravages des deux côtés du parquet (42-28, 24e'). Le jeune feu follet Velten (21 ans) apporte son écot, sa capacité à gêner le dribble du meneur adverse se révèle précieuse. Ajoutez un shoot à trois points de Broliron sur le gong du troisième quart-temps et vous obtenez une fin de match débridée à souhait ! Charenton a beau jeter ses dernières forces dans la bataille, les contre-attaques bas-rhinoises suffisent à tuer le suspense.
« Mes joueurs veulent prendre leur revanche et enfin monter en Nationale 1, ils ont envie de bien faire et l'ont prouvé lors de ce premier match solide », se félicite Stéphane Éberlin. Le coach appréciera sans doute le faible nombre de balles perdues par sa formation (15) - « il en autorise quatre par quart-temps », dévoile le statisticien du BCS, Pascal Kopp - et les dix rebonds offensifs gobés au nez et à la barbe des Franciliens. Sans particulièrement briller, Souffel avait assez d'atouts dans sa manche, samedi soir, pour lancer sa saison sur de bonnes bases.

Les chiffres du match

Gymnase des Sept-Arpents. Quart-temps : 12-14, 18-10, 21-14, 20-15. Arbitres : MM. Oliot et Loison. Environ 400 spectateurs.
BCS : Nkembe 5, Velten 5, Appel 8, Broliron 15, Alingue 10, Tschamber 6, Kancel 12, Traineau 3, Geoffroy 2, Camara 5.
CHARENTON : Quere 13, Brunet 9, Mbida Ekani 9, Kessely 4, Ricard 7, Kendoki 3, Haif 2, Mahboub 5, Rouyre 1.

Amaury Prieur

 

Article du 12/09/2009
 

 

BCS - CHARENTON CE SOIR 20H POUR LE COMPTE DE LA 1ère JOURNEE DE CHAMPIONNAT

 

Sur la lancée d'une avant-saison enthousiasmante, le BCS (NM2) débute son championnat, ce soir, face à Charenton. Les hommes de Stéphane Éberlin ont encore en mémoire la déconvenue de l'an dernier, déjà en ouverture de la saison, face à ces mêmes visiteurs.

 

Les trois coups, c'est pour ce soir. Et après six semaines de préparation, les guerriers souffelweyersheimois trépignent d'impatience à l'idée de pénétrer dans l'arène. « Comme tout compétiteur, on a hâte de débuter ce championnat, confie Stéphane Éberlin, le coach du BCS. On a senti ça toute la semaine à l'entraînement. Il y a eu une tension positive, comme celle qui précède l'ouverture de la cage... ».
Candidat déclaré à la montée en NM1, calibré pour atteindre - enfin - cet objectif, le gang bas-rhinois, reconduit à l'identique cet été, reste sur une avant-saison convaincante. Tony Traineau et les siens ont remporté sept des neuf matches amicaux à leur programme, avec la manière très souvent, pour seulement deux défaites, contre Gries et face à Boncourt (Pro A suisse) lors du tournoi de Kaysersberg.
Ce parcours inspire légitimement « une certaine sérénité » à l'entraîneur. « L'an dernier, on était un peu dans le flou. Là, on dispose de repères précis, d'acquis sur lesquels s'appuyer. Au niveau de la qualité de jeu, de l'implication, les choses ont été bien faites et on est incontestablement en avance par rapport à l'an dernier, à la même époque », dit Stéph' Éberlin, dont l'unique renfort du mercato estival, Jacques Alingue, s'est en prime « super bien intégré ». « Il est jeune et a envie. »
La venue de Charenton, pas forcément la formation la plus cotée sur la ligne de départ, doit permettre de lancer idéalement la saison. Jérémy Tschamber et ses coéquipiers ne prendront toutefois pas ce match à la légère. Saint-Charles a recruté l'international algérien Nasser Haif, un ex-pro passé notamment par Levallois (Pro B) et Rouen (Pro B, puis Pro A), et présente un effectif à même « de faire ch... les équipes supposées jouer les premiers rôles ».

 

« On sera très remonté par rapport à ça »


Le BCS sera donc « aux aguets », à plus forte raison parce qu'il n'a pas oublié la mésaventure de la saison dernière. Les Alsaciens avaient été surpris dans leur salle par les Val-de-Marnais (69-72) lors de la... première journée. « On sera très remonté par rapport à ça », prévient coach Éberlin. Il ne fait jamais bon froisser un gladiateur...

R. Sch.

BCS - Charenton ce soir (20 h), Gymnase des Sept-Arpents.

 

Publié le 19/09/2009

Basket-ball. N2M (2e journée). Autun - Souffelweyersheim (auj. 20h).

Une course contre la montre

 

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Le collectif autunois n'est pas encore rôdé mais le CSA espère compenser par l'enthousiasme de sa jeunesse face au favori Souffelweyersheim. Photo Philippe Monperrus

 

Battu à Tremblay lors de la première journée (69-59), le CS Autun a du pain sur la planche pour combler face à Souffelweyersheim le retard accusé en pré-saison.

Huit petits jours ! Dominique Gueret ne dispose d'un effectif au complet que depuis la veille du premier match à Tremblay qui s'est logiquement soldé par une défaite.

« Même si on s'est bien battu, on a énormément de retard sur le plan collectif, aussi bien défensivement qu'offensivement » confie le coach autunois. Intégré à l'effectif à la dernière minute, l'ultime recrue du CSA, l'ailier Adama Wadiou (2,00 m; 22 ans), n'a pas pris part à la première journée et effectue ce soir ses grands débuts dans la salle de la rue de l'Arquebuse.

« Même si nous n'avons eu qu'un seul entraînement à 10 joueurs, on a mis les bouchées doubles pour intégrer notre dernière recrue » poursuit Dominique Gueret. Le challenge sera de taille face à Souffelweyersheim, vainqueur du trophée Coupe de France en mai dernier à Bercy, annoncé comme une grosse cylindrée du championnat. Face à Charenton, samedi dernier, Souffelweyersheim n'a pas fait de détails en l'emportant 71 à 53 grâce notamment à un superbe 8/18 à 3 points, aux 15 points de Broliron et aux 7 rebonds de Camara.

Pour espérer l'emporter, le CSA devra tout d'abord réaliser une meilleure entame de match qu'à Tremblay où il avait encaissé un fatal 9-1 dans les 6 premières minutes. « On a misé cette saison sur une équipe jeune et il s'est installé comme une chape de plomb à Tremblay en début de match... Durant les matches amicaux, il n'y a pas de pression et je pense que les jeunes ont un peu subi l'enjeu samedi dernier » analyse Dominique Gueret.

Michaël Rigollet

 

Publié le 20/09/2009

 

Basket-ball. N2M (2e journée). Autun - Souffelweyersheim : 69 - 76

Le dernier souffle a manqué

 

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Vatin (17 pts), ici au contre, est le meilleur marqueur autunois de la soirée. Photo Michaël Rigollet

 

Par manque d'expérience et de rotation, Autun a lâché prise en encaissant un 10-0 dans les 2 dernières minutes après avoir mené de 10 points à la 21e.

On ne pourra pas reprocher aux Autunois d'avoir tout tenté. Mais face à une grosse cylindrée comme Souffelweyersheim, ça ne suffit pas.

La claquette dunk de Ducard à 2'06'' du dénouement laisse pourtant croire à l'exploit (69-66). Malheureusement, il s'agit des derniers points inscrits par le CSA. Plus frais physiquement, plus lucides et plus expérimentés, les visiteurs arrachent la gagne en signant un 10-0 et portent l'estocade à la perfection. Un 8/8 aux lancer-francs, une contre-attaque conclue pat Tschamber et l'affaire est pliée (69-76).

La défense agressive tout-terrain des locaux fait pourtant déjouer leur adversaire en première période. Offensivement, Vatin brille et score 13 des 22 premiers points des Bourguignons qui prennent progressivement les rênes de la rencontre (22-18 à la 11e). Souffelweyersheim tente alors une défense de zone que Radnic se charge de faire exploser grâce à 4 interceptions et 5 points consécutifs (31-26 à la 19e). Les visiteurs reviennent à 2 longueurs (31-29) avant que Broliron ne commette une faute anti-sportive lourde de conséquence. Car le CSA inflige un 6-0 à Souffelweyersheim lors des 13 secondes qui précèdent la mi-temps (37-29).

Au retour des vestiaires, l'écart grimpe même jusqu'à 10 points sur un panier dans la raquette de Ducard (39-29 à la 21e). C'est le début de la fin pour les Autunois qui subissent alors l'impact au rebond offensif de ce diable d'Alingue, auteur de 7 points en 2 minutes dans le 3e quart-temps (54-54 à la 30e). Tout est à refaire.

« On a oublié de bloquer au rebond au moment le plus important regrette le coach bourguignon Dominique Gueret. On ne joue pas dans la même cour que Souffelweyersheim mais je suis très déçu quand même. Il y a du mieux dans l'intensité mais on a manqué d'expérience et sans doute de banc en fin de match ».

L'entame du dernier quart-temps où Autun n'inscrit pas le moindre point en 3'41'' laisse augurer le pire (54-59 à la 34e). En prenant un maximum de risques en défense, la bande à Radnic revient à l'énergie et rêve encore de l'exploit à la 38e (69-66).

Avant de connaître un trou d'air fatal qui symbolise une formation encore en rôdage. Après avoir concédé deux défaites lors des deux premières journées, Autun se déplacera à Kaysersberg le week-end prochain.

Michaël Rigollet

 

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Eliminé en barrages d’accession ces trois dernières années, le vainqueur du Trophée Coupe de France 2009 espère, avec un groupe stable, enfin monter en Nationale 1.

 

Ils l’avaient promis au soir de leur superbe sacre en Trophée Coupe de France, le 16 mai à Bercy contre Denain (71-63). Ils ont tenu parole. Malgré la déception d’une accession en N 1 ratée pour deux points en quarts de finale de N 2 face à Angers (83-73 à l’aller, 65-77 a-p au retour), les joueurs du BC Souffelweyersheim ont tous rempilé. Seul Ludovic Kayser, parti dans les faits dès janvier, a filé à Richwiller (N 3).

Deux recrues ont été enrôlées : le grand pivot de Haguenau, Jacques Alingué (2 m, 21 ans), et le jeune Marc Zimmer, de retour au club après un long détour par Gries où il jouait peu avec l’équipe 2 en N 3. « Notre priorité était de garder le groupe », rappelle le coach Stéphane Eberlin, qui attaque sa 4 e saison aux manettes. « C’est une chose de vouloir le faire,

 

 

 

Photo:  Les retrouvailles entre Jérémy Tschamber (à gauche) et Pierrick Lazare ont tourné à l'avantage du BCGO (77-89) vendredi dernier.

 

 

Une affiche de choix

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Sanko Camara et Souffel ont pris le meilleur sur...

 

Photo: Jacques Alingue, unique renfort souffelois cette année. « C'est une pépite », dit de lui son entraîneur.

Un appétit intact

Avec un effectif inchangé, seulement renforcé par le prometteur Jacques Alingue, le BC Souffelweyersheim se positionne une nouvelle fois en cador du championnat de Nationale 2 masculine. Après avoir flirté avec la montée ces trois dernières années, les hommes de Stéphane Éberlin parviendront-ils à conclure ?

 

Les dirigeants de Kaysersberg ont fait fort en organisant deux tournois, un international et un régional, le week-end prochain.

Pascal Poisson, le nouveau président du KABCA, et son équipe n’ont pas fait les choses à moitié pour la reprise de la saison dans la salle Faller. Les dirigeants kaysersbergeois ont en effet réuni un sacré plateau à l’occasion des deux tournois qu’ils organisent conjointement vendredi, samedi et dimanche prochains.

Pour le tournoi régional, auquel participe son équipe seconde qui vient d’accéder en prénationale, le club a invité trois autres clubs de prénationale, les voisins d’Eguisheim et de Dessenheim, et le FCM, qui se présente d’ores et déjà comme le grand favori pour l’accession, et deux équipes de nationale 3, Illfurth et Richwiller, qui auront l’occasion de se jauger à deux semaines de la reprise.

 

Kaysersberg (en bleu) et Souffelweyersheim se retrouveront ce week-end au tournoi international de « KB ». Archives Yannick Bohn

 

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Article mis à jour le 05/09/2009

LE BCS S'EST IMPOSE FACE A KAYSERSBERG HIER SOIR

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Photo KERFANTO SARAH:  Jérôme Velten monte en puissance.

 

BCS - KAYSERSBERG   80-66

 

 

Le BCS a rencontré Kaysersberg hier soir dans le cadre du 100ème anniversaire du club de Sainte-Croix-en-Mine.

Photo KERFANTO SARAH : Alexandre Nkembe a réintégré le groupe après son absence au Tournoi de Gries.

 

Le premier tournoi international du KABCA a été remporté par les Suisses de Boncourt. Kaysersberg, qui monte en puissance, a tenu tête aux professionnels de Boncourt et de Freiburg.

 

 Ce tournoi a surtout permis aux deux clubs alsaciens de nationale 2, Kaysersberg et Souffelweyersheim, de fourbir leurs armes avant la première journée de championnat qui se déroulera samedi prochain.

Les Bas-Rhinois, qui ont pratiquement tout gagné depuis la reprise dont le tournoi de Gries, il y a 15 jours, ont bien failli terminer leur préparation en beauté. Après avoir écarté Freiburg, samedi, les hommes de Stéphane Eberlin n’ont pas été loin de rééditer leur performance face à Boncourt. Après avoir mené en début de seconde période (43-36), Broliron et ses camarades ont connu un

 

Boncourt était plus fort

 

Les Suisses du BC Boncourt ont remporté la 1re édition du tournoi de Kaysersberg en battant Souffelweyersheim en finale (69-72), hier après-midi au terme d'un match intense.

 

Kaysersberg et Souffelweyersheim ont bouclé, hier dans le Centre-Alsace, leur préparation, à une semaine de la reprise du championnat de NM2. Et l'un comme l'autre peuvent trouver des motifs de satisfaction dans les prestations produites.
Souffelweyersheim, d'abord. Vainqueurs de Kaysersberg vendredi à Sainte-Marie-aux-Mines après trois quart-temps acharnés, des Allemands de Fribourg samedi à Epfig au terme d'une rencontre complètement maîtrisée (lire aussi ci-contre), ils ont tenu tête à une excellente équipe de Boncourt ce dimanche.

 

Ni Appel, ni Broliron

 

La victoire lors de cette finale du tournoi s'est jouée dans les six

 

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Jacques Alingue, balle en main, a réussi ses débuts en match officiel avec Souffel. (Photo DNA - Johanna Leguerre)

 

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Photo: Seb Kancel (à gauche) et Souffel' n'entendent pas se laisser à nouveau surprendre par Charenton.

Ils piaffent d'impatience

 

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Édition du Lun 21 sept. 2009

 

Souffel confirme

 

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Deux sur deux pour Jérémy Tschamber et le BCS. (Photo archives DNA)

 

AUTUN - BCS 69-76. - Le BCS a pris la route d'Autun samedi avec la ferme intention de confirmer sa victoire de la semaine dernière face à Charenton. Souffel rentre parfaitement dans la rencontre en prenant les devants sur un superbe « dunk » de Traineau (2-6, 2e'). Autun réagit dans la foulée par ses deux intérieurs Cabarkapa et Ducard, mais Nkembe, à trois points, donne un premier mini break en faveur du BCS (6-11).
Les coéquipiers de Tschamber perdent alors leur sérénité et se mettent à déjouer offensivement en multipliant les pertes de balles (8 dans ce premier quart-temps). La pression défensive des locaux y est pour beaucoup. Mais Autun n'en profite pas vraiment et le score est de parité (17-17) après 10'.
Sur deux tirs extérieurs, Vatin - 13 points en première mi-temps, à 100% de réussite - donne cinq longueurs d'avance à Autun. Camara et Broliron stoppent l'hémorragie. Radnic sort alors de sa boîte avec cinq interceptions en l'espace de trois minutes, neuf à lui tout seul en première période. Le BCS est dans les cordes avec ses 17 balles perdues en 20 minutes et rentre au vestiaire avec un débours de huit points (37-29).
Souffel débute la seconde mi-temps en faisant montre de plus de sérénité et de maîtrise dans son jeu. Trois réussites à 3 points successives de Tschamber, Appel et Broliron permettent un rapproché des visiteurs, mais Pochon, également à 3 points, redonne de l'air à Autun (48-41). Appel, de nouveau à 3 points, et Alingue, au rebond offensif et au contre, entraînent toute l'équipe dans leur sillage. Le BCS a recollé au score à la fin du troisième quart-temps 54-54.
Malheureusement, coach Éberlin doit gérer le problème des fautes : Camara, Kancel, Alingue et Nkembe en ont chacun déjà quatre à l'entame du dernier acte. Ce dernier quart-temps voit Souffel reprendre les devants : 56-60, puis 58-64. Mais Autun réagit et inflige un sévère 7-0 au BCS. Les locaux sont de nouveau en tête : 65-64, puis 69-66 (38e').
Broliron, aux lancers-francs, et Tschamber, sur une interception, redonnent l'avantage au BCS (69-70) à la 39e'. Un sans faute aux lancers francs pour finir (6/6) et une défense de fer permettent à Souffel d'empocher la mise et de signer une victoire difficile, mais ô combien précieuse avant la réception, la semaine prochaine, de Cergy également invaincu après deux journées.

 

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Édition du Lun 28 sept. 2009

 

Souffel assure le spectacle

 

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Adrien Geoffroy (balle en main) a apporté son écot à la démonstration de Souffel samedi. (Photo DNA - Jean-François Badias)

 

BCS - CERGY PONTOISE 89-59. - Le BC Souffelweyersheim recevait, samedi, le promu Cergy, surprenant troisième du classement, pour un duel au sommet. Un nouveau statut que les joueurs de la banlieue parisienne ont eu du mal à assumer.
Dès l'entame, la tornade souffelweyersheimoises balaye les espoirs de timides visiteurs. Les transmissions sont fluides et le déchet quasi-inexistant. En face, bien au contraire, on rivalise de maladresse dans la raquette, notamment aux lancers-francs. En l'espace de cinq minutes, Mendy échoue à quatre reprises.
Une aubaine pour des locaux survoltés à l'image de Jacques Alingue qui marque en déséquilibre avec lancer-franc à suivre. Jérémy Tschamber, meneur de jeu exemplaire, se charge lui de mettre fin aux dernières illusions de Cergy en inscrivant presque coup sur coup deux paniers à trois points.
 

 

A l'intérieur comme à l'extérieur, tout réussit à des locaux dont l'impact physique et l'adresse n'ont pas d'équivalents. Cergy Pontoise, qui souffre d'un déficit athlétique évident, n'a d'autre choix que de sortir de la raquette. Le BCS conclut ces deux premiers quart-temps de la plus belle des façons. Dopé par un public venu en nombre, l'aérien Jacques Alingue signe en guise d'apothéose un « dunk » de folie. Un constat s'impose alors : il reste vingt minutes à jouer et le match est plié (49-24).

 

Relâchement sans frais

Au retour des vestiaires, Cergy inflige un 9-0 à des locaux apathiques. « A + 25, c'est dur de rester concentré. Je ne peux pas leur en vouloir », confie Stéphane Éberlin, l'entraîneur de Souffel. Signe qui ne trompe pas, le public se met alors à encourager une équipe devenue étonnamment fébrile.
Ce début de troisième quart-temps ne fait pas pour autant vaciller l'édifice alsacien et l'écart va continuer à augmenter, le temps pour Seb Kancel de régler la mire. Surpuissant à l'intérieur, le pivot alsacien est le meilleur marqueur de son équipe dans ce troisième quart-temps. Tschamber, lui, est toujours en réussite à trois points. Seul Delar, pour les Parisiens, parvient à tirer son épingle du jeu avec six points et 50 % de réussite. Maigre bilan.
La seule question qui se pose en cette fin de partie est donc de savoir quelle ampleur aura le résultat final. Les dernières minutes sont en effet insipides. Cergy a rendu les armes. « On a bien attaqué d'entrée. On s'est facilité la tâche. » Fier de ses joueurs, Stéphane Éberlin n'a retenu qu'un point à améliorer : les pertes de balles.
Spectacle et réalisme ont donc été les maîtres mots d'un Souffel des grands soirs. A la sirène, l'inévitable Jacques Alingue se jette pour « dunker » un ballon tombé sur l'anneau. Comme dans tout bon show, le finish a ravi la foule.

M.E.G

 

édition du samedi 26 septembre 2009

 

Un élan à entretenir

 

 

 

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Photo: Sanko Camara - balle en main - aura fort à faire ce soir. Le promu cergy-pontain est solidement armé à l'intérieur.

 

Deux journées, deux victoires. Le bilan comptable du BCS est en phase avec ses ambitieux objectifs. Les hommes de Stéphane Éberlin veulent continuer sur leur lancée, ce soir, face au promu Cergy, lui aussi bien noté en ce début de saison.

 

Deux sur deux. Le BCS a bien négocié ses deux premiers rendez-vous de la saison, face à Charenton (71-53) et à Autun (69-76). Ces succès ont une saveur particulière. Ils ont été acquis contre deux formations qui ont eu le dernier mot la saison passée.
Stéphane Éberlin n'en retire toutefois aucune gloriole : « C'est très bien, mais compte tenu de nos ambitions, ce sont deux matches qu'on devait gagner. On est dans le tableau de marche prévu ». Satisfait du contenu autant que du résultat, l'entraîneur de Souffel n'est pas loin de penser que son groupe a encore une marge de progression. « Tous les joueurs n'ont pas le même degré de forme. Et puis, il est logique que chaque match soit meilleur que le précédent. »
Romain Appel et ses coéquipiers tenteront donc de signer la passe de trois contre une surprenante équipe de Cergy, au bilan pour l'heure identique à celui des Bas-Rhinois. Remontée en NM2 après une saison à l'étage inférieur, la troupe de Frédéric Dubois a étonné son monde en s'imposant à Mirecourt lors de la première journée. Certes, les Vosgiens alignaient deux joueurs arrivés depuis moins d'une semaine, mais l'Ecop n'a pas volé sa victoire (69-84).
Pour Steph' Éberlin, le promu pourrait d'ailleurs bien être « la surprise de la saison ». Les Cergy-Pontains alignent une équipe très athlétique, « très dense physiquement », avec Rony Delar (2,06 m) comme point de fixation intérieure. Le BCS, qui n'est pas mal loti dans ce secteur-là, trouvera à qui parler. « Ce sont des athlètes en face. » Des athlètes qui, à l'image de Reiner Mougnol (ex-Levallois), ont pour certains déjà évolué à l'échelon supérieur.

 

Un certain Pierre Parker, le frère de « TP »


Durs en défense - ils avaient terminé n°1 dans cet exercice il y a deux ans -, les visiteurs peuvent, en prime, compter sur une traction arrière performante, avec Mathieu Richecoeur, passé par Boncourt (Pro A suisse), et un certain Pierre Parker, le frère de « TP » et TJ, et fatalement l'attraction de cette équipe. « Ça va être dur, conclut coach Éberlin, mais on se doit de gagner chez nous ».
La longue marche vers les play-offs passe par là.

R. Sch.

 

BCS - Cergy ce soir, coup d'envoi 20h, Gymnase des sept-arpents.

 

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Édition du Lun 5 oct. 2009

 

Le BCS répond présent

 

TRAPPES - BC SOUFFELWEYERSHEIM 77-84. - Le BCS se déplaçait à Trappes, samedi soir, pour le premier choc de la saison entre prétendants aux premières places avec la ferme intention de marquer les esprits

Les Souffelois sont très concentrés au début de la rencontre et cela se traduit immédiatement au score (7-2, 2e'). Mais Maizeroi, par deux fois à 3 points, et Kraidy permettent à Trappes de passer devant (10-7).
Dans le même temps, Souffel manque cruellement d'adresse aux tirs longues distances dans ce début de match malgré des positions de tirs avantageuses. De plus, les joueurs de Stéphane Eberlin perdent trop de balles dans ce quart-temps (6) et les locaux en profitent pour créer un premier break (21-12, 8e') sur la troisième réussite à 3 points de Maizeroi. Le BCS change alors de défense en passant « en triangle et deux » (double boîte). En attaque, Tschamber en pénétration, Traineau sur une interception suivie d'un « dunk » et Camara dans la raquette ramènent le club alsacien 21-18 à la fin du premier quart temps.
Souffel continue sur sa lancée, toujours par Camara, et passe devant (21-23). Trappes vient d'encaisser un 11-0 à cheval sur les
 

 

deux quarts. Alingue et Appel enfoncent le clou bien dirigés par Velten. Souffel mène alors 25-30 (15e') puis 30-39 (17e') grâce à un « dunk » et un tir à 3 points de Kancel. Maizeroi, au buzzer, sur un rebond offensif, permet à Trappes de ne rentrer au vestiaire qu'avec six points de retard (35-41).

Dès l'entame du 3e quart-temps, le BCS accentue son avance sur 3 tirs réussis à 3 points (Tschamber par deux fois et Appel) et en se reposant sur une défense qui fait déjouer les Parisiens (43-56). Trappes est dans les cordes en se retrouvant mener 47-60 après 30' de jeu.
Mais ce diable de Maizeroi à 3 points (son 5e de la soirée) redonne de l'espoir aux locaux sur la première possession du 4e quart. Altier, également à 3 point lui emboîte le pas mais Nkembe, en percussion par deux fois, lui répond parfaitement suivi par Broliron avec un missile longue distance (53-67, 33e').
Ce même Broliron se voit alors sanctionné d'une faute anti-sportive assortie d'une faute technique au banc. Maizeroi transforme 3 lancers francs sur 4 et sur la remise en jeu, Altier score à 3 points. Trappes est de nouveau dans le match 59-67. Sur l'attaque suivante, Souffel perd un énième ballon (29 au total dont 7 sur fautes offensives) et Maizeroi en profite pour réussir son 6ème panier primé dans une position impossible. La salle est en ébullition. Tschamber redonne de l'air à Souffel par un tir à 3 points (62-71). Mais Kraidy, ancien international français, sort de sa boîte bien secondé par l'inévitable Maizeroi (26 points au total et meilleur marqueur de la rencontre) pour ramener Trappes à 3 points (72-75, 38e'). Les locaux bénéficie même d'une possession pour égaliser mais Kraidy rate son tir à 3 points. Trappes a laissé passer sa chance. Le BCS maîtrise sa fin de match et l'emporte au final 77-84 chez un concurrent direct aux premières places.
Souffel enchaîne la semaine prochaine avec la réception d'Orchies pour un choc des titans qui verra le vainqueur prendre seul la place de leader.

 

Basket, Nationale 2 / Trappes - Souffelweyersheim 77-84

Trappes cède le passage

 

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Sébastien Birden | 05.10.2009, 07h00

 

TRAPPES - SOUFFELWEYERSHEIM : 77-84 (21-18, 14-23, 12-19, 30-24). Spectateurs : 350. Arbitres : MM. Hortet et Alyko.
Trappes : Belabre (4), Mboma (12), Maizeroi (26), Retkus (4), Kraidy (14) puis Pierre-Fanfan (2), Altier (15). Entr. : Rebatet.
Souffelweyersheim : Nkembe (12), Broliron (17), Tschamber (14), Kancel (11), Camara (8) puis Appel (12), Alingue (3), Traineau (7).

Entr. : Eberlin.

« On va se satisfaire de ça pour le moment. » C’est sûr, Jean-Paul Rebatet est déjà sorti du vestiaire trappiste bien plus remonté après une défaite. Il faut dire que son équipe, qui passait là le véritable test de ce début de saison après trois victoires certes encourageantes mais pas forcément révélatrices, n’a globalement pas à rougir de sa prestation. Face à une formation alsacienne ouvertement candidate à la montée après son échec aux barrages la saison passée et dont le jeu est déjà parfaitement huilé, Trappes a en effet pu constater que le chemin qu’il lui reste à parcourir pour rivaliser avec les tout meilleurs n’est sans doute pas si long.
« On a su leur poser pas mal de soucis défensivement, note ainsi le coach. Le problème est qu’on n’a pas su exploiter ces ballons gagnés. On s’est précipité dans les shoots. » Une maladresse parfois criante, que le seul Teddy Maizeroi (26 points, 6 shoots extérieurs) peut difficilement nuancer. La machine « Souffel » n’en demandait en tout cas pas tant pour doubler dans le deuxième quart-temps (21-23, 11 e ) puis prendre nettement le large dans le troisième (43-56, 26 e).
Les Yvelinois, emmenés notamment par l’intérieur Mickaël Altier, de retour à la compétition après un an absence suite à des soucis récurrents à un genou, ont alors le mérite d’initier une révolte qui échouera pour peu de chose (72-75, 37 e ). « On n’a rien lâché et c’est la preuve d’une belle mentalité dans l’équipe », relève à son tour le meneur Damien Delabre, qui trouve d’ailleurs écho auprès de son capitaine Amy Mboma : « Il y a eu de l’envie et on a une grosse marge de progression. »
En attendant, Trappes doit s’effacer du premier plan où subsistent seuls Orchies et Souffelweyersheim, qui seront au passage adversaires la semaine prochaine. Désormais troisième, le club yvelinois ira de son côté affronter d’autres Alsaciens, ceux de Kaysersberg avec la ferme intention de rebondir immédiatement. Au risque de devoir rentrer dans le rang.

 

TRAPPES, SAMEDI. Malgré un bon Teddy Maizeroi, auteur de 26 points, Trappes a chuté, pour la première fois de la saison, face à une redoutable formation alsacienne.
(LP/HERVE RACHYNSKI.)

 

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Basket, Nationale 2 / Trappes - Souffelweyersheim

Amy Mboma répond présent

 

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Abder Zouina | 03.10.2009, 07h00

 

TRAPPES (3ème ) - SOUFFELWEYERSHEIM (2ème), ce soir (20 heures), gymnase Paul Mahier. Arbitres : MM. Hortet et Alykou-Sourou.
Trappes : Belabre, Pellan, MBoma, Mazeroi, Pierre-Fanfan, Muya, Retkus, Lhostis, Kraidy, Altier. Entr. : Rebatet.

Après trois victoires, les choses sérieuses commencent réellement pour Trappes avec l’accueil, ce soir, de Souffelweyersheilm.

Coleader avec Orchies et avec les Yvelinois, l’équipe du Bas-Rhin constitue le premier vrai test pour Jean-Paul Rebatet et ses joueurs, qui peuvent compter plus que jamais sur Amy Mboma (26 ans).
« Il a été notre meilleur rebondeur samedi dernier. C’est un gagneur qui ne lâche rien, aux qualités techniques et mentales énormes. »


 

 

« Je voulais me relancer dans un club ambitieux »

Un bel hommage du coach yvelinois plus que mérité pour cet ailier ou 2
e arrière natif de Caen. C’est là qu’il fit ses premières armes avant de rebondir à Evreux en Pro B. « Je suis allé faire une pige médicale puisqu’à Caen j’étais cantonné sur le banc », se remémore Amy qui poursuivra ses pérégrinations à Autun (N 1). « Ils se sont moqués de moi, j’étais le 5e joueur muté », puis à Basse-Indre (N 2) où il effectue deux saisons pleines avant de rejoindre Trappes à l’intersaison. « Je voulais me relancer dans un club ambitieux. Trappes m’en a offert l’opportunité », exprime l’ancien étudiant en géographie, prédestiné à suivre sur les traces de son papa, un ancien professeur d’histoire-géographie, avant de décider de faire du basket son métier. « J’ai stoppé mes études pour faire un camp aux Etats-Unis. J’en conserve un souvenir mitigé mais ça m’a permis d’avoir des contacts », poursuit le joueur, qui porte un regard lucide sur sa nouvelle équipe. « Si le collectif de l’an passé était resté, je n’aurais jamais signé à Trappes. Il y avait un réel problème de mentalité. Mais l’équipe a changé, je ne regrette pas d’être ici aujourd’hui. Les gars ont une super mentalité », confesse Amy Mboma, qui s’attend à livrer ce soir une rude bataille face à l’un des plus sérieux favoris à l’accession en Nationale 1. « On est chez nous, et chez nous on ne nous bat pas », se persuade l’ailier trappiste qui, comme son coach, espère pouvoir compter sur le retour de blessure de l’intérieur Mickaël Altier. « S’il peut faire quelques minutes, ça sera déjà bien », confirme Rebatet.

Les autres matchs (4 e journée). Ce soir, 20 heures : Orchies - Tremblay ; Jura-Salins - Mirecourt ; Charenton-Saint-Maurice - Kaysersberg ; Autun - Recy-Saint-Martin ; Cergy-Pontoise - Poligny-Jura, Gries-Oberhoffen - Alfortville.

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Photo : Camara en attaque devant Kraidy

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Édition du Sam 10 oct. 2009

 

 

Quel choc !

 

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Stéphane Éberlin et ses hommes ont un formidable challenge à relever ce soir. (Photo DNA - Jean-François Badias)

 

Invaincus après quatre journées, Souffelweyersheim et Orchies, deux des prétendants à la montée en Nationale 1, vont en découdre ce soir au gymnase des Sept-arpents. Une affiche de rêve.

 

C'est un match de gala, un choc au sommet « entre poids lourd », comme le dit si bien Stéphane Éberlin. Ce soir, le BCS défie Orchies, son double, son alter ego sur bien des points. « On a deux équipes qui se ressemblent, avec des effectifs complets et qui ont jusqu'à présent répondu aux attentes. »
Ce choc des titans met en effet aux prises les deux co-leaders invaincus de cette poule D de Nationale 2 masculine. Deux cylindrées qui ne font pas mystère de leurs ambitions et se sont données les moyens de les atteindre. « C'est quasiment un match de N1 », reconnaît d'ailleurs le coach souffelweyersheimois.

« La victoire reviendra
à l'équipe qui ira le plus
loin dans l'effort »
 

L'hôte du jour, le BC Orchésien, avance façon rouleau compresseur depuis le début de la saison. Quatre matches, quatre victoires par un écart moyen de 32 points : le parcours visiteur force le respect et impose la plus grande prudence. « Ils ont tout écrasé sur leur passage pour l'instant, constate coach Éberlin. C'est une machine de guerre où le danger peut venir de partout. Ils ont huit joueurs qui, chacun sur un match, peuvent faire un carnage ».
Pour Tony Traineau et ses potes, l'occasion est belle en tout cas, en cas de succès, d'envoyer un message fort et, partant, de prendre un petit avantage psychologique sur un autre cador. Stéphane Éberlin en convient à demi-mot. « Il restera vingt-et-un matches derrière et rien ne sera encore joué pour les deux équipes. Ce qui est certain, c'est que gagner à domicile est primordial dans la lutte pour les premières places. Perdre chez soi contre un favori, ça te relègue quasiment à deux victoires. »
Pour faire mordre la poussière aux Nordistes, les Bas-Rhinois savent qu'ils devront livrer quarante minutes pleines, intenses, féroces. « Tu ne peux pas faire d'impasses contre une équipe comme ça, énonce le coach du BCS. Il va nous falloir, comme d'habitude, mettre une grosse intensité défensive. Après, la victoire reviendra à l'équipe qui ira le plus loin dans l'effort, qui repoussera ses limites, tant physiques que techniques ».
Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce soir un grand soir.

R. Sch.

BCS - Orchies ce soir, coup d'envoi 20 h, Gymnase des Sept-arpents

 

vendredi 09.10.2009

 

Duel au sommet demain soir pour le BCO qui se rend à Souffelweyersheim

 

 

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| • BASKET-BALL NATIONALE 2 MASCULINE |

Duel au sommet sans aucun doute puisque le BC Orchies se rend en Alsace, à Souffelweyersheim, pour le compte de la 5e journée de championnat. ...

Duel au sommet entre les deux premiers de la poule D de N2M de basket-ball.

 

Deux équipes seules en tête avec quatre victoires chacune. Deux équipes avec des ambitions clairement affichées de montée. Deux équipes qui se connaissent.

Deux équipes au fort potentiel.

Même si ce n'est pas sur cette rencontre que se jouera le championnat, dans la mesure où il  restera encore 21 matchs après, le vainqueur prendra sans doute un ascendant moral sur son adversaire.

Le BC Souffelweyersheim a été deux fois en play-off en deux ans. C'est dire à qui on a à faire ! Souffel, ce sont des joueurs comme N'kembe, Velten, Appel, Broliron , Alingue (intérieur), Tschamber (meneur), Kancel (pivot), Traineau , Geoffroy, Camara. Tous de haut niveau.

La saison dernière, il y avait eu match nul entre les formations (avec une victoire chacune). Ce furent des moments intenses de basket-ball. Cette fois, qu'en sera t-il ? Orchies possède actuellement la meilleure attaque et la meilleure défense (350-227), juste devant Souffel (320-258) : avantage aux Nordistes. Souffel jouera dans sa salle : avantage aux Alsaciens.

 

 

Joffrey Verbeke, l'homme en forme du BCO.

 

Pronostic difficile

Pour le reste, bien téméraire celui qui osera pronostiquer un vainqueur. Pascal Delaliaux, coach du BCO, fait aussi remarquer que Souffel a gagné la coupe France la saison dernière, battant au passage le BCO. « Ce sera un bon match, mais n'exagérons pas son importance. Souffel est une équipe complète comme nous le sommes : quatre intérieurs, quatre ailiers. Ils sont bien à tous les postes, et voilà bientôt trois ans qu'ils jouent ensemble. Bien à domicile, bien à l'extérieur, les joueurs de Stéphane Eberlin enchainent boîte et double-boîtes et ont un basket qui bouge. Charenton, Cergy, Autun et Trappes ont mordu la poussière ! La différence se fera certainement sur l'adresse, à l'extérieur en particulier... Misons sur nos qualités et après on verra. De toute façon le championnat ne s'arrêtera pas le 10 octobre... » Du coté des Orchésiens, il y a encore de petits maux à soigner par ci, par là, mais rien de grave. Et toujours François Rédaouia en délicatesse avec un genou. La motivation est là, il suffisait de les voir à l'entraînement mardi soir face à la pro B de Saint-Quentin, bien étonnée du tonus des Nordistes !

Souffelweyersheim (8 pts, 2e) - BC Orchies (8 pts, 1er), demain, 20 h, salle du gymnase municipal, Souffelweyersheim.

 

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Le très coté tournoi de Gries-Oberhoffen investit l'Espace Sports la Forêt d'aujourd'hui à dimanche. Pour le BCGO et le BCS, ces premières joutes seront l'occasion de se jauger au sortir de quinzaines consacrées au travail foncier.

 

Au fil des ans, le tournoi de Gries-Oberhoffen s'est forgé une réputation toujours plus flatteuse. « Des équipes nous sollicitent désormais pour participer, admet Olivier Bady, l'entraîneur du club hôte. Elles savent qu'il s'agit d'un tournoi relevé, avec un bon niveau de jeu et du sérieux dans l'organisation et l'arbitrage ».

Avec la présence, notamment, de Karlsruhe (2e division allemande), Liévin (NM1) ou Prissé-Mâcon, en plus des trois pensionnaires alsaciens de NM2, le plateau proposé ce week-end est l'un des plus prestigieux vus à l'Espace Sports La Forêt. Et cette affiche ancre un peu plus l'événement griesois comme un temps fort de la pré-saison dans la région.

 

« Être rigoureux en état de grosse fatigue »

 

Versé dans la même poule que Karlsruhe, Prissé-Mâcon et Vanves, le BCGO entend mettre à profit ce rendez-vous à la maison pour peaufiner un peu plus les automatismes, quinze jours après avoir repris le chemin de l'entraînement. « Il faut qu'on continue de progresser dans la mise en place de notre jeu », indique Olivier Bady, dont le groupe a enlevé le premier test amical à son programme, vendredi dernier à Souffelweyersheim (77-89).

Au sortir d'une première phase de préparation axée sur le travail physique, sous la houlette de François Ladenburger, les Griesois risquent d'avoir les jambes un peu lourdes. « A nous de voir si on a du répondant psychologiquement, si on est capable d'être rigoureux en état de grosse fatigue », conclut l'entraîneur des Verts.

Stéphane Éberlin, son vis-à-vis souffelois, tient peu ou prou le même discours. Avec « quinze entraînements dans les pattes en dix jours », le BCS, qui s'est également remis au travail le 4 août, risque aussi de manquer de fraîcheur sur la durée. « On va aborder le premier match contre Kaysersberg (demain après-midi, ndlr) avec l'envie de gagner. Les deux autres rencontres seront davantage l'occasion de réviser ce qu'on vient de bosser ».

 

Retrouver une « assise défensive »

 

Privé d'Alex N'Kembe, absent pour raisons familiales, Stéphane Éberlin attend de sa formation qu'elle retrouve « son assise défensive ». Meilleure défense de NM2 la saison dernière, le BCS a encaissé un peu trop de points, il y a une semaine, au goût de son coach. « Il y a eu un peu de laisser-aller sur ce plan-là, relève Steph' Éberlin, pas plus inquiet que cela au demeurant. On bosse bien et on avait surtout privilégié l'attaque pour la reprise. Je ne me fais pas de soucis, on va retrouver notre niveau de l'an dernier ».

Premiers éléments de réponse ce week-end.

 

Tout ce qu'il faut savoir

 

- LES ÉQUIPES : Poule A : Karlsruhe, Prissé-Mâcon, Stade de Vanves et BCGO ; Poule B : Liévin, BCS, Kaysersberg et Mirecourt.

- LE PROGRAMME : Ce soir : Karlsruhe - BCGO (20h30). Demain : Liévin - Mirecourt (14h) ; Kaysersberg - BCS (14h) ; Vanves - Prissé-Mâcon (16h15) ; gagnants poule B (18h30) ; gagnants poule A (20h30). Dimanche : perdants poule A (10h) ; perdants poule B (10h). Finales : 7e et 8e places (14h15), 5e et 6e places (14h30), 3e et 4e places (16h30), 1re et 2e places (18h30).

 

 

le 10/10/2009

 

En haut de l’affiche

 

 

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Avec un groupe stable simplement bonifié par l’arrivée de Jacques Alingué (n° 9, ex-Haguenau), le BCS de Stéphane Eberlin (debout à droite) peut s’installer seul dans le fauteuil de leader ce soir. Photo Stéphane Godin

 

Après quatre victoires en quatre journées de NM2, le BC Souffelweyersheim accueille à 20 h au gymnase des Sept Arpents l’autre leader invaincu, Orchies. En jeu, un fauteuil de leader unique.

La saison 2008-2009 du BC Souffelweyersheim avait démarré cahin-caha (6 victoires, 6 défaites), avant de s’achever en trombe (sacre en Trophée Coupe de France, élimination d’un rien en quarts de finale de N 2). Cette fois, l’équipe de Stéphane Eberlin a démarré sur les chapeaux de roue : quatre succès en autant de journées et un statut de coleader avec Orchies, visiteur du gymnase des Sept Arpents à 20 h pour la 5e journée.

Vers 22 h, il ne restera qu’un leader invaincu. Pour Sébastien Kancel et ses partenaires, l’occasion est belle de frapper un grand coup et les esprits, avant un derby de tous les dangers

 

dans une semaine à Gries. Le point avec le coach souffelois.

Stéphane Eberlin, Orchies a démarré très fort (1). L’an dernier, il vous avait déjà donné du fil à retordre…

Oui, nous avions perdu de trois points là-bas (75-72), mais gagné chez nous de 12 (66-54). Nous avions aussi éliminé les Orchésiens en demi-finale du Trophée Coupe de France (78-62). L’équipe était déjà solide (Ndlr : 6e de la poule D de N 2 dont Souffel a pris la 2e place), mais elle s’est encore renforcée. Orchies est bâti comme nous, avec dix joueurs interchangeables. Il est taillé pour les deux premières places.

Sera-ce votre premier gros test ?

Non. Le premier, nous l’avons passé avec succès le week-end dernier à Trappes, selon moi le 3e prétendant à ces deux premières places avec Orchies et nous. En nous imposant là-bas (84-77), nous nous sommes offert un bonus. Mais nous ne pouvons pas nous permettre de perdre à la maison contre Orchies. Entre la défaite et le panier-average, ça équivaudrait à prendre deux points de retard. Avec des déplacements à Autun (succès 69-76), Trappes et Gries, mais aussi la réception d’Orchies, nous étions conscients que nous pourrions nous situer après six journées.

Que craignez-vous ?

Tout. Orchies est riche en matériel, avec Émilien Barbry, ancien de Lille en N 1, Alexandre Atinkpahoun, formé à Cholet et qui a déjà évolué en Pro B et N 1, Jerry Scroffernecher, vu à Charleville, Maixent Monbollet, qui a joué en N 1 à Poissy, Maxime Smagge à l’aile, Emmanuel Soeria (arrivé d’Aubenas), Ludovic Chauvin (ex-Mirecourt) et Brice Dikoumé (un pivot de 2,05 m et 100 kg qui tournait la saison passée avec la réserve de Gravelines à plus de 14 points de moyenne). Vraiment du beau monde.

« La N 1, ça va bien finir par passer »

Votre équipe est-elle déjà au top ?

Collectivement, nous sommes bien, dans la continuité de la saison dernière. Nous sommes beaucoup mieux que l’an passé à pareille époque. Nous avons des bases solides. C’est un régal de ne pas repartir de zéro. Le groupe a été stable. Malgré un petit souci à la cheville ces deux dernières semaines, la recrue Jacques Alingué nous apporte un vrai plus. Mais il y a une marge de progression. Tous mes joueurs ne sont pas encore au même niveau. Nous sommes plus forts qu’il y a un an, mais moins que dans dix mois.

Après avoir échoué trois fois de suite en barrages d’accession, vous n’avez jamais semblé aussi bien armés…

Chaque chose en son temps. Faisons d’abord notre saison. Ensuite, le cas échéant, nous verrons bien ce qui se passera dans ces phases finales où tout se joue sur un quart aller-retour. Nous sommes sereins, mais nous ne nous prenons pas pour les meilleurs du monde. Nous ne partons pas la fleur au fusil. La montée en N 1, ça va bien finir par passer un jour. Ce n’est pas possible autrement.

Cette superbe affiche contre Orchies devrait attirer du monde aux Sept Arpents…

Je l’espère. Sur nos deux premières rencontres à domicile, nous avons fait à peu près deux fois plus de public que l’an passé. Maintenant, ce samedi, la SIG joue à 18 h à domicile contre Nancy. Il y a deux gros derbies en N 3. L’équipe de France de foot est programmée à la télé à 21 h. Mais j’espère que nous parviendrons à mobiliser nos supporters. On ne peut rien proposer de mieux qu’un choc entre les deux premiers invaincus, avec, pour enjeu, un fauteuil de leader unique. Nous nous entraînons pour jouer ces matches à fort enjeu. Une seule plus belle affiche pourrait se dérouler ici : un duel entre Souffel, 1 er, et Gries, 2 e. Mais pour l’instant, le BCGO n’en est pas là.

Recueilli par Stéphane Godin

(1) Quatre succès de 15 à 42 points : 104-62 à Jura Salins, 87-46 contre Alfortville, 72-57 à Mirecourt et 87-62 face à Tremblay.

 

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Souffel : ce sera Dijon !

 

Avec Dijon (Pro A), le BC Souffelweyersheim (NM2) a hérité d'un morceau de choix en 32e de finale de la Coupe de France, dont le tirage au sort a été effectué hier au siège de la Fédération française de basket-ball. « C'est un truc génial et une belle récompense pour tout le travail accompli par les joueurs, par les dirigeants aussi », lâche Stéphane Éberlin, le coach de l'équipe bas-rhinoise, victorieuse du Trophée Coupe la saison dernière.
L'entraîneur alsacien avait deux souhaits : « Soit jouer une Pro A pour avoir une super affiche à domicile, soit affronter une N1 pour nous permettre de nous évaluer ». Son premier voeu a été exaucé. Après Gries-Oberhoffen, qui avait défié Cholet l'an dernier en 16e de finale de cette épreuve, c'est donc au tour du BCS de se frotter, le 17 novembre (20h), à un représentant de l'élite.
Et pas n'importe lequel. Avec les renforts de Sean Marshall, Ramel Bradley et Nick Fazekas, la JDA n'a plus grand-chose à voir avec l'équipe souffreteuse de l'an dernier, comme en atteste son succès (75-81) sur le terrain de l'ASVEL pour les trois coups en championnat. Exempte de ce 1er tour, la SIG, elle, se déplacera en 16e de finale sur le parquet du vainqueur de la rencontre qui opposera en 32e Denain (NM1) et Brest (Pro B).

 

R. Sch.

 

Édition du Jeu 15 oct. 2009

 

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Édition du Sam 17 oct. 2009

 

Le combat des chefs

 

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Entre un BCGO requinqué par deux succès de rang et un BCS toujours invaincu et solide leader, le derby bas-rhinois sent la poudre. A ne rater sous aucun prétexte. Vraiment aucun.

 

Gries-Oberhoffen va mieux. Méconnaissables en ce début de saison terne et maussade du côté de l'Espace Sports, les Verts ont retrouvé des couleurs à la faveur de leurs deux victoires de rang. La dernière en date, sur le parquet de Charenton (63-65), n'est pas la moins savoureuse. « Au niveau défense, solidarité et état d'esprit, on a été irréprochable », souligne Olivier Bady.
Au même moment, Souffelweyersheim a frappé un grand coup en venant à bout d'Orchies (69-61), un rival direct dans la course aux play-offs, au terme d'« un gros match, avec une intensité digne de la N1 », se félicite Stéphane Éberlin. A la faveur de ce cinquième succès en autant de rencontres, le BCS s'est installé seul dans le fauteuil de leader.

 

« Aller vers la folie »
 

Ils sont évidemment quelques-uns, à présent, à rêver de mettre fin à

 

Duel de géants en perspective entre Sébastien Kancel et Bosko Majstorovic. (Photo archives DNA - Johanna Leguerre)

 

l'invincibilité souffelweyersheimoise. A commencer par le BCGO qui voit dans ce derby une belle opportunité de « lancer véritablement la saison ». Olivier Bady n'ignore pourtant rien de l'ampleur de la tâche : « Souffel, c'est l'ogre de ce championnat, la catégorie au-dessus ».
Stéphane Éberlin, lui, sait que son escouade sera désormais attendue au tournant chaque week-end par une horde de challengers aux dents longues, appâtés par l'odeur de l'exploit. Cette situation n'est pas pour l'incommoder. « Tous nos adversaires seront surmotivés. Cela étant, je préfère être dans la position du chassé que dans celle du chasseur, comme l'année dernière. »

 

« La meilleure chose qui puisse arriver »
 

Obligé de composer, cette semaine, avec de petits bobos sans gravité - luxation de l'épaule pour Fabien Kaerlé, angine pour Maxime Bohler -, Olivier Bady a échafaudé un plan de bataille pour faire vaciller le voisin bas-rhinois, pour ébrécher ce monolithe rouge et blanc « a priori incassable techniquement, tactiquement et physiquement ». « On va tenter de les emmener là où ils n'aiment pas, confie le coach griesois. Et, autant que possible, jouer sur l'inattendu, aller vers la folie ».
Privé ce soir des services de Tony Traineau, son alter ego de Souffel, lui, est enclin à penser que ce derby est « la meilleure chose qui puisse nous arriver ». « C'est bien de jouer un match comme ça pour prévenir tout relâchement, souligne Stéphane Éberlin. Même si je n'étais pas spécialement inquiet par rapport à l'attitude des joueurs, ça me permet d'avoir un groupe qui reste concentré, prêt à livrer un nouveau combat ».
Celui-ci s'annonce somptueux.


BCGO - BCS, 20 h, Espace Sports la Forêt.

 

R. Sch.

 

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le 17/10/2009

Un derby servi show

 

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Pierrick Lazare (de face) et le BCGO restent sur trois échecs officiels face à Tony Traineau (absent ce soir) et au BCS. Ils entendent mettre fin à cette mauvaise série. Photo Jean-Marc Loos

 

Battu lors de ses trois premiers matches, le BC Gries-Oberhoffen, qui s’est relancé en remportant les deux suivants, reçoit à 20 h Souffelweyersheim, superbe leader invaincu de la poule D de NM2.

 

Pour Souffelweyersheim, les chocs se succèdent. Après avoir enchaîné une 5 e victoire (69-61) le week-end passé face à l’autre invaincu de la poule, Orchies (qui ne l’est donc plus), l’équipe de Stéphane Eberlin se rend à 20 h chez le voisin et rival, Gries-Oberhoffen. Forts de leur invincibilité, les Souffelois pourraient s’y présenter en favoris face à un BCGO qui a patiné durant les trois premières journées (et autant de défaites), mais vient de refaire surface contre Alfortville (74-64), puis à Charenton (65-63).

Avant un derby toujours indécis, le BCS se garde toutefois de bomber le torse. « Là-bas, ce n’est

jamais facile », rappelle S. Eberlin. « Un 3e succès de rang contre nous ferait oublier aux Griesois leur début de saison mitigé. Pour eux, le match est important, d’abord parce que c’est un derby, ensuite parce qu’ils accueillent le leader invaincu. Ils ont toutes les raisons de vouloir nous taper. D’autant qu’en compétition officielle, ils se sont inclinés trois fois face à nous l’an passé : deux en N 2 et une en 8 es du Trophée Coupe de France que nous avons remporté. Pour eux, ce match tombe bien. Mais pour nous aussi. Car après notre victoire sur Orchies, l’équipe aurait pu se relâcher. Là, je suis sûr que ce ne sera pas le cas. Jouer un derby dans une salle pleine prémunit de tout risque de démobilisation. Nous avons les armes pour nous en sortir. »

 

« Contourner le mammouth »

 

Le 23 août, le BCS, privé ce samedi de Tony Traineau (victime d’un coup sur le tibia il y a quinze jours et qu’Eberlin a décidé de mettre au repos pour qu’il récupère), s’est d’ailleurs imposé en finale du tournoi de préparation de Gries face aux hommes d’Olivier Bady (71-65). Ce soir, pour un derby tout ce qu’il y a d’officiel cette fois, l’espace sports La Forêt fera le plein. « On attend au moins 1 500 spectateurs », se réjouit l’entraîneur griesois pas impressionné par son visiteur. « Pour l’être, il faudrait que je sois surpris. Or, Souffel a mis les moyens pour en être là où il en est. Il a fini 2008-2009 sur une série impressionnante et est reparti sur les mêmes bases (Ndlr : 17 succès d’affilée désormais en phase régulière). Il a gardé le même effectif, bonifié par un très bon jeune pivot, Jacques Alingué (ex-Haguenau), que nous aurions aimé recruter. Le boulot de Steph paie. C’est un très bon entraîneur. Le BCS est une somme de très fortes individualités qui jouent très bien ensemble. Tous ses joueurs ont déjà évolué en N 1, excepté Alingué. Moi, je n’en ai que deux. J’espère vraiment qu’ils vont monter après trois échecs en quarts des play-offs. Ils le méritent. Je ne demande qu’une chose : qu’ils ne perdent que deux matches cette saison. Les deux contre nous (sourire). Ce serait parfait. »

 

De fait, Bady et sa bande ne feront aucun cadeau. « Sur nos deux dernières rencontres, nous avons retrouvé nos bases de défense, de solidarité et de sacrifice. Souffel n’est pas imbattable, surtout dans un derby. Nous l’avons déjà fait (Ndlr : aux Sept Arpents en préparation cet été), nous pouvons le refaire, à plus forte raison chez nous. Nous ne nous présentons pas en victimes expiatoires. Mais nous sommes conscients que nous allons devoir contourner le mammouth. »

 

S.G.

 

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Édition du Lun 19 oct. 2009

 

Du haut niveau

 

 

La puissance du bulldozer Sanko Camara a fait mal à Mamadou Dieye et aux Griesois. (Photo DNA - Johanna Leguerre)

 

BCGO - BCS 66-70 (a.p.). - Un derby alsacien dans toute sa splendeur. Avec un public énorme - 2000 personnes - et une ambiance de feu durant toute la rencontre alimentée par des supporters enthousiastes. Avec, surtout, un match qui a tenu toutes ses promesses, tant dans la densité physique et l'énergie déployée par les deux camps que dans le suspense puisque les deux protagonistes ont eu recours à une prolongation pour se départager : 62-62 à la fin du temps réglementaire, puis 66-70.
Gries a tenu la dragée haute au leader incontesté de la poule. La confrontation a été âpre, très disputée. Les esthètes de la balle orange n'y ont peut-être pas trouvé leur compte, mais le match a su contenter les spectateurs par l'intensité physique dont ont fait preuve les deux équipes. Dès l'entame de la première période, les deux voisins ne se laissent pas le temps de s'observer. Souffel rentre bien dans la partie et se détache rapidement (0-6, 2e') par Kancel et l'intenable Broliron (9 points dans ce quart).

 

Souffel insiste là où
ça fait mal, à savoir
à l'intérieur de la raquette

 

 

Un tour de vis supplémentaire est demandé par l'entraîneur griesois Olivier Bady, mais les rouges continuent à caracoler en tête pour creuser un premier écart de 8 points (5-13, 4e'). Gries se rebiffe, Huttel fait feu de tout bois en interceptant et en gobant nombre de rebonds défensifs et c'est sur la ligne de réparation que les Verts vont progressivement revenir pour prendre l'avantage à la fin du 1er quart-temps (16-15).
Le coude-à-coude se poursuit durant la deuxième période. De part et d'autre, aucun panier ne s'avère facile. Majstorovic rejoint le banc à la 13e', nanti de sa 3e faute, tandis que Camara, tout en provocation, continue son travail de bulldozzer. Rattrappés à la 18e' (24-24), les rouges vont à nouveau creuser un léger écart avant la mi-temps en se présentant sur la ligne de réparation (26-32).
La bataille pour la possession de la balle va crescendo durant tout le 3e quart-temps. Souffel se détache par Kancel et N'Kembe et prend 9 points d'avance (30-39, 27e'). Les Verts serrent les dents et, tour à tour, Bohler, Huttel et Lazare ramènent à nouveau les Villageois dans le sillage du leader (38-39). Gries tient bon, Souffel insiste là où ça fait mal, à savoir à l'intérieur de la raquette ou Dieye et Majstorovic sont plombés par les fautes.
Kancel, par un tir primé redonne cinq points d'avance aux rouges (45-50, 37e'). Bohler, par ailleurs crédité d'un excellent match, se bat comme un beau diable, avant que Lazarus, à 6,25 m, ne porte son équipe en tête (55-53). Appel, aux oubliettes pendant toute la partie, fait sa réapparition pour donner à nouveau l'avantage à Souffel (55-56). Les sorties successives de Majstorovic et de Dieye pèsent lourd dans la balance. Une ultime pénétration de Lazare à 4" de la fin échoue et envoie les deux équipes en prolongation. Cinq minutes de bonheur supplémentaires pour les spectateurs ravis.
Le physique de Kancel et la clairvoyance de Tschamber vont avoir raison de Verts exténués et à l'adresse défaillante (66-70). Aprement disputé de part et d'autre, le derby a tenu toutes ses promesses. Stéphane Éberlin pouvait enfin souffler. Quant à Olivier Bady, hormis la défaite, il a pu tirer de nombreux motifs de satisfaction de la prestation livrée par ses troupes.

 

Ch. K.

 

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Édition du Sam 24 oct. 2009

 

« Pas de démobilisation »

 

 

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Une semaine après leur succès sur le parquet de Gries, Sébastien Kancel (balle en main) et Souffel visent la passe de sept. (Photo DNA - Johanna Leguerre)

 

Solide leader de sa poule et invaincu après six journées, le BCS affronte ce soir une équipe d'Alfortville ambitieuse mais mal en point en ce début de championnat. Pas de quoi effrayer les Alsaciens.

Romain Appel et ses coéquipiers ont à peine eu le temps de savourer la victoire remportée de haute lutte, samedi dernier, à Gries (66-70 a.p.) que se présente déjà ce soir Alfortville, un prétendant à la montée. Mais un prétendant convalescent.
Empêtrés à la dixième place du classement en raison des blessures (Michalski) et de l'intégration de nouveaux joueurs, les Parisiens présentent toutefois de fortes individualités. « Ils ont un axe fort, avec

 

Broudic et Bisseni, qu'il faudra stopper », témoigne Stéphane Eberlin. Le groupe visiteur est de qualité certes, mais pas de quoi inquiéter les Souffelweyersheimois.

 

Mise en garde

 

Confiant dans le potentiel de sa machine à gagner, le coach du BCS craint plutôt une déconcentration de ses joueurs après plusieurs gros matchs. « On a joué Orchies et Gries, qui sont des équipes visant la montée, et maintenant on aborde des équipes du milieu de tableau. J'ai mis mes joueurs en garde pour ne pas qu'ils relâchent la pression accumulée lors des matchs précédents. »
A n'en pas douter, si la soif de victoire est toujours présente dans l'esprit des joueurs, la fatigue et la nervosité pourraient peser dans la balance au moment du coup d'envoi. Ce facteur est indépendant des bonnes volontés affichées par l'équipe. Finalement, le danger pourrait venir du groupe plutôt que de son adversaire du jour.

 

Une préparation axée sur la récupération

 

Pour atténuer la fatigue et la tension liées aux dernières sorties, « nous avons fait beaucoup de récupération », explique Stéphane Eberlin. Ainsi, les trois premiers jours de la semaine ont permis aux Souffelweyersheimois de recharger les accus avant cette septième confrontation de la saison. Sanko Camara et ses partenaires ont même goûté au plaisir d'une relaxation à Caracalla.
Une semaine plus « tranquille » pour ne pas trop charger les organismes et, surtout, aborder ce match et les suivants en toute confiance. « Notre objectif est de gagner le plus de matchs afin de rester invaincus », ambitionne le coach. Cela commence par une victoire contre un adversaire désireux de se relancer.
BCS - Alfortville ce soir, coup d'envoi 20h, Gymnase des Sept-Arpents.

 

G.E.

 

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Édition du Lun 26 oct. 2009

Le show et le froid

 

Après une première période médiocre, Romain Appel et Souffel ont enclenché la vitesse supérieure. (Photo DNA - Johanna Leguerre)

 

BCS - ALFORTVILLE 79-63.

 

Vingt minutes durant, Souffelweyersheim a déchanté. Installés dans un certain confort, au bénéfice de leur excellent début de saison, les hommes de Stéphane Éberlin ont oublié, le temps d'une première période médiocre, les vertus qui leur avaient permis de démarrer leur championnat en boulet de canon (six succès en autant de rencontres).
Les quatre paniers primés de Nkembe, en état de grâce dès le coup d'envoi, ont agi en trompe-l'oeil (14-2, 4e'). Absent dans le repli défensif, sanctionné sur la ligne des lancers-francs par Michalski, mangé tout cru à l'intérieur par Bisseni et Touré, le BCS a, en fait, été totalement méconnaissable (26-31, 16e'). Au coeur du deuxième quart-temps, Stéphane Éberlin a pris un temps mort, puis un second, en à peine trois minutes !
 

 

« On n'est pas agressif vers le cercle, on abuse du tir extérieur (9/28 à trois points au final), on subit en défense, on perd des balles, énumère l'entraîneur. A la mi-temps, j'ai tout de même essayé de positiver. Les gars avaient tellement la tête dans le sac que ça ne servait à rien de les enfoncer plus. Je leur ai simplement demandé de sortir le bleu de chauffe et d'aller au combat. »

 

Un irréel 28-6 !

Ses joueurs l'ont écouté, démontrant dès la reprise - au rebond offensif notamment (15 au final) - que la léthargie affichée jusqu'alors ne leur ressemblait pas. Du meneur Tschamber, aussi parfait dans le contrôle du tempo que dans ses prises de risques, au virevoltant Appel, décisif en contre-attaque, en passant par « Alingue le bondissant », auteur d'une claquette-dunk monumentale (44-42, 24e'), c'est tout un groupe qui a soudainement retrouvé foi en son basket. Les actions d'éclat, elles, se sont multipliées, sous les yeux d'un public ravi de retrouver enfin ses ouailles sur courant continu (48-43, 27e', 60-43, 30e').
A la fin du troisième quart-temps, surfant sur un irréel 28-6, Traineau et ses coéquipiers avaient plié un match dont ils se demandaient encore s'ils allaient le gagner dix minutes plus tôt ! La fin de partie, décousue, a relevé de l'anecdote.
« Pour briller, on a besoin d'être dur et intense, résume Stéphane Éberlin. C'est de cette façon qu'on a réussi un départ parfait cette année. Je suis quelqu'un d'exigeant. On se doit de progresser en permanence, parce qu'il n'y a pas d'adversaire facile à jouer en Nationale 2. »

 

Amaury Prieur

 

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Édition du Lun 2 nov. 2009

 

Le BCS avec maîtrise

 

 

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Huit sur huit pour Tony Traineau et Souffel. (Photo archives DNA - Johanna Leguerre)

 

MIRECOURT - BCS 60-74. - Le déplacement à Mirecourt, une équipe toujours difficile à manoeuvrer chez elle, ne s'annonçait pas de tout repos pour Souffel. Le BCS se devait de plus d'imiter Orchies, actuellement 2e au classement et vainqueur dans les Vosges lors de la 3e journée.
C'est Mirecourt qui ouvre le score par l'intermédiaire de Sani dans la raquette, mais Broliron lui répond immédiatement à 3 points. Les Vosgiens vont faire la course en tête dans ce début de match (7-3, puis 9-3), profitant de la maladresse des Alsaciens aux tirs (1/8). Le BCS va alors mettre la machine en route, recoller au score immédiatement (9-9, 6e') et même prendre les commandes du match (13-15, 8e') sur un tir à 3 points de Tschamber. Après dix minutes de jeu, Souffel mène 13-17.
Mirecourt réagit dès l'entame du deuxième quart-temps en trouvant des paniers sur jeu rapide. Les locaux repassent devant 22-20 (14e'). Ce sera

 

la dernière fois de la rencontre. Alingue et Kancel portent le BCS en tête (22-24). A partir de ce moment-là, l'équipe de Stéphane Eberlin va mettre la main sur le match en dominant le secteur intérieur. Traineau, Kancel, Alingue et Camara font la loi dans la raquette. Les Vosgiens encaissent un sévère 10-0 et se voient mener 22-30 (18e') puis 24-31 à la mi-temps.
Au début du troisième quart-temps, les deux équipes vont se rendre coup pour coup et l'écart au score ne bouge pas (37-44, 25e'). Le BCS inflige alors un 11-0 à son adversaire grâce à un jeu d'attaque bien léché. Broliron à 3 points, Alingue et Camara dans le secteur intérieur et Tschamber à la baguette envoient Mirecourt dans les cordes (37-55, 28e'). A la fin du troisième quart-temps, Souffel mène 39-57.
Le BCS va perdre de sa superbe l'espace de trois minutes avec quatre balles perdues, occasionnant un 8-0 en faveur de Mirecourt (47-57, 33e'). Meyila et Begards, à 3 points, sont passés par là. Mais le BCS réagit de suite en passant à son tour un 6-0 à son adversaire par l'intermédiaire de Broliron et Traineau (47-63). Kancel, bien servi par ses coéquipiers, porte le score à 49-68, le plus gros écart du match (38e'). La messe est dite.
Mirecourt se bat jusqu'au bout pour limiter l'écart. Le BCS remporte la mise (60-74). Une victoire somme toute logique qui lui permet de rester en tête du championnat avec huit victoires pour aucune défaite.

 

Mirecourt – Souffelweyersheim 60-74. Quarts temps : 13-17 ; 11-14 ; 15-26 ; 21-17. Arbitres : MM. Piot et Madre. Spectateurs : environ 200

Mirecourt : 23/62 aux tirs (37%) dont 6/19 à 3 points (32%), 8/12 aux LF (67%), 35 rebonds (Meyila 8 et Sani 6) dont 9 offensifs, 18 passes décisives (Nélaton 6 et Martin 4), 18 balles perdues, 2 contres et 22 fautes.

BCS : 26/60 aux tirs (43%) dont 5/16 à 3 points (31%), 17/25 aux LF (68%), 42 rebonds (Traineau 10, Tschamber et Kancel 8) dont 12 offensifs, 18 passes décisives (Tschamber 7 et Broliron 4), 18 balles perdues, 5 contres (Traineau et Alingue 2) et 13 fautes.

 

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Édition du Dim 8 nov. 2009

 

Souffel est serein

 

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Jacques Alingue et le BCS visent un neuvième succès de rang. (Photo archives DNA - Johanna Leguerre)

 

Toujours invaincu, le BCS reçoit aujourd'hui une équipe de Tremblay qui reste sur un joli succès contre Trappes. Les hommes de Stéphane Eberlin abordent ce match en toute confiance.

 

« On attaque ce match sereinement », évoque Stéphane Eberlin à quelques heures de la rencontre. Comment peut-il en être autrement alors que son équipe pointe seule en tête de la poule D avec un bilan de huit victoires en huit rencontres ?
Serein, le mentor souffelweyersheimois ne verse pas pour autant dans l'excès d'orgueil. Les victoires nourrissant le capital confiance, sa phrase vient simplement rappeler que la pression n'est pas sur les épaules de son équipe avant ce rendez-vous.

 

L'entraîneur bas-rhinois sait rester prudent et respectueux envers son adversaire avant la rencontre. Aujourd'hui, c'est Tremblay, valeureux 4e, qui arrive dans le chaudron alsacien. « Ce n'est pas une surprise de les voir à cette place. Ils ont quand même gagné contre Gries et Trappes », précise-t-il. Deux succès qui en disent long sur le potentiel des visiteurs.
La formation tremblaysienne vient de signer un premier succès à l'extérieur à Trappes (69-76) le week-end dernier. Désormais

 

 

décomplexée en déplacement, elle aborde ce match avec l'envie de faire chuter le leader chez lui. Par ailleurs, c'est une « équipe physique et athlétique qui défend fort », ajoute Stéphane Eberlin. Pour tenter de s'imposer ce soir, il faudra répondre dans l'intensité et stopper l'expérimenté ailier américain Don Carlisle, fer de lance de l'équipe dans ce domaine.

 

« Un sans-faute à domicile »
 

Des qualités qui n'effraient pas l'entraîneur du BCS. Ce dernier reste confiant dans le potentiel de son groupe après une semaine de préparation sérieuse. « Depuis le petit relâchement que nous avons eu la semaine avant le match d'Alfortville (DNA, 23/10), nous avons bien travaillé à l'entraînement. Cette semaine était très bonne », se félicite Stéphane Eberlin.
Pour terminer dans les deux premiers, il faudra faire « un sans-faute à domicile », affirme le coach. Une victoire aujourd'hui serait de bon augure avant d'enchaîner deux déplacements toujours délicats. Le premier verra Tony Traineau et ses coéquipiers atterrir à Salins dans le Jura avant de se rendre à Kaysersberg pour le derby.

 

Guillaume Erckert

 

BCS - Tremblay aujourd'hui, coup d'envoi 16h, Gymnase des Sept-Arpents

 

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LE BCS A TREMBLE !

 

Lorsque Souffel a 14 points d’avance à la 36’, la salle est chaude et les locaux se permettent de jouer avec le feu. Il n’en faudra pas plus pour que les Maréchal, Bossange ou Baradji soient à la parade et reviennent à 77 – 72. Heureusement, que le sérieux de Broliron, Tschamber, Camara, Alingue reprenne le dessus.

Auparavant, Tschamber ouvre le ban. Maréchal par deux fois puis Baradji simposent : 2 – 7. Le coach local Stéphane Eberlin pose son premier temps mort. Les missiles de Nkembe puis Tschamber permettent aux alsaciens de revenir sur le score : 8 – 9. Alingue fait sa rentrée et rentre de suite dans son registre : les rebonds c’est pour lui ! Le premier quart temps se termine sur un nul équitable: 24 – 24.

Le chassé croisé continue. Si les franciliens prennent l’avantage par les contre attaque, le BCS répond par Kancel, Nkembe, Appel par deux fois. Kancel contre Traoré. Ce dernier s’écarte de la raquette. Les bas-rhinois ne profitent pas des pertes de balles tremblaysiennes ; le score ne bouge pas pendant près de 4’ : 39 – 37 à la mitemps.

A la reprise, la densité des intérieurs souffelois se fait sentir. Camara exploite son physique et quelques erreurs des visiteurs et envoie son comparse Alingue au dunk. Comme cela ne suffit pas, ce dernier contre Karamoko et va au dunk. Le Jeune Alingue est dans son élément. Le temps mort du coach francilien Traoré ne résout pas le

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Le 17/08/2009

 

Première prometteuse

 

Ni effusion de joie, ni tristesse au buzzer final, tout le juste le sentiment du devoir accomplis dans les deux camps… mêlé à une bonne grosse dose de fatigue. Vendredi soir, les deux locomotives du basket amateur Bas-Rhinois renouaient avec le parquet pour ce qui constituait leur première sortie en amical, 10 jours seulement après la reprise de l’entraînement. L’occasion d’une très large revue d’effectif pour les deux entraîneurs. « Le résultat est totalement anecdotique, glisse ainsi Olivier Bady, le coach Griesois, ce match nous a juste permis de voir où on en est, de faire jouer tout le monde et de constater nos imperfections sur lesquelles nous devrons travailler dans les prochains jours ». Même son de cloche chez son homologue Souffelois, Stéphane Eberlin. « Cette première rencontre va nous servir de base de travail pour la suite, après de très grosses séances –physiques notamment- depuis la reprise (14 en 10 jours, ndlr) on savait que l’on allait souffrir, malgré tout je suis satisfait, on a pu montrer de belles choses, en première période surtout ». Tout ne fut pas parfait, évidemment, mais la prestation des deux formations candidates au podium laisse en tout cas augurer de belles choses pour la saison à venir.

 

Kaerle se montre

 

Mais cette rencontre amicale a aussi, et surtout, permis aux joueurs de renouer avec la douce odeur du cuir en situation d’opposition, et aux supporters des deux équipes de découvrir les nouvelles recrues. Si Fabien Kaerle (ex-WOSB, N3), le nouvel ailier « Villageois », visiblement très affûté s’est d’or et déjà montré à son avantage (17pts au final), la première du jeune Lucas Hoernel (ex Dijon, Pro A Espoir) en manque de réussite (1/7 au tir, 2pts), fut plus timide. Jacques Allingue, l’unique recrue Souffeloise de l’été, a quant à lui fait montre d’une belle activité dans la peinture (7pts, 6 reb en 20min), se fondant avec intelligence dans un collectif déjà bien en place.

 

Car à l’image des premières actions Souffeloises, soldés par un tir primé de Broliron et d’un panier de Camara au terme de deux systèmes rondement menés (5-0 à la 1’), les deux équipes ne tardèrent pas à (re)trouver quelques automatismes. L’allumage visiteur fut certes un petit plus laborieux, mais une fois la machine lancée, avec le duo Dieye-Majstorovic en tête, bien épaulé par le très remuant Kaerle, l’empoignade fut belle, 21-24 à la 10’.

 

La suite de la partie vit les deux équipes alternées successivement le bon avec le moins bon, au gré des nombreuses rotations et essais tactiques des deux coachs, avant que la fatigue ne viennent progressivement et irrémédiablement gagné les organismes. « Au bout de deux minutes on a déjà du faire des changements tant les garçons étaient fatigués, sourit Stéphane Eberlin, mais c’est normal à cette période de la préparation, on voulait faire courir le ballon et on l’a bien fait en première mi-temps (46-41 à la pause). Par la suite on a voulu continuer à mettre de l’intensité, mais physiquement ce n’était plus possible ». Et le BCGO ne se fit pas prier pour en profiter. Plus frais, à l’image de ce diable de Kaerle, pas loin d’être irrésistible en contre-attaque, les hommes d’Olivier Bady, ne relâchèrent plus leur étreinte sur la partie, 61-68 à la 29’. Alors certes il y eu bien une réaction Souffeloise en fin de partie sous l’impulsion de Nkembe et Tschamber (72-75 à 3 minutes du dénouement), mais il était déjà trop tard, les Griesois se contentant de gérer leur pécule, en se montrant beaucoup plus prompt aux lancers francs (85% de réussite) que leur vis-à-vis, 77-89 score final. « J’ai apprécié l’état d’esprit de l’équipe, se félicite coach Bady, on a été plus agressif en deuxième mi-temps, défensivement notamment. Mais il y a encore beaucoup de choses à travailler, au rebond et dans le timing offensif par exemple, mais c’est une première encourageante ».

 

« On devrait être plus affûté le week-end prochain lors du tournoi de Gries, conclut pour sa part Stéphane Eberlin, donc on espère continuer à progresser, en corrigeant certains détails défensifs ». Face à des adversaires du calibre de Karlsrue (2.Bundesliga) ou encore de Liévin (N1), voilà qui promet.

 

BCS : 27/62 au tir (43%) dont 10/21 à 3pts (47%), 13/26 aux LF (50%), 36 rebonds (Traineau 12) dont 15 offensifs, 15 passes décisives (Kancel 4 ), 17 pertes de balle, 2 contres.

 

Camara 5, Appel 3, Broliron 11, Kancel 11, Tschamber 11 puis Nkembe 12, Allingue 7, Traineau 9, Geoffroy, Velten 8

 

BCGO : 30/58 au tir (51%) dont 5/15 à 3pts (33%), 24/28 aux LF (85%), 34 rebonds (Dieye 11 ), 19 passes décisives (Huttel 5 ), 14 pertes de balle.

 

Majstorovic 19, Kaerle 17, Lazare 11, Huttel 12, Dieye 17, Ait Tabassir puis Lazarus 9, Hoernel 2, Bohler 2

 

            

Julien Dalcanale

 

 

 

 

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problème de Tremblay. Appel, Camara aux rebonds et l’inévitable Alingue et Nkembe creusent l’écart : 53 – 39 à la 25’. Les Velten, Tschamber répondent aux baradji, Bossange : 59 – 48 à la 30 ‘.

Le BCS enfonce le clou avant de tomber dans la facilité. Avant de se brûler, le sérieux reprend le dessus Broliron et Nkembe comme déclencheurs, Camara toujours à l’affût et les œuvres d’Alingue finissent par l’emporter : 85 – 72.

 

Arbitres : MM Jimmy COURTOIS et Mle Audrey DUCANOS.

 

Quart temps : 24 – 24 ; 15 – 13 ; 20 – 11 ; 26 – 24. 450 spectateurs

 

B C S : 6 paniers à 3 pts – LF : 16/17. 18 fautes personnelles . Les points : Nkembe : 19 – Velten : 4  – Appel : 13 – Broliron : 8 – Alingue : 14 – Tschamber : 8 – Kancel : 4 – Traineau : 2 – Geoffroy  – Camara : 13.

 

Tremblay : 8 paniers à 3 pts – LF : 14/21. 15 fautes personnelles. Les points : Diop : 6 - Maréchal : 21- Bossange : 13 - Karamoko : 3 - Benoit  - Traoré : 2 - Gastin : 3 - Baradji : 15 -  Bilon : 9.

 

J-M-M

Photo Kerfanto Sarah

Le 08/11/09

Édition du Lun 9 nov. 2009

 

Souffel régale !

 

 

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Jacques Alingue dans ses oeuvres. Le tonique intérieur du BCS a fait le show hier après-midi. (Photo DNA - Thierry Suzan)

 

BCS - TREMBLAY 85-72. - Les montées d'adrénaline souffelweyersheimoises ont fait une neuvième victime cette saison. Une adresse assez insolente de part et d'autre, deux formations résolument tournées vers l'offensive, des contre-attaques "en veux-tu en voilà"... En terme de rythme, la rencontre ne pouvait partir, et se terminer, sur de meilleures bases.
Stratégiquement, Tremblay a sans doute choisi l'option adéquate pour tenter de faire trébucher les hommes de Stéphane Eberlin. Les Franciliens n'ont pas souhaité pousser chaque possession à la limite des 24 secondes et permettre au BCS d'installer son jeu sur demi-terrain. Ils n'ont, cependant, pas eu les moyens de tenir la distance sur ce tempo effréné.
Aux missiles longue distance de Bossange, Marechal et Baradji, les Bas-Rhinois opposent très vite une remarquable densité à l'intérieur. Difficile à contenir dans la raquette, dès lors qu'il impose son travail au sol, Camara - l'arme de cinquième catégorie maison - porte son équipe à bout de bras (17-12, 6e').

 

Alingue monté sur ressorts

En relais, le jeune Alingue (21 ans) s'illustre par une énorme activité, dans son registre habituel. Ses contres, ses rebonds offensifs et ses smashes en haute altitude sont directement à l'origine de l'envolée locale (37-30, 15e', 53-39, 24e').
Souvent irrésistible depuis le coup d'envoi du championnat, à l'image de cette séquence venue d'ailleurs en fin de match - une « bâche » traumatisante sur le pauvre Karamako, qui a dû passer une mauvaise nuit, suivie d'un dunk à une main sur un alley-oop initié par Tschamber (75-61,

 

37e')-, la dernière recrue du BCS est définitivement à sa place dans cette équipe.

« Avec un groupe comme celui-là, c'est facile de s'adapter, sourit l'ailier fort bondissant. Autour de moi, les gars sont super sympas. Le coach me demande de mettre un maximum d'intensité sur le terrain, je sais qu'il m'a appelé pour ça. Il a fait de ma progression l'un de ses objectifs personnels cette saison. Pour ma part, je m'efforce d'être concentré à 100%. »
Impossible, enfin, d'oublier Alex Nkembe, ailier pur jus aussi doué pour s'infiltrer dans les intervalles que pour sanctionner au-delà des 6,25 m le moindre égarement adverse. Au final, le relâchement coupable entrevu dans les ultimes instants, puni par un 11-2 que personne n'avait vu venir (77-72, 39e'), relève de l'anecdote. « On est parfois trop gentils défensivement, résume Stéphane Eberlin, l'entraîneur du BCS. Mais la victoire appelle la victoire et on développe un beau basket actuellement. Malgré la faillite de nos shooteurs (7/24 à trois points), on marque 85 points, c'est bien pour le spectacle. »

 

Amaury Prieur

 

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BASKET CLUB SOUFFELWEYERSHEIM

 

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« Souffel' » a faim de N1

 

Le 14.11.2009 04h00

 

Souffelweyersheim et Salins n'évoluent pas vraiment dans les mêmes sphères. Si l'équipe de Simati se débat pour prolonger son bail en N2, le dix alsacien rêve de N1 : « Ça fait trois ans qu'on échoue en barrages, il faut que ça passe cette année », explique Stéphane Eberlin, le coach alsacien. Pour le moment, avec 9 victoires en autant de rencontres, sa formation est dans les clous. Salle des communes, ce sera également l'objectif : « On vise le haut de tableau donc, chez un promu, c'est un match qu'on est censé aller gagner », assure le technicien pour qui il est important de « ne prendre aucun adversaire de haut. Nous avons un peu l'image de l'équipe à abattre : on sait qu'il va falloir faire un gros match à Salins chez une équipe qui reste sur un mauvais résultat » Une nouvelle fois, l'entraîneur partira avec un groupe au complet. Un effectif qui frappe par sa complémentarité. Aucun scoreur ne sort du lot mais chaque joueur tient un rôle précis... et le danger vient de partout, que ce soit du meneur Tschamber, du shooteur Broliron, des costauds Kancel et Camara ou du bondissant Alingue, seul nouveau venu dans le «roster» bas-rhinois. Une horlogerie de haute précision que Salins devra, et c'est une gageure, tenter de dérégler.

 

Jean-Philippe Cavaillez

 

> Souffelweyersheim : 5. Nkembe, 6. Velten, 7. Appel, 8. Broliron, 9. Alingué, 10. Tschamber, 11. Kancel, 12. Traineau, 13. Geoffroy, 14. Camara

> Le dernier match : Souffelweyersheim - Tremblay 85-72

> Bilan : 1er (9 victoires), 5e attaque (77,4 p/m), 2e défense (64,4 p/m)

> Cinq derniers matchs : V-V-V-V-V

> Plus large victoire : + 30 contre Cergy (89-59) le 26/09

> Meilleurs marqueurs : 1. Tschamber 12,5 p/m, 2. Broliron 12 p/m, 3. Nkembe 10,7 p/m, 4. Appel 10,1 p/m, 5. Alingué 9,3 p/m, 6. Kancel 9,1 p/m, 7. Camara 7,3 p/m, 8. Traineau 3,9 p/m

> Le plus gros carton : 20 points pour Kancel à Gries (70-66)

 

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Harold Trobo et les Salinois affrontent ce qui se fait de mieux en Nationale 2 / Sophie Ducordeaux

 

Le JSBC accueille Souffelweyersheim, leader invaincu du championnat, avec un vrai besoin de points

 

Salins a le redoutable honneur de recevoir ce soir Souffelweyersheim, premier de la classe, qui plus leader invaincu avec 9 victoires. Aucune équipe, en effet, n'a jusqu'alors résisté à l'ogre alsacien, y compris l'autre ténor de la poule et bourreau des Salinois Orchies, balayé comme les autres!

Alors est-ce chimère que de croire au miracle d'autant plus après une prestation naïve et guère convaincante dans l'antre de l'ex-lanterne rouge, Récy ?

Redjali Simati et ses hommes entendent prouver que non, en décuplant toute leur énergie afin de tenter de renverser la vapeur. « Nous n'avons rien à perdre! Par contre nous devons nous réhabiliter et redorer notre blason, souligne le coach du JSBC. Souffel', c'est du costaud, on le sait! Cela fait trois années de suite qu'ils terminent premiers du championnat et qu'ils ne montent pas en s'inclinant en quarts de finale national (ndlr: en 2009 contre Angers après prolongation au match retour). Et à chaque fois, pour assurer le coup, ils recrutent un ou deux niveaux au dessus un joueur majeur pour tenter d'assurer le coup. Nous allons donc affronter une équipe quasiment capable d'évoluer à l'échelon supérieur. D'ailleurs tous les joueurs qui viendront à Salins ne font que du basket et s'entraînent matin et soir en vrais pros ». On le voit le contexte n'est pas idéal. Pourtant jamais le JSBC, en position de relégable et avec un horizon qui s'annonce très difficile, n'a eu autant besoin de créer l'exploit. A Souffelweyersheim, on peut citer au minimum huit joueurs majeurs qui ne l'entendront pas de cette oreille: Tschamber le meneur qui donnera c'est sur du fil à retordre à Mouget et Trojanowski, Appel, Broliron, NKembe sur les ailes et un quatuor impressionnant dans la peinture, Kancel, Camara, Traineau et Alingué « Et encore rajoute Simati, je crains ceux là mais ils peuvent doubler à tous les postes». Alors, quelle tactique employer ce soir ? «Cette semaine, nous nous sommes remis en question. On s'est dit que nous devions nous sublimer en allant chercher au plus profond de nous face à des adversaires qui sont capables de pratiquer tous les types de jeu en mêlant talent, présence physique et professionnalisme ». Certes, Salins sera au complet sans problèmes particuliers. Mais dans cette bataille « pot de terre, pot de fer », la seule envie sera-t-elle suffisante ? On aimerait bien dans la cité de l'UNESCO ?

> Salins : Mouget, Trojanowski, Walter, Moundy, Trobo, Margueritte, Yatéra, Zaïre, Mayunga, Pungier

> NOTE

Salins (11e) - Souffelweyersheim (1er) ce soir à 20 heures

à la Salle des Communes

 

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Salins rêve d'exploit

le 14.11.2009

 

Édition du Dim 15 nov. 2009

Tschamber y était presque

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Jérémy Tschamber n'est pas passé loin « du truc ». (Photo DNA - Johanna Leguerre)

Tschamber y était presque

Formé au FCM, Jérémy Tschamber a vu le train professionnel partir sans lui. Contre Dijon, mardi, en Coupe de France, le meneur de Souffelweyersheim va à nouveau pouvoir humer ce parfum enivrant.

De cette époque pas si lointaine, il garde « un petit goût d'inachevé ». « Tu te dis que t'étais pas très loin du truc, que tu l'as touché du doigt et qu'il n'a pas manqué grand-chose pour que tu puisses basculer dans ce milieu », confie Jérémy Tschamber, 25 ans dans quelques jours. Ce « truc » que l'actuel meneur du BCS (NM2) a manqué d'embrasser, c'est une carrière pro.

Flash-back. En 2004/05, Jérémy Tschamber dispute trente matches avec le FC Mulhouse, alors en Pro B. La saison précédente, le gamin, qui s'est éveillé au basket à Rixheim et Riedisheim avant de gravir « tous les échelons » au FCM, a été sacré champion de France espoirs. La blessure du titulaire Flinder Boyd lui permet de grappiller huit minutes par match, derrière Ryan Serravalle. Il s'en tire plus qu'honorablement.

« Ils ont déjà

une vidéo... »

 

A l'intersaison, ce Mulhousien pur jus est « parti pour repartir » avec le club de son coeur. Mais le contrat tant espéré ne viendra pas. « Du jour au lendemain, j'apprends, dans les journaux, que le club vient de recruter Romain Malet, un 84 comme moi », se souvient-il. L'horizon vient subitement de se boucher. Au mitan de l'été, la plupart des équipes ont de surcroît déjà bouclé leur recrutement. « Si on me l'avait dit plus tôt, j'aurais pu chercher ailleurs. Ma carrière aurait peut-être évolué différemment. »

Jérémy s'expatrie alors à Tours, en Nationale 2. Son parcours le conduit ensuite à Lille (NM1), à nouveau à Tours avant le retour en Alsace, l'an dernier, à Souffelweyersheim. Cette saison, le natif de la cité du Bollwerk s'affirme comme le patron de l'équipe bas-rhinoise, dont il est le meilleur marqueur (12,6 points de moyenne). « J'ai mes repères. C'est la première fois que je reste deux ans de suite dans le même club et j'arrive désormais à m'imposer davantage, y compris au niveau de la voix », sourit l'intéressé.

Durant toutes ces années, Jérémy Tschamber n'a eu de cesse de jouer « avec un petit supplément de rage ». « A chaque match, j'ai envie de prouver, de montrer ce que je vaux. Je passe seulement par un autre chemin et cela prend un peu plus d'années que prévu. » Avec Souffel, ce poste 1 de grande taille (1,90 m) vise la montée en NM1, « le meilleur championnat français, dans le sens où c'est celui qui rassemble le plus de joueurs français ».

Parce que l'histoire offre parfois de petits raccourcis, Jérémy Tschamber va à nouveau toucher son rêve du doigt. Mardi, par la magie de la Coupe de France, le BCS accueille Dijon (Pro A), « ce qui se fait de mieux à l'heure actuelle en France », en 32e de finale de l'épreuve. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le dépositaire du jeu alsacien croise la route de la JDA en Coupe. Avec Tours, il y a quatre ans, il avait défié les Bourguignons de Laurent Sciarra et Jacques Monclar. « Je vais être pris au short, ils ont déjà une vidéo de moi... », plaisante-t-il.

Cette fois, Jérémy Tschamber trouvera en face de lui Ramel Bradley, l'un des quatre fantastiques Américains recrutés par Randoald Dessarzin. Il se marre : « Je vais mettre un peu de pommade sur les chevilles, pour les protéger, parce que je risque de me prendre deux ou trois vents ». Ça, c'est pour la boutade. Car le n°10 de Souffel a bien l'intention de ne faire aucun complexe. « Si on se met à les regarder, ils vont nous exploser. A nous de nous lâcher complètement. On n'a rien à perdre. »

Mardi, Jérémy Tschamber a aussi une petite revanche à prendre sur le sort.

Les billets pour la rencontre BCS - Dijon seront en pré-vente demain, lundi, entre 18h et 20h au Gymnase des Sept-Arpents. Tarifs : 7 ¬ adultes, 5 ¬ enfants.

Salins magnifique

le 15.11.2009

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Trobo (15 points) et les Salinois ont frappé fort hier soir en se payant Souffelweyersheim / Photo Nicolas Dargaud

Les Salinois ont fait chuter le leader dans une Salle des communes en ébullition hier soir

Salins 78 Souffelweyersheim 76 A Salins, Salins bat Souffelweyersheim (mi-temps: 37-38) (14-22, 23-16, 27-13, 14-25) A Salins, salle des Communes, environ 250 spectateurs. Arbitres: Mme Ragonneau et M. Thomas > Salins : 23/34 à deux points, 5/16 à trois points, 17/23 aux lancers francs, 22 fautes personnelles. Mouget 6, Trojanowski 6, Walter 11, Moundy 5, Trobo 15, Margueritte 5, Yatéra 16, Zaïre 14, Pungier, Vermot. > Souffelweyersheim : 16/34 à deux points, 8/19 à trois points, 20/27 aux lancers francs, 24 fautes personnelles. Nkembe 13, Velten 1, Appel 14, Broliron 13, Alingue 4 Tschamber 9, Kancel 8, Traineau 6, Camara 7.

Et pourtant, cela avait mal commencer...On pouvait même croire que l'ogre alsacien, toujours invaincu, allait passer une petite soirée tranquille. A 14-22 à la 10', les Salinois venaient de recevoir une petite leçon de réalisme orchestrée par un trio de choc Broliron, Kancel et Tschamber. Simati avait cependant pris d'entrée l'option rapide avec Trojanowski à la baguette, le seul Margueritte dans la raquette, Trobo, Walter et Yatera en électrons libres.

Sans trop de réussite face à un basket très élaboré. La tactique allait cependant s'avérer payante dans un second temps au visage radicalement différent. Salins malgré l'adversité ne relâchait pas sa pression. Mouget donnait à son tour du rythme tout comme un excellent Zaïre, présent au poste offensif mais également à l'extérieur de la peinture. De 16-26 à la 11', le score évoluait progressivement à l'avantage des Jurassiens. Yatera et Trobo se payaient le luxe de prendre plusieurs rebonds offensifs (24-31, 14'). Les bonnes dispositions de ses partenaires donnaient confiance à Walter qui retrouvait son adresse et se voyait récompensé par deux paniers bonifiés consécutifs. 33-33 à la 16'. Eberlin était contraint au temps mort pour recadrer ses troupes. Souffel' était soudain moins adroit mais Salins un peu euphorique devant l'opportunité ne profitait pas totalement de l'aubaine. Le combat tournait à l'équilibre 37-38 au repos et un quart temps tout de même gagné 23-10 par les Jurassiens. La suite était d'ailleurs totalement Salinoise

Un basket exceptionnel

Tout réussissait à des locaux qui pratiquaient un basket exceptionnel au niveau de la vitesse d'exécution, de la circulation du ballon et des hommes et de l'adresse. 27-13 dans ce quart temps. Souffel' était littéralement asphyxié par le rythme. Salins se prenait à rêver à 64-51 à l'entame de la dernière ligne droite. Un 9-0 plus tard, Broliron par deux fois et Appel semblaient dire «bonne nuit les petits». C'est fini. On s'est assez amusé». Mais le JSBC menait toujours 64-60. Et la bande à Simati dans son ensemble fut tout simplement héroique, refusant de céder la moindre once de terrain. 68-67 à la 35'. Alors que l'on pensait assister à l'ahalli devant la déferlante du banc visiteur, Trobo, Yatéra, Margueritte et consors faisaient front de tout bois, défendant pied à pied leur maigre avantage.A 77-76 à neuf secondes du buzzer, rien n'était acquis. Un lancer franc de Yatéra plus tard, tout était fait. 78-76. Salins était allé chercher au plus profond de lui même cette magnifique et importante victoire qui signe aussi la première défaite du leader.

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« Rien à perdre »

 

Régis Schneider

Photo Kerfanto Sarah

SALINS - BC SOUFFELWEYERSHEIM 78-76. - Ce déplacement à Salins était le match piège par excellence, selon le coach Stéphane Eberlin. D'un côté, une équipe de Salins qui joue le maintien et n'a rien à perdre face au leader du championnat. De l'autre côté, une formation du BCS avec un capital confiance important (trop important peut-être ?) et un match de prestige face à Dijon (Pro A), qui se profile 72 h après cette rencontre.
Le BCS entame bien le match, avec un jeu d'attaque parfaitement huilé, agrémenté d'une bonne adresse aux tirs (8 sur 14 dans ce quart) et une défense solide. Le score évolue en sa faveur : 6-11 puis 8-18 et 14-22 après 10'.
Souffel continue sa marche en avant au début du 2e quart-temps, pour mener 16-27 (12e'). A partir de ce moment-là, la machine bas-rhinoise va se gripper. Passivité en défense, manque de rigueur et de maîtrise en attaque vont donner la possibilité aux Jurassiens de réagir. Ils ne vont pas laisser passer l'aubaine et de fort belle manière. Zaïre, dans la raquette et à 3 points, imité par Walter à 3 pts, suivi d'une interception et d'un panier de Moundy et voilà Salins revenu sur les talons de ses adversaires : 30-33 (16e'). Walter, sur une nouvelle réussite à 3 points, va même égaliser à 33 partout. Mais le BCS réussit à rentrer au vestiaire à la mi-temps avec un petit point d'avance (37-38).
Le 3e quart s'avère cauchemardesque et catastrophique pour les Souffelois. Sur les deux premières attaques, Kancel se voit sanctionner de 2 fautes offensives plus que sévères, ses 3e et 4e fautes, obligeant Stéphane Eberlin à le rappeler sur le banc. Le BCS perd alors sa sérénité et la maîtrise de son jeu. La sanction est immédiate avec un 8-0 en faveur des locaux portant le score à 45-38 puis 52-41 par l'intermédiaire de Trobo. Souffel est en grande difficulté et cela ne s'arrange pas quand Mouget, sur une interception, donne 15 points d'avance à son équipe (64-49). Traineau, sur une claquette au buzzer, limite un temps soit peu les dégâts (64-51, 30e'). Les Salinois viennent d'infliger un sévère 27-13 au BCS dans cette 3e période.
Mais en 1'30, Souffel va revenir au score à la faveur d'un 9-0 grâce à 3 tirs à 3 points de Broliron par 2 fois et d'Appel (64-60 32e'). Malheureusement, revenu plusieurs fois à 1 ou 2 points, le BCS ne va jamais parvenir à repasser devant au score malgré des possessions le permettant. Souffel sera encore à 2 points à 33 secondes du terme de la rencontre avec la balle en main. Tschamber échouera à 3 points mais Traineau, captant son 10e rebonds offensif, obtient 2 lancers francs avec 10 secondes à jouer. Mais il n'en réussit qu'un sur deux. Le BCS vient de laisser passer sa dernière chance et Salins inflige sa première défaite de la saison au leader du championnat. Stéphane Eberlin, coach du BCS : « Cela fait trois matches que nous manquons de constance dans l'intensité, la dureté et l'effort défensif. Il n'est pas possible d'encaisser 50 points sur les 2e et 3e quart-temps à 18 sur 26 aux tirs pour Salins. De plus, nous avons manqué totalement de sérénité et de maîtrise dans les 30 dernières minutes et plus particulièrement sur les balles importantes. Maintenant, Salins a fait un très gros match et mérite sa victoire. »

 

SALINS 78
BCS 76


Quart-temps : 14-22, 23-16, 27-13, 14-25. Arbitres : Mme Ragonneau et M. Thomas. 250 spectateurs environ
SALINS : 27 paniers sur 57 tirs (47%), dont 5 sur 20 à 3 pts (25%), 17 LF sur 23 (74%), 31 rebonds (Moundy 8 et Yatera 7), dont 11 offensifs, 16 passes décisives (Trojanowski et Trobo 4), 20 balles perdues, 3 contres (Trobo 2) et 23 fautes. Trojanowski 6, Walter 11, Trobo 15, Yatera 16, Margueritte 5 puis Mouget 6, Moundy 5, Zaïre 14.


BC SOUFFELWEYERSHEIM : 24 paniers sur 65 tirs (37%), dont 8 sur 21 à 3 pts (38%), 20 LF sur 27 (74%), 41 rebonds (Traineau 12 et Alingue 7) dont 22 offensifs, 15 passes décisives (Traineau 4 et Velten 3), 19 balles perdues, 2 contres (Alingue 2) et 25 fautes. Tschamber 7, Broliron 13, Nkembe 13, Traineau 6, Camara 7 puis Velten 1, Appel 14, Alingue 5, Kancel 10, Geoffroy.

 

Édition du Mar 17 nov. 2009

 

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« Dans la peau du malfrat »

 

Alex Nkembe se frotte ce soir à Sean Marshall, troisième scoreur de Pro A. Ce duel de costauds devrait faire des étincelles.

Alex Nkembe, c'est d'abord une carte de visite, un CV qui mentionne six saisons professionnelles et en fait le plus expérimenté des joueurs de Souffel. Coéquipier de Luc Mbah a Moute, l'ailier-fort des Milwaukee Bucks (NBA), en sélection du Cameroun, l'ailier du BCS a frayé avec le haut niveau. Un atout à l'heure de recevoir Dijon. « Je sais à quoi m'attendre, je ne serai pas surpris », soutient l'intéressé.
Alex Nkembe, c'est aussi un physique. 1,97 m, pas loin de 100 kg, le joueur formé à Levallois, meilleur marqueur espoir au côté de Michel Morandais, est comme taillé dans le roc. Son gabarit est presque surdimensionné pour la Nationale 2. « A mon poste, dans notre division, je suis obligé d'être sur la retenue, sinon je prends cinq fautes en deux minutes », sourit le jovial char d'assaut.
Ce soir, le globe-trotter - Souffel est son onzième club en douze ans - va enfin pouvoir lâcher le frein à main. A cette seule pensée, il est heureux « comme un gosse ». « Je vais pouvoir y aller à fond sur tous les impacts, sans avoir peur que le mec d'en face se blesse, ajoute, rigolard, cette force de la nature. C'est à travers l'intensité que je trouve mon rythme ».
Dans quelques heures, le colosse, passé par... Dijon il y a dix ans, va croiser le pistolero Sean Marshall. Il se frotte les mains. « Je suis super heureux de me mesurer à un joueur pareil. C'est la classe ! ». MVP du mois d'octobre en Pro A, l'ailier de la JDA émarge au troisième rang des marqueurs du championnat (19,8 points de moyenne). « J'ai vu ses highlights. C'est un joueur complet, explosif, vraiment un excellent poste trois. »

« Lui rentrer dedans »
 

En dépit du pedigree de l'adversaire, Alex Nkembe n'est pas disposé à faire de la figuration. « Mon objectif, c'est de lui rentrer dedans, tant offensivement que défensivement », lance le MVP de Bercy en mai dernier. A 30 ans, le n°5 de Souffel, qui a décliné plusieurs propositions cet été pour poursuivre l'aventure en Alsace, entend aussi montrer qu'il est « encore capable d'être cohérent contre un joueur comme ça ».
Pour éteindre le « shérif » bourguignon, Alex Nkembe a prévu de se glisser « dans la peau du malfrat », « le gars qui pourrit la vie ». Un Sean Marshall à dix points et cinq balles perdues ? « Je signe tout de suite, s'esclaffe l'Hercule bas-rhinois. Par contre, s'il met quarante-cinq points, prend quinze rebonds et donne dix passes, ce serait dur à vivre ». Le combat peut commencer.

R. Sch.

 

Édition du Mar 17 nov. 2009

 

L'immense défi

 

Romain Appel - au shoot - et Souffel reçoivent l'armada dijonnaise. Les amateurs d'Alsace sont prêts pour le grand frisson. (Photo DNA - Johanna Leguerre)

 

Le charme de la Coupe de France va à nouveau agir. Ce soir, Souffelweyersheim, pensionnaire de Nationale 2, défie Dijon, sociétaire de l'élite. Libérés de toute pression, les amateurs alsaciens ne peuvent que s'offrir une belle tranche de bonheur.

 

Ses yeux pétillent encore plus qu'à l'ordinaire. Et un immense bonheur, teinté de fierté, se lit sur ce visage bonhomme. « C'est un événement hors du commun, un moment qui fera date », s'exclame Gilbert Mittelhaeuser, le président de Souffelweyersheim.
Le club évoluait en Excellence régionale lorsqu'il en a pris les rênes, il y a dix-huit ans. Le BCS, son BCS, vise désormais la montée en Nationale 1 et s'apprête, dans l'immédiat, à vivre les plus belles heures de son histoire.

 

« C'est comme si tu te retrouvais au départdu 1500 mètres avec Baala »
 

Ce soir, Souffel accueille Dijon, sociétaire de Pro A, en 32e de finale de la Coupe de France. Le petit contre le gros, les amateurs contre les pros : la magie opère à nouveau. « Ce doit être une fête, la récompense du travail de tout un groupe », lâche Éric Mittelhaeuser, manager général aux anges. Victorieux de Denain (71-63) en finale du Trophée Coupe de France en mai à Bercy, Romain Appel et ses potes ont gagné le droit de faire - au moins - un tour dans la cour des grands et de se mesurer à un cador.
Gries-Oberhoffen a vécu pareille émotion l'an dernier, contre Saint-Étienne, puis Cholet. C'est au tour du voisin bas-rhinois de croquer dans ce fruit tellement appétissant. « C'est un truc énorme ! », lâche Stéphane Éberlin. Le coach n'a qu'un regret à formuler : « C'est dommage que le match soit coincé entre deux journées de championnat. Les joueurs n'auront pas eu le temps de savourer longuement les moments qui le précèdent ».
Cette petite contrariété mise à part, Tony Traineau et sa bande peuvent se pourlécher les babines. Avec la JDA, ils ont hérité d'une des formations de l'élite les plus séduisantes à l'heure actuelle. Si la troupe de Randoald Dessarzin, durement éprouvée par le décès accidentel de Jonathan Bourhis, est quelque peu rentrée dans le rang en championnat en concédant deux revers d'affilée, elle disputait, il y a dix jours à peine, le fauteuil de leader à Cholet.
Dijon, c'est un carré d'as américain de premier ordre : le virtuose Ramel Bradley, le géant Nick Fazekas, l'hyperactif Steffon Bradford et le sniper Sean Marshall. Dijon, c'est aussi Abdou Mbaye, top scoreur français de la Ligue en 2008/09, Damir Krupalija, le guerrier et l'âme de cette équipe, ou encore Errick Craven, le MVP de Pro B l'an dernier avec Clermont. Rien que du beau monde donc.
Aussi physique et athlétique soit-elle, la formation alsacienne s'attaque là à un sommet quasi inaccessible. « Ça va aller plus vite, plus haut, ce sera plus fort, plus rude dans les contacts, pressent Stéphane Éberlin. Je suis prêt à parier qu'au bout de cinq minutes, les cinq joueurs qui débuteront seront dans le rouge. C'est un peu comme si tu faisais un footing et que tu te retrouvais soudain au départ d'une finale du 1500 mètres avec Baala ».

 

« Pas de complexe à nourrir,pas de pression à avoir »
 

Entre les deux adversaires, il y a évidemment un monde, un fossé probablement insurmontable. Mais le cendrillon alsacien, en tête de sa poule de Nationale 2, entend jouer crânement sa chance. Il n'a absolument rien à perdre. « Il n'y a rien de pire que d'être dans ses petits souliers. On n'a pas de complexe à nourrir, pas de pression à avoir. Il faut rentrer dans ce match comme des morts de faim et prendre un maximum de plaisir », ajoute le coach, qui verrait d'un bon oeil son vis-à-vis « être obligé de faire des choix tactiques. Ça signifierait qu'on leur pose quelques petits problèmes ».
Au vu des forces en présence, ce scénario aurait déjà des allures de petite victoire.

 

Régis Schneider

 

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le 17/11/2009

 

Souffelweyersheim a gagné le droit de rêver

 

Même s’il sait que la tâche s’annonce quasi impossible, l’entraîneur du BCS Stéphane Eberlin espère que Jérémy Tschamber (en bas) et ses joueurs parviendront à bousculer la JDA Dijon. Archive D. Werwer

 

Le Basket Club Souffelweyersheim, leader de NM2, a hérité du gros lot avec la réception, ce soir (20 h) au gymnase des Sept Arpents, de la JDA Dijon (Pro A) pour un historique 32 e de finale de la Coupe de France.

Même si le championnat et l’accession en N1 restent les priorités des hommes de Stéphane Eberlin, ce match des 32 es de finale de Coupe de France face à la JDA Dijon est une belle récompense pour les basketteurs alsaciens. Vainqueurs du Trophée Coupe de France le 16 mai dernier à Bercy contre Denain (71-63), ils ont gagné sur le terrain le droit de participer à cette épreuve. « Après avoir fait une belle saison l’an passé, on a gardé tout le groupe. Alors, c’est une belle récompense pour les joueurs. C’est leur match. Il faut qu’ils le jouent à fond. Ce sera peut-être la seule fois de leur vie où ils pourront se frotter à une Pro A », explique le coach du BCS.

 

« Sil n’y a qu’un pour cent de chance… »

 

Le leader de N2 vient de concéder son premier revers de la saison face à Jura Salins (78-76) en 10 journées, le deuxième seulement en dix mois et 31 matches.

Pour cette rencontre, forcément déséquilibrée sur le papier, le discours de Stéphane Eberlin est simple. « Il faut prendre un maximum de plaisir. Je leur demande deux choses : ne pas rentrer sur le terrain avec la peur au ventre et ne pas les regarder jouer. »

En face, le fantasque américain de la JDA, Sean Marshall (19,8 pts de moyenne) s’annonce comme le danger n°1. « Défensivement, on va essayer de mettre deux ou trois choses en place. On verra comment ils vont y répondre. De toute façon, on ne peut pas dire qu’on va arrêter Marshall, car même en Pro A, ils n’y arrivent pas », lance le technicien.

L’exemple de Gries

L’exemple de Gries/Oberhoffen, qui avait tenu tête à Cholet (72-91) la saison passée après avoir sorti Saint-Etienne (Pro B) dans la même compétition, est dans tous les esprits. « Face à Cholet, il avait tenu une mi-temps en abordant le match sans pression. L’objectif est de faire la même chose. On doit essayer de rester collé le plus longtemps possible », précise l’entraîneur du BCS.

L’exploit est-il possible ? « En basket, ce n’est pas comme en football, c’est rare de voir une N2 prendre le dessus sur une Pro A. Il y a un tel écart dans la dimension physique… Mais on est des compétiteurs et on essaye toujours de gagner. Même s’il n’y a qu’un pour cent de chance de se qualifier, on va s’accrocher. Car dans le sport, il y a toujours un espoir. »

 

Olivier Arnal

 

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le 18/11/2009

 

Souffel dans l’histoire

 

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Jamais une équipe de N 2 n’avait éliminé un sociétaire de Pro A en Coupe de France. Le BC Souffelweyersheim a réussi ce phénoménal exploit hier dans sa salle contre Dijon (88-78). Il accueillera Nanterre (Pro B) en 16es le 19 janvier.

Il reste 2’14’’ dans le 3 e quart-temps. Sur un lancer franc de Jérémy Tschamber, le BC Souffelweyersheim prend pour la première fois l’avantage (59-58). Quelques minutes avant le coup d’envoi du 32 e de finale contre Dijon (Pro A), son coach, Stéphane Eberlin, avait annoncé vouloir suivre l’exemple du BC Gries-Oberhoffen qui, la saison passée en 16 es, avait longtemps tenu tête à un autre sociétaire de Pro A, Cholet.

A 12 minutes de la fin, son équipe fait mieux. Beaucoup mieux. La JDA n’en mène pas large. Il y a belle lurette que Steffon Bradford, insupportable rouleur d’épaules et de mécaniques, a ravalé sa morgue. En inscrivant les 7 points du 7-0 initial, l’intérieur américain de Dijon s’est offert un indécent petit plaisir : chambrer le millier de spectateurs agglutinés au gymnase des Sept Arpents.

Pendant toute la première mi-temps, le BCS s’est accroché, malgré une adresse déficiente (30 % contre 56 à Dijon). « Nous avions les occasions, mais nous les négociions mal. A la pause, nous nous sommes dit que nous pouvions leur faire mal », raconte un Steph Eberlin éberlué par l’exploit qui se dessine alors et que son équipe vient de réaliser sous ses yeux incrédules. « Florent Eléléara nous a ensuite mis sur la bonne voie. Défensivement, nous sommes devenus infranchissables. Tout le monde a amené son écot. On a fait un truc de fous. »

« Normalement, en basket, ça n’existe pas »

Le 3 e scoreur de Pro A, Sean Marshall, est cantonné à 15 points. Nick Fazekas (16 points) et Abdoulaye M’Baye (15) prennent bien le relais. Mais les molosses souffelois tiennent leur os et ne vont plus le lâcher. A 5’de la fin, la JDA repasse en tête (74-72). Elle ignore encore qu’un cinglant et fatal 11-0 l’attend. Dans le sillage d’un phénoménal Tony Traineau (12 rebonds, 4 contres), le BCS est en train d’entrer dans l’histoire du basket-ball français. Depuis que les clubs amateurs qui se sont illustrés en Trophée Coupe de France (Ndlr : Souffel l’a remporté en mai) sont admis dans la « Coupe des grands », jamais un club de N 2 n’a bouté hors de l’épreuve un sociétaire de Pro A. « Normalement, en basket, ça n’existe pas », jubile S. Eberlin, « il y avait Schirrhein en foot. Maintenant, il y a Souffel en basket. »

Dix mètres plus loin, Alex Nkembe apostrophe Sébastien Kancel avec un grand sourire et une voix de stentor. « P… on n’a jamais vu ça. »

Durant les dernières secondes de la rencontre, le BCS, ballon en main, a savouré son triomphe devant une salle chauffée à blanc. Le 19 janvier, il recevra en 16es Nanterre (11e de Pro B), vainqueur à Châlons-en-Champagne (62-57). « C’est énorme, c’est cadeau », s’esclaffe Tony Traineau. « Nous voulions regarder les Dijonnais les yeux dans les yeux. » A 21 h 40 hier, ils les ont regardés de haut. Dix points plus haut.

S.G

 

Édition du Mer 18 nov. 2009

Coup de tonnerre !

 

Jacques Alingue (n°9) et les Souffelois peuvent exulter. Ils viennent de réaliser un véritable exploit en éliminant Dijon, l'une des meilleures équipes de Pro A. (Photos DNA - Johanna Leguerre)

 

En disposant de la JDA Dijon (88-78), Souffelweyersheim a signé un incroyable exploit, hier soir, en 32e de finale de la Coupe de France. Les hommes de Stéphane Éberlin ont effacé trois divisions d'écart pour s'offrir l'un des cadors de la Pro A. C'est beau, c'est fort.

 

Stéphane Éberlin s'est hissé sur la table de marque pour hurler sa joie. « Il y avait Schirrhein, il y a désormais Souffel ! », lâche le coach bas-rhinois, au bord de l'extinction de voix. Au centre du parquet, ses hommes n'en finissent pas de sauter dans tous les sens, de se congratuler. Seb Kancel et ses coéquipiers peuvent communier avec leurs supporters. L'instant est fantastique, inoubliable.

 

« Ce succès, on l'a acquis à la régulière, sans avoir peur »
 

Il n'y a sans doute pas de superlatifs assez forts pour décrire l'incroyable performance des basketteurs bas-rhinois. « C'est indescriptible, inimaginable, lance Jérémy Tschamber, ivre de bonheur. Je nous donnais un pour cent de chance. C'est le pour cent qui nous a porté bonheur ». Hier soir, le BCS a éliminé la JDA Dijon, taulier de l'élite française, et décroché la lune ou quelque chose comme ça.
Les protégés de Stéphane Éberlin ont fait fi d'un rapport de forces foncièrement déséquilibré pour écrire, sans conteste, la plus belle page de l'histoire du club. « On ne l'a pas volé. Ce succès, on l'a acquis à la régulière, sans avoir peur », lance Seb Kancel, capitaine exemplaire.
La vaillance et la pugnacité étaient des valeurs alsaciennes ce mardi. « C'est énorme ! Notre état d'esprit nous a transcendés », jubile Tony Traineau, meilleur rebondeur (12 prises) de cette folle soirée. « C'est le coeur qui a fait la différence, c'est peut-être poétique de dire ça, mais c'est le cas », renchérit Alex Nkembe.
Les murs du Gymnase des Sept-Arpents résonneront sans doute encore longtemps de cet invraisemblable pied de nez à la logique sportive. Comme ils ont résonné à la fin du troisième quart-temps. Il reste 2'14" à jouer dans cet avant-dernier acte et Jérémy Tschamber convertit ses deux lancers-francs après une faute de Ramel Bradley.
Le BCS vient de prendre pour la première fois les commandes (59-58) et le peuple souffelois se met à rêver. « Si on était dans le coup dans le quatrième quart-temps, tout devenait possible », confie Romain Appel.

 

Le droit de célébrer ce succès jusqu'à plus soif

 

A égalité à l'entame du money time après une réussite de Tony Traineau (74-74), les amateurs de Nationale 2 jouent les yeux dans les yeux avec les professionnels. A l'image de Tony Traineau, encore, qui bâche sans vergogne Abdou M'Baye.
Alex Nkembe, en déséquilibre, puis Fred Broliron, d'un shoot arc-en-ciel, offrent cinq longueurs d'avance aux Alsaciens. Seb Kancel et Jérôme Velten, sur la ligne de réparation, font fructifier cette avance (83-74, 38e) dans une ambiance de kermesse. Limité à un seul rebond offensif ( !) durant ce match et à 31 points après la pause, Dijon déjoue, ne trouve plus la mire. L'improbable exploit devient chaque seconde un peu plus palpable.
Tony Traineau redescend Bradford, puis M'Baye sur terre. Les Alsaciens tiennent leur coup d'éclat (88-78) ! Au prochain tour, Sanko Camara et ses potes recevront Nanterre (Pro B), victorieux de Châlons-en-Champagne (57-62). Pour l'heure, ils ont largement gagné le droit de célébrer ce succès jusqu'à plus soif.

Régis Schneider

 

Florent a bouclé la boucle

 

Florent Éléléara (à gauche face au Dijonnais Xane D'Almeida) a repris du service face à la JDA.

 

Il s'entraîne en toute discrétion avec Souffel depuis la rentrée. Juste pour le plaisir. Jeune retraité des parquets pros, Florent Éléléara a renoué avec son proche passé hier soir face à Dijon. Et il a été l'un des acteurs majeurs de cette soirée d'anthologie.

 

 

 

 

Il n'était évidemment pas prévu qu'il joue autant (plus de 21'). Les trois fautes de Jérémy Tschamber après un quart d'heure, en ont décidé autrement. Florent Éléléara a surtout inscrit trois paniers primés terriblement importants en seconde période, dont deux dès la reprise. « C'est magnifique, je suis super content pour les mecs », glisse l'un des héros de cette soirée exceptionnelle.
Douze points, 17 d'évaluation : le meneur souffelois a contribué à faire pencher la balance du bon côté en ce mardi magique.

Reconversion

Cet été, au sortir d'une deuxième saison mi-figue, mi-raisin à Boulazac, qui l'a d'abord vu ne pas entrer dans les plans du nouveau coach, Philippe Ruivet, avant de retrouver du temps de jeu et une place de titulaire, Florent Éléléara a décidé de tourner la page du basket pro, après douze années à écumer les parquets de Pro A et Pro B.
Formé au Centre fédéral, médaillé d'argent au championnat d'Europe juniors en 1996, l'ancien meneur du FC Mulhouse, entre 2002 et 2004, a tiré un trait sur une carrière qui l'a aussi conduit à Châlons-en-Champagne, Beauvais ou Besançon. Il ne le regrette pas. « Je m'aperçois désormais à quel point j'ai pu être dans une bulle, dans un monde à part. Depuis que j'ai arrêté, j'ai l'impression de vivre quelque chose de nouveau, de vivre tout simplement. »
Son amie ayant décroché un emploi à Kehl, le natif de La Réunion s'est établi à Strasbourg pour y achever son cursus estudiantin. Siégeant au comité directeur du syndicat des joueurs, il ne connaît que trop l'importance d'une reconversion réussie. « Si on s'y prépare, ça ne peut que bien se passer. Si on la subit, ça peut être dur. On a traité des cas assez douloureux de joueurs qui ont mal négocié ou mal vécu ce virage et se sont retrouvés dans des situations parfois précaires. »
A l'Université de Strasbourg, Florent Éléléara, par ailleurs titulaire du tronc commun du Brevet d'État 2, termine un Master Staps en « entraînement, préparation physique et management de sportifs ».

Une licence la veille

Et pour garder la forme, le jeune retraité s'est rapproché du BCS. « Il y a plein de mecs de ma génération. Et puis, je connaissais Jérémy (Tschamber) et Alex (Nkembe) », confie celui qui avait aussi croisé le fer avec... Stéphane Éberlin en espoirs.
Deux fois par semaine, trois lorsque son emploi du temps le lui permet, Florent Éléléara s'entraîne avec le club souffelois. Juste « pour le plaisir », sans rien exiger en retour, sans rien imposer non plus. « J'estime que je n'ai rien à dire, confie l'homme aux dreadlocks. Le groupe était constitué et a vécu quelque chose de bien l'an dernier. Je n'ai pas envie de perturber ça. Si on me le demande, j'essaie d'apporter un peu de mon expérience, mais à l'entraînement, je suis dans la peau d'un espoir... ».
A l'invitation de son coach, Florent Éléléara a accepté d'apparaître sur la feuille de match en Coupe, mais aussi en championnat si l'un de ses coéquipiers vient à manquer. Ce fut le cas à la mi-octobre, à Gries où il a compensé numériquement l'absence de Tony Traineau. « Je ne m'y attendais pas, sourit le porteur très occasionnel du n°15. Ma licence avait d'ailleurs été faite le jour d'avant seulement ».

Dijon, le club des débuts

Avec à peine neuf entraînements dans les jambes, la singulière recrue a donné une dizaine de minutes lors du derby. « Je me suis trouvé catastrophique. Sur le premier shoot, j'ai fait un air-ball ». Aucune voix ne s'est élevée pour lui en faire le reproche. « Ça fait du bien. En pro, tu es jugé sans arrêt. Là, personne ne m'a dit quoi que ce soit. Ça faisait longtemps que cela ne m'était plus arrivé... »
Hier soir, comme un symbole, Florent Éléléara a remis le maillot pour la réception de Dijon, le club qui l'a vu faire ses débuts professionnels en 1997. Ce mardi, il a sans doute un peu plus bouclé la boucle.

R. Sch.

 

L'autre Marschall

 

HOMONYMIE. - Sean Marshall, la gâchette dijonnaise, est l'une des attractions de ce début de championnat. Quelques heures avant la rencontre, Gilbert Mittelhaeuser, le président du BCS, faisait remarquer que Souffel a aussi eu son... Marschall. Gilbert Marschall, un ailier également, a fait les belles heures du club au milieu des années 70. Joueur au caractère bien trempé - « Il buvait cinq ou six cafés avant les matches », se souvient le « prési » -, aussi hargneux sur un terrain qu'il pouvait être charmant en dehors, ce Souffelois pur jus, passé également par l'ASS (NM1), a notamment permis au club de se hisser en NM3 à l'issue de la saison 1975/76. Avec les anciens de Souffelweyersheim, Gilbert Marschall a aussi été sacré... 14 fois d'affilée champion d'Alsace. Ce colombophile renommé est décédé en 2006, à l'âge de 59 ans.
TAP-TAP. - Quelque 200 « Tap-tap » rouge et blanc avaient été distribués aux supporters bas-rhinois hier soir au gymnase des Sept-Arpents. Le BCS avait commandé 600 de ces « bâtons applaudisseurs » (sic) pour la finale - victorieuse - du Trophée Coupe de France en mai à Bercy. Les exemplaires qui n'avaient pas servis à l'époque ont été ressortis du stock pour la réception de la JDA.
PRÉCÉDENT. - Souffel avait déjà disputé un 32e de finale. C'était en 1966 et les Bas-Rhinois avaient affronté l'Étoile de Charleville, champion de France en titre, une équipe qui comptait dans ses rangs plusieurs internationaux (Beugnot, Perniceri, Le Goff...). Les Alsaciens avaient concédé une défaite honorable (61-50). Gilbert Mittelhaeuser, l'actuel président, avait terminé meilleur marqueur du match, avec 31 points contre 26 à Jean-Paul Beugnot.
ESPIONS. - David Simon, Ben Mc Cauley et Terrel Harris ont été des spectateurs attentifs de la rencontre. La SIG croisera la route de la JDA au Rhenus le 5 décembre.

 

BCS 88 Dijon 78

 

Gymnase des Sept-Arpents. Un millier de spectateurs. Arbitres : MM. Alouahabi et Eseceli. Quart-temps : 18-25, 22-22 (mi-temps : 40-47), 20-16 (60-63), 28-15 (88-78).
BCS : 26 paniers sur 64 tirs (41 %), dont 12 sur 26 à trois points (46 %), 24 LF sur 31 (77 %), 32 rebonds (Traineau 12) dont 11 offensifs, 13 passes décisives (Éléléara 5), 4 interceptions, 9 balles perdues, 18 fautes. Tschamber 9, Broliron 13, Nkembe 15, Camara 5, Kancel 18, puis Éléléara 12, Velten 2, Appel 8, Alingue, Traineau 6, Geoffroy.
DIJON : 27 paniers sur 53 tirs (51 %), dont 11 sur 25 à trois points (44 %), 13 LF sur 18 (72 %), 24 rebonds (Fazekas 10) dont 1 offensif, 21 passes décisives (M'Baye 7), 4 interceptions, 8 balles perdues, 25 fautes. Bradley 9, M'Baye 15, Marshall 15, Bradford 6, Fazekas 16, puis Monclar 2, Tanghe 4, Craven 5, Krupalija 1, D'Almeida 5.

 

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19/11/2009

 

La balade des revanchards

Malgré l’exploit réalisé mardi soir face à Alexis Tanghe et Dijon, le capitaine du BCS Sébastien Kancel (à g.) est déjà tourné vers le derby contre Kaysersberg samedi. Photo Jean-Marc Loos

 

Avec des joueurs passés pour beaucoup tout près d’une carrière pro, le BC Souffelweyersheim, leader de la poule D de N 2, a signé avant-hier un exploit sans précédent en comblant trois divisions d’écart et en éliminant l’un des ténors de la Pro A, Dijon, en 32 es de Coupe de France (88-78).

Tony Traineau est hilare. Il y a une heure déjà, ce mardi, que le BC Souffelweyersheim a réussi l’exploit - « incroyable, mais vrai », selon son président Gilbert Mittelhaeuser - d’éliminer la JDA Dijon (Pro A) en 32 es de Coupe de France. Du haut de ses 2,04 m, l’intérieur bas-rhinois a toujours du mal à redescendre de son nuage. « J’ai décrété que le 17 novembre sera dorénavant férié en Alsace », lâche-t-il dans un grand sourire.

 

Depuis trois ans, le BCS n’en finit plus de tutoyer les étoiles. Il les atteint rarement. Par trois fois, en barrages d’accession en N 1, il s’est rétamé sur la dernière marche. Mais il a aussi atteint son zénith à deux reprises. D’abord le 16 mai à Bercy où il a remporté le Trophée Coupe de France. Ensuite avant-hier dans son gymnase des Sept Arpents où il s’est offert, dans la « Coupe des grands », le scalp d’une JDA Dijon qui, il y a deux semaines à peine, défiait Cholet pour la première place de Pro A, mais qui a concédé dans le Bas-Rhin son 3 e revers d’affilée.

 

Pourtant, les Dijonnais avaient annoncé la couleur, à l’image d’un Steffon Bradford toisant le public souffelois à 7-0. Un regard de défi que le BCS a su relever. Même décroché à onze longueurs (14-25, 10 e, 32-43, 18 e, écart maximal), il ne s’est jamais affolé. « À 7-0, il y a eu un moment de doute », admet néanmoins l’exemplaire capitaine Sébastien Kancel, « Mais nous avons une bonne équipe, composée de joueurs qui jouent ensemble depuis plus d’un an. Nous nous connaissons bien et nous savions que nous ne lâcherions rien, que nous jouerions jusqu’au bout avec nos armes. »

 

Mittelhaeuser : « Je n’aurais pas misé un kopeck »

 

Pourtant, la course poursuite du BCS a longtemps semblé vaine. À trois reprises, il est revenu à un point. « Nous faisions un petit complexe et n’arrivions pas à passer devant », poursuit Kancel, « quand nous y sommes parvenus, le déclic s’est produit. Pour beaucoup d’entre nous qui sommes passés par des centres de formation sans jamais signer pro, c’est une sorte de revanche. Nous avons accompli un truc énorme et ne réaliserons que dans un ou deux jours. Mais il faut se remettre dedans, car l’objectif reste la montée en N 1. Or, un sacré derby nous attend à Kaysersberg samedi. Les Haut-Rhinois vont vouloir faire tomber les héros de la Coupe. »

 

L’entraîneur Stéphane Eberlin abonde : « Avant le derby, nous serons ovationnés. Mais après, nous allons nous faire rentrer dedans. Ce sera une bataille. Contre Dijon, les gars y croyaient sans trop y croire. Au fil du match, ils ont compris que c’était possible. Le fait d’avoir une équipe de revanchards, qui ont été exclus de peu du milieu pro, nous a sans doute aidés. »

 

Et voilà comment onze bonshommes décomplexés ont, à l’image d’un Tony Traineau déchaîné au contre et au rebond, fait passer les Dijonnais pour des petits garçons. Et déjoué les pronostics, y compris celui de Gilbert Mittelhaeuser : « Avant le match, je n’aurais pas misé un kopeck sur nos chances. Mais quand nous avons pris les devants, je me suis dit que le coup était jouable. Maintenant, on peut tout espérer, même passer le prochain tour (Ndlr : en 16 es à domicile le mardi 19 janvier contre Nanterre, 11 e de Pro B et vainqueur 62-57 à Châlons-en-Champagne mardi). Nous sommes lancés. »

 

Si vite que le supposé rouleau compresseur dijonnais en a été broyé.

Stéphane Godin

Édition du Jeu 19 nov. 2009

 

Tony, chef de bande

 

Tony Traineau a mené la vie dure à Damir Krupalija et aux intérieurs dijonnais. L'ailier-fort du BCS a conduit les siens vers un succès mémorable. (Photos DNA - Johanna Leguerre)

 

Victime d'une entorse trois jours plus tôt à Salins, Tony Traineau a fait mieux que tenir sa place contre Dijon. Douze rebonds - le meilleur total de la rencontre  -, quatre contres venus d'ailleurs : l'intérieur souffelois a été stratosphérique et montré la voie à suivre. Retour, teinté d'humour, sur cette inoubliable soirée.

Il fait rimer adrénaline avec humeur badine. La fièvre de ce mardi soir n'est pas encore retombée que Tony Traineau vanne à tour de bras. Le voilà qui interpelle Stéphane Éberlin. « Il y a le CSKA (Moscou) qui vient de m'appeler pour organiser un match amical... », plaisante le longiligne intérieur de Souffel, l'un des héros du match face à Dijon. « L'Euroligue, ce sera pour samedi, à Kaysersberg », lui répond, sourire en coin, son entraîneur.

 

L'attachant n°12 serre

entre les doigts cette

feuille de match « collector »

 

Si le BCS a signé un exploit sans précédent avant-hier, devenant le premier club de Nationale 2 à éliminer une formation de Pro A dans l'histoire de la Coupe de France, il le doit, entre autres, à la performance d'un Tony Traineau tout bonnement irrésistible. Meilleure évaluation de son équipe (19), l'attachant n°12 serre entre les doigts cette feuille de match « collector ». « Je vais l'envoyer à ma mère, même si elle ne comprend rien au basket. »

La veille, pourtant, Tony Traineau était encore sur une jambe. Retombé sur le pied d'un adversaire à Salins, le gaillard s'était donné une entorse de la cheville gauche. Et c'est en survêtement qu'il avait suivi, depuis le bord du terrain, la mise en place tactique préalable à la réception de la JDA. Vingt-quatre heures plus tard, le tentaculaire ailier-fort bas-rhinois a donné la leçon et le tournis à ses vis-à-vis bourguignons. « On n'avait pas envie de passer pour le petit de service, confie-t-il. On avait à coeur de montrer qu'on n'est pas des peintres, qu'on sait aussi jouer au basket ».

Alors, il a joué et excellé dans ce qu'il sait le mieux faire. Huit rebonds en neuf minutes en première période, au nez et à la barbe des géants d'en face, douze sur la ligne d'arrivée, la sentinelle souffeloise s'est élevée plus haut que tout le monde. « On a joué avec zéro pression, explique l'intéressé, un... demi à la main. C'était le mot d'ordre et ça aide énormément. Même quand on était mené, on parvenait encore à déconner sur le banc ! ».

Porté par un public chaud comme la braise - « L'ambiance était exceptionnelle et tu te sens pousser des ailes quand ça crie et que ça encourage comme ça » -, Tony Traineau a encore endossé la panoplie de l'intimidateur de service, se payant le luxe de contrer, tour à tour, Nick Fazekas, Abdou M'Baye - à deux reprises - et Steffon Bradford. Cette dernière bâche a provoqué un rugissement de plaisir dans les travées, l'intérieur de la JDA ayant eu la très mauvaise idée de chambrer les spectateurs en début de rencontre...

 

« Le 17 novembre sera

un jour férié en Alsace »

 

Stéphane Éberlin ne tarit pas d'éloges sur la prestation du plus Alsacien des Angevins, au club depuis cinq ans. « Il a fait un match énorme. On a vu le Tony qu'on aime, actif, très actif, qui fait preuve d'enthousiasme, de volonté et même d'agressivité en attaque. Il était un peu en dedans depuis le début de la saison. J'espère que cette rencontre sera un déclic pour lui. »

Grand artisan de ce succès appelé à entrer dans les annales, Tony Traineau était de nouveau à pied d'oeuvre, hier matin, au Gymnase des Sept-Arpents. Avec Seb Kancel, il a encadré l'entraînement des... babies du club. « Le 17 novembre sera désormais un jour férié en Alsace », avait décrété le boute-en-train la veille avant de disparaître dans la nuit. Tony Traineau n'est jamais avare d'un bon mot.

 

Régis Schneider

Édition du Jeu 19 nov. 2009

« C'est un truc unique ! »

S'il a grimpé sur la table de marque mardi au coup de sifflet final, Stéphane Éberlin garde les pieds sur terre.

 

Souffel a accompli quelque chose d'« unique » mardi en éliminant la JDA Dijon (88-78). Stéphane Éberlin mesure la portée de l'exploit, mais veillera aussi à ce que ses hommes gardent la tête froide.

La scène a quelque chose de surréaliste. Dans le dernier quart-temps de ce 32e de finale de Coupe de France, Nick Fazekas veut effectuer une remise en jeu ligne de fond. La pression souffeloise est telle que le géant américain ne trouve pas de partenaire démarqué et finit par se tourner vers son coach pour solliciter un temps-mort à la mode NBA ! Les cinq secondes dévolues à l'action sont écoulées et les arbitres rendent le ballon au BCS.

L'image du grand pivot US complètement déboussolé traduit, à elle seule, tout le désarroi bourguignon en ce mardi béni pour le basket alsacien. Stéphane Éberlin, lui, peut savourer ce tour de force historique. « C'est un truc unique ! Il n'y a pas plus fort, à part peut-être une montée en N1 », souligne l'entraîneur, dont l'équipe a déjà échoué par trois fois aux portes de la division du dessus.

Si l'objectif premier était « de ne pas être ridicule et de se faire plaisir », Souffel n'en avait pas moins bien préparé son affaire. « On avait décidé de fermer la raquette », rapporte le coach bas-rhinois. La stratégie a plutôt bien fonctionné, la JDA s'en remettant à son adresse extérieure pour faire la course en tête. Remis en selle par deux paniers primés de Florent Éléléara au retour des vestiaires, les Bas-Rhinois ont pu s'appuyer sur leur défense, « notre credo cette saison », pour revenir au score, puis prendre l'ascendant à la faveur d'un 11-0 dans le dernier acte (de 72-74, 35e', à 83-74, 38e').

Sur l'ensemble de la rencontre, les pensionnaires de l'élite ont mené au score durant 32'24". Mais le dernier mot est resté à des Alsaciens, repoussés une seule fois à onze longueurs, au tout début de la rencontre (14-25). Ce succès appelé à faire date n'a de surcroît pas été décroché contre une équipe « bis ». Les starters bourguignons ont passé entre 22 (Bradley) et 37 minutes (Marshall) sur le parquet. « C'est une grosse sortie de route. La salle est devenue un chaudron et mes joueurs ont été tétanisés », estime Randoald Dessarzin, le technicien suisse de la JDA.

 

« Il faut digérer ça »

 

Au lendemain de cette victoire de prestige, qui envoie le BCS en 16e de finale de l'épreuve contre Nanterre le 19 janvier, Stéphane Éberlin ne perd pas de vue l'objectif premier de la saison : le championnat. « Il faut digérer ça. OK, on a gagné un gros match, on a battu une Pro A, mais on est toujours en N2. Il ne faut pas que ça nous monte à la tête. »

Mardi après-midi, quelques heures avant d'affronter Dijon, l'entraîneur planchait déjà sur... Kaysersberg. Le derby est au programme d'Alex Nkembe et de ses acolytes dès samedi.

 

R. Sch.

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Édition du Ven 20 nov. 2009

 

Atttention, tombeur !

 

 

Impressionnant depuis son retour de blessure, Hugo Kuntz aura du travail face aux massifs et talentueux intérieurs bas-rhinois. (Photo DNA - Julien Kauffmann)

 

Vainqueur de Dijon (Pro A) au terme d'un match historique, mardi soir en coupe de France, le BC Souffelweyersheim se déplace à Kaysersberg ce samedi. Avec le costume de grandissime favori.

 

 

« On est dans la peau de Souffel contre Dijon et eux dans celle des Bourguignons », sourit Fabien Drago. Sous-entendu, l'entraîneur du KABCA ne se donne que l'ombre d'une chance face à l'armada bas-rhinoise. «L'ogre, c'est bien eux!»
Le coach haut-rhinois était présent mardi dans les tribunes de Souffelweyersheim pour assister à l'exploit historique : la première victoire d'un club « amateur » face à une formation professionnelle.
« C'était vraiment un beau match. Souffel n'a rien volé. Ça m'a rendu fier pour le basket amateur », s'enthousiasme Drago.

 

« J'espère sincèrement qu'ils vont monter en fin de saison »
 

Il faut dire que cette formation du BCS, il la connaît bien pour l'avoir rencontrée tout au long de la préparation de la saison. Avec à chaque fois le même dénouement, un succès des Bas-Rhinois de son pote Stéphane Éberlin.
« Soyons clairs, cette équipe n'a rien à faire en N2 depuis deux ans, rappelle Fabien Drago. Nous, on s'entraîne trois fois par semaine, quand on y arrive, on bosse à côté à part deux-trois joueurs. Souffel, c'est une autre dimension, une machine parfaitement huilée. J'espère sincèrement qu'ils vont monter en fin de saison ».
Dans ces conditions, comment manoeuvrer samedi soir ? Le KABCA pourra-t-il s'accrocher, pour s'imposer sur un malentendu? « On n'a pas grand chose à espérer, c'est vrai, mais en même temps, le poids du match reposera sur leurs épaules ».
Battu la semaine dernière à Salins pour la première fois de la saison, le BCS pourrait perdre sa place de leader au profit d'Orchies en cas de nouvel échec. Stéphane Éberlin insistait d'ailleurs sur l'importance de ce derby quelques minutes seulement après le succès contre Dijon: « On est toujours en N2, il ne faut pas que ça nous monte à la tête ».

 

«Mardi, c'était presque le niveau Euroligue»
 

Du côté de Kaysersberg, la sérénité est en revanche de mise après la victoire enregistrée à Alfortville. Pour la première fois de la saison, le KABCA a aligné deux succès. « Ça nous a enlevé toute pression pour ce match », reconnaît le coach haut-rhinois, qui veut placer la rencontre sous le sceau du plaisir.
« Ce match, il est pour les joueurs. J'espère que le public viendra en nombre, qu'il nous soutiendra comme face à Mirecourt et fera honneur à nos amis de Souffel. J'espère qu'on fera un gros match, après, on verra si cela suffit ».
L'année dernière, face à Denain, alors leader invaincu, le KABCA l'avait emporté contre toute attente au terme d'une rencontre exceptionnelle d'intensité, dans une salle surchauffée.
Demain soir, il faudra au moins autant d'électricité dans l'air et sur le parquet pour espérer faire tomber une équipe de Souffel « qui jouait presque au niveau de l'Euroligue face à Dijon », sourit Fabien Drago.

 

Cyril Tromson

 

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Édition du Lun 23 nov. 2009

 

Une classe d'écart

 

 

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Hugo Kuntz, balle en main, et Kaysersberg n'ont jamais réussi à se dépêtrer de l'étau souffelois incarné ici par Sanko Camara. (Photo DNA - Nicolas Pinot)

 

KABCA - BCS 59-80. - Le BC Souffelweyersheim n'était pas descendu de son nuage de la coupe de France. Face à une telle armada, Kaysersberg n'avait tout simplement pas d'argument à opposer.
Le KABCA n'a mené que 10 secondes dans cette rencontre. Guillaume Beyl marque à trois points (3-2). Kancel répond 10" plus tard, récidive puis est imité par Tschamber (3-8, 4e').
La défense souffeloise oblige les Haut-Rhinois à évoluer en périphérie. Malheureusement pour le KABCA - et pour le suspense... -, les shooteurs locaux ne sont pas en réussite (3 paniers sur 15 tirs dans le 1er quart).
Les Bas-Rhinois maîtrisent leur sujet même si le passage en zone des recevants et surtout la sortie de Tschamber (2e faute à la 9e') permettent au KABCA de réduire l'addition (de 6-15, 6e', à 12-17 à la sirène). Toujours en zone, les Haut-Rhinois restent dans le sillage du BCS pendant cinq petites minutes (21-25, 15e'). Jusqu'à ce que les shooteurs bas-rhinois retrouvent leur adresse. Nkembe imite Appel et l'écart double en 50 secondes (23-33, 16e'). Le retour de Tschamber n'arrange rien et le BCS compte 15 longueurs d'avance au repos (29-44).
Décidés à tenter quelque chose, les Kaysersbergeois augmentent leur intensité défensive de plusieurs tons. Les arbitres laissent faire dans un premier temps et le KABCA revient au score (36-44, 22e'). Une faute technique vient couper leur élan, M. Quief sanctionnant Phil Caspar, l'assistant de Fabien Drago, pour s'être levé du banc.
Tschamber met ses lancers, puis marque à trois points (36-53, 24e'). Druktenis prend alors le jeu à son compte et inscrit 9 points de rang pour remettre son équipe dans le match (45-53). Nkembe envoie deux flèches primées - il est alors à 4/4 - dans les 20 dernières secondes pour redonner plus d'ampleur au score.
Dans le dernier quart, le KABCA ne parvient plus à contrarier le jeu offensif visiteur. Les intérieurs du BCS bloquent l'accès au panier et le KABCA ne trouve aucune solution offensive - 33% de réussite sur le match -.
Les Bas-Rhinois ne relâchent pas leurs efforts, les Kaysersbergeois sont maintenant résignés. Le BCS a montré que la défaite à Jura-Salins n'était qu'un incident de parcours. Quand au KABCA, ce n'est pas face à ce genre d'adversaires qu'il jouera son maintien...

C.T.

 

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le 23/11/2009

 

Kaysersberg deux tons en dessous

 

 

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Malgré ses 28 points, Thomas Druktenis n’a pu empêcher la défaite du KABCA. Photo Hervé Kielwasser

 

Les joueurs de Fabien Drago n’ont rien pu faire samedi soir face à des Souffelois intraitables (59-80).

Dès l’entame de la rencontre, les visiteurs de Souffelweyersheim mettent la pression sur une équipe locale du Kaysersberg KABCA qui a bien du mal à réagir. Kancel est dominateur dans la raquette et permet aux Bas-Rhinois de creuser un premier écart (3-8 à la 2 e, 6-15 à la 5 e). Les hommes de Drago sont en difficulté face à la zone du leader, ne parvenant pas à rentrer dans la raquette et forçant leurs tirs à mi-distance (1/7 à 3 points dans le premier quart temps).

Druktenis (28 points), auteur d’un bon match, fait le maximum pour permettre à son équipe de rester dans le sillage de son adversaire. Mais la tâche est bien difficile.

Souffelweyersheim fait preuve d’une belle maîtrise collective et prend le large dans le deuxième quart temps pour mener de 15 points à la pause (29-44). Les coéquipiers de Da Sylva sont très maladroits, n’inscrivant que 7 paniers pour 22 tentatives dont 1 panier bonifié sur 10 shoots en première période. Au retour des vestiaires, les joueurs locaux inscrivent un 7-0, mais l’embellie est de courte durée. Les Bas-Rhinois réalisent à leur tour un 9-0 sur une série de lancers francs et un panier bonifié de NKembe (36-53 à la 24 e). Les joueurs locaux, sous l’impulsion d’un Druktenis toujours inspiré, récupèrent plusieurs balles en défense et parviennent à se rapprocher au score en inscrivant 9 points consécutifs (45-53 à la 27 e). Cette belle réaction leur permet de remporter le troisième acte 20-17.

Dans le dernier quart temps, Souffelweyersheim gère sans difficulté son avantage et creuse même l’écart au fil des minutes face à un adversaire qui ne parvient pas à tenir le rythme et se montre toujours aussi maladroit. A la 34 e, l’écart atteint les 20 points (51-71). Les visiteurs maintiennent cet écart jusqu’au coup de sifflet final, faisant honneur à leur première place au classement et à leur victoire en Coupe de France face aux professionnels de Dijon. Les hommes de Drago n’avaient pas, samedi soir, les arguments pour résister à ce collectif tant en défense qu’en attaque, et les Bas-Rhinois ont dominé la rencontre.

E.F.

Kaysersberg ABCA — BC Souffelweyersheim : 59-80. Quarts temps : 12-17, 17-27, 20-17, 10-19. Arbitres : MM. Quief et Becht. 650 spectateurs.

Kaysersberg : 19 paniers sur 49 dont 2 sur 14 à 3 points ; 19/23 LF ; Blaison 2, Freyburger 4, Da Sylva 6, Druktenis 28, Kuntz 2, Benjamin 2, Vesper 6, Riff 4, Beyl 5.

Souffelweyersheim : 28 paniers sur 52 dont 8 sur 17 à 3 points ; 16/19 LF ; NKembe 17, Appel 11, Broliron 8, Alingue 6, Tschamber 13, Kancel 19, Traineau 4, Camara 2.

 

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Édition du Sam 28 nov. 2009

Faire respecter la hiérarchie

 

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Dix jours après leur exploit contre la JDA, Jérémy Tschamber - ici face à Ramel Bradley - et Souffel retrouvent ce soir le Gymnase des Sept-Arpents. (Photo DNA - Johanna Leguerre)

 

A Kaysersberg, samedi dernier, le BCS a prouvé qu'il avait bien digéré sa formidable perf' en Coupe de France face à Dijon. De retour dans la salle de l'exploit, Tony Traineau et ses coéquipiers doivent enchaîner face à Récy.

 

 

Autant les Souffelois avaient peut-être déjà la tête à leur 32e de finale contre Dijon lorsqu'ils se sont rendus à Jura Salins, y concédant ce qui constitue à ce jour leur seule défaite de la saison en Nationale 2 (78-76), autant ils ne se sont pas laissés griser par leur retentissant exploit contre la JDA. Les héros de la Coupe de France ont ainsi parfaitement bien négocié la bascule en championnat samedi dernier à Kaysersberg (59-80).

Humilité et respect

« Il y avait deux options, note Stéphane Éberlin. Soit on y allait avec la grosse tête et on se prenait un mur sur la figure, soit on restait dans la continuité de Dijon et on faisait un match sérieux ». Jérémy Tschamber et ses potes ont fait un match sérieux, maîtrisant leur sujet de bout en bout, exception faite, pour qui voudrait pinailler, de cinq petites minutes de flottement.
Dans le Haut-Rhin, Alex Nkembe et ses coéquipiers ont appliqué les mêmes recettes que celles expérimentées avec succès contre les Bourguignons, en défense notamment. « On a fermé la boutique à l'intérieur et on les a emmenés là où on voulait », poursuit le coach de Souffel. Repoussé hors de la raquette, le KABCA a été contraint de se réfugier dans le tir extérieur, pas spécialement la tasse de thé des hommes de Fabien Drago (4 sur 25 ce week-end).
Contre Récy Saint-Martin, ce soir, le BCS ne pourra pas reproduire les mêmes schémas. Si elle manque clairement de puissance physique, la formation marnaise s'appuie, en revanche, sur ses shooteurs. Repêché in extremis au début de la saison et condamné par beaucoup d'observateurs à faire l'ascenseur avant même d'avoir joué le moindre match, le visiteur du soir fait mieux que se défendre.
L'Éveil a déjà grappillé quatre succès, le dernier en date il y a une semaine contre Tremblay (82-76), et fait mentir tous ceux qui lui prédisaient l'enfer cette année. « J'ai mis l'accent, cette semaine, sur l'humilité et sur le respect qu'on doit avoir vis-à-vis de cet adversaire qui viendra en prime sans pression, reprend l'entraîneur bas-rhinois. A nous de faire respecter la hiérarchie en imposant les valeurs de combat, de dureté et de solidité ».

Un oeil sur le match
entre Orchies et Gries

Stéphane Éberlin gardera aussi un oeil sur le résultat du choc au sommet qui opposera, au même moment, le co-leader Orchies à Gries-Oberhoffen, remonté à la 3e place à la faveur de ses cinq succès de rang. « Quoi qu'il arrive, le résultat sera tout bénéf pour nous, à la condition qu'on fasse le travail de notre côté. Si Gries perd, notre premier poursuivant se trouverait relégué à quatre victoires. Si Gries à la bonne idée de l'emporter, on reprendrait une longueur d'avance sur Orchies. »
Au BCS, par conséquent, de bien négocier l'écueil Récy.

R. Sch.

BCS - Récy ce soir, coup d'envoi 20h, Gymnase des Sept-Arpents.

 

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BCS – RECY ST MARTIN : 110 – 63  

 

MAITRISE ET ADRESSE

 

Un départ en trombe pour le BCS. Les flingueurs locaux sont de sortie. Masala à lui seul, par trois tirs longue distance, ramène son équipe dans le sillage de leur hôte : 13 – 13 à la 4’. Stéphane Eberlin pose son premier temps mort . Et puis, ahurissant, une adresse insolente et Souffel inflige un 31 – 0 en dix minutes, du jamais vu ! Tschamber, Nkembe, Broliron, Camara et leurs comparses s’en donnent à cœur joie Les Alsaciens étouffent littéralement les Champenois. Ces derniers perdent dix sept balles en 20’ tant la défense souffeloise est oppressante, dure. Ces pertes se transforment aussitôt en punition neuf fois sur dix par Traineau & Co. Rajoutez à cela les absences de deux joueurs majeurs côté Recy, Pichot et Pastres et on comprend la douleur des visiteurs. Les nombreuses interceptions finissent par faire scorer tous les joueurs ou presque du BCS. La mi temps est sifflée sur la marque hallucinante de : 66 à 25.

En seconde période, les Bas-Rhinois lèvent quelque peu, le pied. Les rotations sur Tschamber permettent à Velten de tirer son épingle du jeu en marquant 12 points. Le coach local peut se permettre de faire tourner son effectif. Les options prisent par Souffel paraissent faciles mais restent tout aussi prudentes. Par deux fois, Alingue va aux dunks. Les marnais sont réduits à faire des fautes. Recy envoie Souffel pour 23 tentatives, sur la ligne des lancers francs. Ce qui n’arrange pas les affaires champenoises ! La maîtrise est dans le camp local. Respectivement, 12 et 14 points, Masala dans le troisième quart temps puis M’Bianda dans le dernier, permettent à Recy de ne pas sombrer totalement. A part, Kancel et Geoffroy, Camara et ses potes s’offrent un tableau de chasse entre 8 et 20 points chacun. «  Ce jeu en peu trop facile, nous a quand même permis de rester concentré. Dans ces cas là, c’est toujours difficile de ne tomber dans la facilité » dixit Jérémy Tschamber.

Il est vrai que le BCS a réussi à bien jouer, a bien maîtriser la partie face à un adversaire deux tons en dessous. De bon ton avant les déplacements de Poligny et Charenton.

 

Arbitres : Mme Nadia AMGHAR et Mr Guillaume RAMBAUD.

Quart temps : 35 – 15 ; 31 – 10 ; 20 – 16 ; 24 – 22. 350 spectateurs

B C S : 11 paniers à 3 pts (Nkembe : 4 – Broliron : 2 – Tschamber : 3 – Camara : 2) – LF : 19/23. 17 fautes personnelles .

Recy : 5 paniers à 3 pts dont 4 pour Masala – LF : 8/13. 23 fautes personnelles.

 

J-M M

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Édition du Lun 30 nov. 2009

 

Ahurissant !

 

 

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Sanko Camara et le BCS ont réduit Récy au rang de simple faire-valoir samedi. (Photo DNA - Alain Destouches)

 

BCS - RECY ST MARTIN 110-63. - 31-0 ! Les Souffelois ont infligé un incroyable 31-0 à Récy Saint-Martin (de 13-15, 5e', à 44-15, 12e'), samedi, pour atteindre la pause avec 41 points d'avance ! De mémoire de supporters, on n'avait jamais vu ça, au gymnase des Sept-Arpents...
S'ils avaient maintenu le rythme offensif imprimé lors de la première période, les hommes de Stéphane Eberlin auraient inscrit la bagatelle de 132 points. Ils se sont « contentés » de 110 petites unités. « On a surfé sur une adresse diabolique (9/10 à trois points à la mi-temps, 11/19 au final), jubile l'entraîneur souffelois. Sur ce match, ça tombait de partout et de tout le monde ! »
Mis sur orbite par Broliron, Tschamber et Nkembe, littéralement euphoriques à longue distance, le BCS a développé, durant vingt minutes, un petit bijou de basket, à base de pressing tout terrain et de contre-attaques destructrices. Il a surtout martyrisé, piétiné, terrorisé son adversaire du week-end - pénalisé, certes, par les absences de deux joueurs majeurs, Patres et Pichot - sans jamais être contesté dans son hallucinante marche en avant.

 

 

Garder des forces

Au fil du match, le coach souffelois a d'ailleurs dû se demander si une simple séance d'entraînement n'aurait pas été plus éprouvante, voire instructive, pour son groupe de guerriers. « Mais ça fait du bien de vivre des rencontres comme celles-là de temps en temps, relativise le technicien. Cela permet de faire tourner énormément l'effectif. »
Sur son nuage, le BCS n'a évidemment pas déployé une énergie intacte au cours d'une deuxième mi-temps sans véritable intérêt. Bien entendu, il y a eu un relâchement. Heureusement, même ! Pour Récy Saint-Martin d'abord, qui ne pouvait objectivement pas passer 40 minutes à tutoyer le ridicule, et se devait au moins de remonter son niveau du soir à l'échelon passable. Pour les Souffelois ensuite, qui n'ont pas intérêt à se griller inutilement, à l'approche de joutes autrement plus difficiles avant les fêtes de Noël.
« On a essayé de produire encore et toujours quelque chose et de ne pas présenter une bouillie de basket au retour des vestiaires, témoigne Stéphane Eberlin. Mais nous avons aussi conservé des ressources pour notre déplacement de samedi prochain. »
A force de voir leurs favoris rayonner comme des astres sur le parquet, les fans du BCS ont de toute façon appris à faire la fine bouche. Beaucoup réclament aujourd'hui le résultat et la manière. C'est évidemment de bonne guerre, à l'égard d'une formation dont la place est - qui en doute encore ? - en Nationale 1.

Amaury Prieur

 

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Poligny - Souffelweyersheim ce soir (20h)

Décrocher la timbale

le 05.12.2009

 

El Khir et ses coéquipiers étaient passés tout près de la victoire contre Orchies. Pourquoi ne pas faire mieux contre Souffelweyersheim ? / Photo Philippe Trias

 

Poligny, avec un bilan équilibré, accueille le leader alsacien ce soir. Seul objectif : se faire plaisir

 

«Souffelweyersheim, c'est à part, c'est un joker ». D'emblée, Dominique Roux a posé le décor de cette dernière journée des matchs aller.

 

 

Poligny et son bilan équilibré (6v-6d) sont dans les clous et la visite du leader ce samedi est un bonus, la question subsidiaire d'un début de saison plutôt bien négocié. « On a un bilan équilibré. Il n'y a pas le feu. Ce match, c'est la cerise sur le gâteau, je n'avais pas vraiment coché une victoire dans mon ordre de marche » reprend le cornac polinois, qui s'est surtout attelé cette semaine à débusquer les raisons du paradoxe des rouge et blanc : souverains au Champ d'Orain et atones à l'extérieur. Pour autant, le PJBC ne compte pas courber l'échine et tendrement offrir un douzième succès à l'armada alsacienne. Orchies, co-leader, il y a plus d'un mois, a failli l'apprendre à ses dépens.

« Ce match, on le prend comme il arrive, comme on l'avait fait contre Orchies, comme Salins l'avait fait contre Souffel ». Car il faut le rappeler, la seule défaite concédée par l'équipe de Stéphane Eberlin le fut dans le Jura, salle des communes (76-78), face à un Salins déchaîné. En habitué des hautes sphères de la N2, Souffel ne s'était pas déconcentré : trois jours après, il éliminait Dijon en Coupe de France. Une première historique pour un pensionnaire de N2 contre une Pro A. Face au BCS, Poligny aura, selon son coach, un triple objectif : « Faire une grosse résistance devant ses spectateurs », « enrichir son expérience face à un gros bras » et « se faire pardonner ses piètres résultats à l'extérieur ». Pour remplir le cahier des charges, le groupe sera au complet : Gaël Benzeval a effectué une grosse semaine d'entraînement et Sylvain Sacco sera présent malgré une entorse à un pouce.

L'entraîneur de Poligny n'est pas dupe. Pour faire vaciller le leader, son équipe devra hausser son niveau de jeu. « C'est très fort à l'intérieur, très fort à l'extérieur, avec des joueurs très complémentaires, analyse-t-il. Cette équipe use son adversaire, sait attendre le bon moment pour passer devant ». Salins a montré la voie, Poligny avait presque la recette : on peut s'attendre à du spectacle ce soir au Champ d'Orain.

Jean-Philippe Cavaillez

jpcavaillez@leprogres.fr

> Poligny : Eyheramendy, Arbez, Pingliez, Sacco, Digbeu, Favre, Nekkache-Anne, El Khir, Miassouamana, Benzeval

> Poligny (6e) - Souffelweyersheim (1er) ce soir à 20 heures à la salle du Champ d'Orain

''Souffel'' : où est la faille ?

C'est la question qu'ont dû se poser tous les malheureux adversaires de cette machine à vaincre « made in Alsace » ? « Il n'y a pas onze intelligences dans une équipe, mais une seule et elle est collective » avait coutume de dire un grand entraîneur de football. Cette maxime pourrait s'appliquer à cette formation alsacienne dont les éléments ne fréquentent pas les hautes sphères du classement des marqueurs mais travaillent tous pour la cohérence de l'équipe. Tour à tour, celui qui a la main chaude sort de sa boîte et se distingue : Broliron le shooteur, Tschamber le meneur, le puissant NKembe, le pivot Kancel ou encore d'autres tels Alingué, arrivé cet été, Appel... Le danger peut venir de partout. Difficile équation pour Poligny.

J.-P. C.

> Souffelweyersheim : Tschamber, Velten, Geoffroy, Nkembe, Appel, Broliron, Camara, Kancel, Traineau, Alingué

> Le dernier match : Souffelweyersheim - Recy 110-63

> Bilan : 1er, 11 V, 1 D, 2e attaque (80,25 p/m), 2e défense (65 p/m)

> Cinq derniers matchs : V-V-D-V-V

> Plus large victoire/défaite : + 47 contre Recy Saint-Martin (110-63) le 28/11, - 2 à Salins (76-78) le 21/11

> Meilleurs marqueurs : 1. Tschamber (12,4 p/m), 2. Broliron (12,3 p/m), 3. Nkembe (12,2 p/m), 4. Appel (10,5 p/m), 5. Kancel (9,3 p/m), 6. Alingué (8,6 p/m), 7. Camara (7,4 p/m), 8. Traineau (4,8 p/m)

> Le plus gros carton : 20 points pour Alexandre Nkembe contre Recy le 28/11 (110-63)

 

Poligny rate sa sortie

le 06.12.2009

 

Les tentatives lointaines de Sylvain Sacco (11 points) en fin de partie n'ont pas payé / Archives Philippe Trias

 

Ils ont dit

« Il m'a manqué un patron » > Dominique Roux Coach de Poligny

« On a vu la différence entre les premiers et nous. Dans les moments clés, nous n'avons pas dominé, avons perdu trop de ballons. Mais j'ai retrouvé une équipe battante. C'était, je pense, du basket rugueux mais de bon niveau. La différence s'est faite sur le nombre de balles perdues et puis, en fin de match, il m'a manqué un patron. C'est dommage, les joueurs ont retrouvé le mental et il y avait moyen de passer. »

 

« Bons sur les balles importantes » > Stéphane Eberlin Coach de Souffelweyersheim

« On s'est servi du match contre Salins pour réussir. On fait un bon début de match puis on a eu une grosse panne d'adresse. À ce moment, Poligny joue bien le coup, ferme la raquette et prend ses distances. À la pause, je leur ai dit que l'adresse pouvait revenir si on restait dans notre basket. On est resté derrière Poligny et on finit bien le match alors qu'à Salins, on a pris le bouillon à un moment. Là, on a été bons sur les balles importantes. »

 

 

Poligny 60 Souffelweyersheim 64 À Poligny, salle du Champ d'Orain, Souffelweyersheim bat Poligny 64 à 60 (15-11, 13-19, 15-16, 21-14). Arbitres : MM. Klein et Waibel. Environ 350 spectateurs. > Poligny : 24/54 aux shoots (dont 8/18 à 3 points). 4/9 aux lancers-francs. 20 fautes personnelles. Marqueurs : Eyheramendy (7), Sacco (11), Digbeu (5), El Khir (10), Benzeval (12) puis Nekkache-Anne (4), Arbez (3), Miassouamana (0), Pingliez (0), Favre (8) Entraîneur : Dominique Roux. > Souffelweyersheim : 24/57 aux shoots (dont 3/18 à 3 points). 13/18 aux lancers-francs. 15 fautes personnelles. Marqueurs : Tschamber (8), Broliron (6), Nkembe (4), Camara (18), Kancel (0) puis Velten (0), Traineau (15), Alingué (3), Geoffroy (2), Appel (8) Entraîneur : Stéphane Eberlin.

Poligny aime bien faire de grosses frayeurs aux leaders. Hier soir, à l'issue d'une confrontation de besogneux, les Polinois ont échoué de peu, conjuguant leur basket au presque parfait pendant trois quarts temps avant d'encaisser un 10-0 fatal.

Surtout, pour faire trembler ainsi Souffelweyersheim, les hommes de Dominique Roux ont montré des qualités défensives de haut vol, qu'ils avaient bien dissimulées ces derniers temps. En attaque, ils ont su se montrer altruistes et patients, à l'exception de ce maudit dernier quart, où la machine s'est enrayée. Balloté pendant 25 minutes, Souffelweyersheim a quant à lui su maîtriser les moments-clés, porté par Camara (7-8) et Traineau (6/7). Ce dernier, véritable couteau suisse, a maintenu à flot son équipe, multipliant contres et interceptions. Le début de match était celui de Sanko Camara, l'intérieur alsacien, « postait » plusieurs fois El Khir pour inscrire les 7 premiers points de son équipe et la lancer, avec une belle adresse (5/6), vers un premier écart significatif (5-11, 4'). En face, Poligny peinait dans les un contre un, les prises à deux sur El Khir et la pression de Tschamber sur Eyheramendy semblant porter ses fruits. Et puisque Poligny serrait la vis, le premier arrêt intervenait sur un score mince (11-15), avec des pourcentages d'adresse rachitiques. Chaque point était une bataille. Poligny, resté dans le sillage pendant quelques minutes, au prix d'efforts précieux en défense, passait devant. Favre et El Khir secouaient le cocotier (24-19, 16').

Traineau, sur passe de Broliron, offrait un alley-oop mais le PJBC, très malin, continuait son échappée belle (28-23), poussé par le public du Champ d'Orain. Souffel en a vu d'autres et Traineau débutait son travail de sape, un 2+1 puis un contre par-ci, une interception par là, et revoilà les Alsaciens en selle à la pause (30-28, 20'). Benzeval, plus affûté, mieux servi, mais parfois trop obstiné dans ses choix, sonnait la charge (36-30, 25'), suivi par un missile d'Arbez, sur lequel le meneur se blessait, retombant sur le pied de Tschamber (39-34). En face, le BCS était besogneux : Broliron, Kancel et Nkembe étaient assez transparents mais les autres prenaient le relais. Le yo-yo continuait quand Favre, inspiré de loin, donnait sept unités d'avance à Poligny (44-37). Souffel au forceps raccrochait le wagon au buzzer (46-43). S'ensuivaient trois minutes de cauchemar avec un 0-10 délivré par à Appel, Traineau et Camara (46-53). La salle chauffait au rythme des coups de sifflets du duo arbitral (5 fautes à zéro très rapidement dans ce quart). Eyheramendy, de loin, sortait Poligny de sa torpeur, mais le mal était fait. L'expérimenté Souffel avait son matelas d'avance (52-60, 36') et n'allait pas le lâcher malgré les dernières tentatives lointaines de Sacco. Le coup est passé près et Poligny, à défaut d'avoir trouvé la victoire, a retrouvé une équipe qui tourne rond.

Jean-Philippe Cavaillez

 

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Édition du Lun 7 déc. 2009

Le BCS seul en tête

 

Les défenses prennent définitivement le pas sur les attaques au début du 2e quart. Poligny passe devant au score pour la 1re fois de la rencontre sur un tir à 3 points de Favre (20-19, 15e'). Les locaux restent en tête jusqu'à la 31e' mais sans réussir à distancer leurs adversaires de plus de 5 points. Les joueurs de Stéphane Eberlin vont faire preuve d'une abnégation sans faille pour rester dans la partie malgré leur faillite offensive. Traineau, avec 7 points, 4 rebonds et 2 interceptions dans le 2e quart, permet à son équipe de regagner les vestiaires avec seulement 2 points de retard (30-28) et ce malgré un catastrophique 1 sur 14 aux tirs extérieurs et 10 balles perdues.
Le 3e quart ne change rien à la physionomie du match. Poligny fait la course en tête, le BCS plie mais ne rompt pas et les défenses ont toujours le dessus sur les attaques. Seul changement qui intervient à la 26e', Appel brise enfin la glace en réussissant le 1er tir extérieur du BCS après 16 échecs consécutifs. Après 30' de jeu, Poligny mène 46-43.
Dès l'entame du 4e quart, le BCS inflige un terrible 10-0 aux Jurassiens par Camara et Traineau, les deux grands bonshommes du match. Ils finissent la rencontre avec respectivement 18 points, 6 rebonds et 26 d'évaluation pour le premier, 15 points, 12 rebonds, 9 interceptions, 3 contres et 36 d'évaluation pour le second soit à 1 interception du triple double. Le BCS reprend ainsi les commandes du match pour ne plus les lâcher (46-53) puis 49-57 (35e). Sacco à 3 points redonne espoir aux locaux mais Appel, dans l'action suivante, et lui rend la pareille également à 3 points (52-60, 36e'). Souffel maîtrise sa fin de match en étant patient offensivement et en fermant l'accès du panier. Sacco, par 2 tirs à 3 points, ramène son équipe à 4 points mais le BCS l'emporte 60-64.

 

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Poligny : 24/57 aux tirs (42%) dont 8/20 à 3 points (40%) 4/9 LF (44%) 33 rebonds (Benzeval 7 et Pingliez 5) dont 9 offensifs 12 passes décisives (Pingliez 6) 22 balles perdues 20 fautes.

Souffel : 24/57 aux tirs (42%) dont 3/13 à 3 points (23%) 13/18 LF (72%) 34 rebonds (Traineaul 12 et Camara 5) dont 10 offensifs 14 passes décisives (Nkembe 5 et Appel 3) 21 balles perdues 15 fautes.

POLIGNY - BC SOUFFELWEYERSHEIM 60-64 .- En s'imposant à Poligny et grâce à la défaite d'Orchies à Trappes, le BCS prend seul la tête du championnat avec 12 victoires pour 1 seule défaite, soit le meilleur bilan de toutes les poules de N2 à la fin des matchs allers.
Souffel' se déplaçait à Poligny avec la ferme intention de ramener la victoire, tout en sachant que la tâche s'annonçait difficile. En effet, les Jurassiens, redoutables à domicile, affichaient avant le début de la rencontre, un bilan de 5 victoires pour 1 seule défaite qui plus est face au coleader Orchies 77-78.
Le BCS commence idéalement le match en jouant juste en attaque et en étant intransigeant en défense. Camara score 11 points à 100% de réussite et le BCS mène 5-13 puis 7-15 après 7'. Mais c'est à ce moment là que Souffel va souffrir offensivement en panne totale d'adresse dans les tirs extérieurs pourtant ouverts. La défense jurassienne devient imperméable en fermant l'accès au cercle. Heureusement que la défense du BCS (la 2e du championnat) se montre à la hauteur (11-15, 10e').